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MIEUX CONNAÎTRE PRO LITURGIA


De juillet à août 1988, des jeunes de la paroisse de Rouffach (Haut-Rhin, diocèse de Strasbourg) organisent une exposition sur le chant grégorien. Parmi les visiteurs, nombreux sont ceux qui avouent ne plus se sentir attirés par les liturgies aléatoires et souvent désacralisées qui se déroulent dans la quasi totalité des paroisses de France, essentiellement en raison d'une mauvaise application des décisions prises par le Concile Vatican II.

Pour répondre aux souhaits du public venu à l'exposition sur le chant grégorien, le 3 décembre 1988, par libre décision, des fidèles se réunissent et fondent l'ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DE LA LITURGIE ROMAINE LATINE. Mieux connue sous le nom d' ASSOCIATION "PRO LITURGIA", elle reçoit très rapidement les encouragements de plusieurs hauts responsables du Saint-Siège, dont ceux du Cardinal RATZINGER, devenu aujourd'hui BENOÎT XVI.

La specificité de l'Association PRO LITURGIA est de ne demander, en matière de liturgie, que l'exacte application des décisions prises à la suite du concile Vatican II. Son but est donc de favoriser la mise en oeuvre de la liturgie définie par le Missel romain actuellement en usage, y compris - quand des fidèles en font la demande ou qu'une occasion particulière se présente - sous sa forme latine et grégorienne, comme le recommande l'Église.

L'Association PRO LITURGIA se veut pleinement fidèle à l'enseignement du Magistère. Elle fonde son action sur le droit des fidèles de l'Eglise à bénéficier de l'authentique liturgie, ainsi que sur la connaissance et la mise en oeuvre des textes officiels de l'Eglise, sans chercher à les interpréter selon des vues subjectives ou partisanes.

Comptant des Membres en France mais aussi dans divers autres pays, l'Association PRO LITURGIA organise des stages, participe à des rencontres et publie un Bulletin mensuel (voir conditions d'abonnement sur notre page d'accueil).


QUELQUES TEXTES DE REFERENCE

CONSTITUTION CONCILIAIRE SUR LA LITURGIE (VATICAN II)

Art. 22: «Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement des l'autorité de l'Église: il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l'évêque. (...) C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef, ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.»

Art. 28: «Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s'acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques.»

Art. 36: «L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins (...) Toutefois, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l'emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions (...) La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire (...)»


CODE DE DROIT CANONIQUE

Canon 214: «Les fidèles ont le droit de rendre le culte à Dieu selon les dispositions de leur rite propre approuvé par les Pasteurs légitimes de l'Église.»

Canon 928: «La célébration eucharistique se fera en latin ou dans une autre langue, pourvu que les textes liturgiques aient été légitimement approuvés.»


LETTRE APOSTOLIQUE DU PAPE JEAN-PAUL II POUR LE 25ème ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION CONCILAIRE SUR LA LITURGIE

«Parce que les actions liturgiques ne sont pas des actions privées (...) leur discipline dépend uniquement de l'autorité hiérarchique de l'Église (...). C'est pourquoi il n'est permis à personne, même au prêtre, ni à un groupe quelconque, d'y ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit de son propre chef. La fidélité aux rites et aux textes authentiques de la liturgie est une exigence de la lex orandi, qui doit toujours être conforme à la lex credendi. Le manque de fidélité sur ce point peut même toucher à la validité des sacrements. (...) Parce que la liturgie est la grande école de la prière de l'Église, il a été jugé bon d'introduire et de développer l'usage de la langue vivante, sans éliminer l'usage de la langue latine, conservée par le Concile pour les rites latins (...)»


LETTRE DE LA CONGREGATION POUR LE CULTE DIVIN (3 juillet 1999)

«Le Missel Romain approuvé et promulgué par l'autorité du pape Paul VI, par la Constitution apostolique Missale Romanum du 3 avril 1969, est l'unique forme en vigueur de la célébration du Saint Sacrifice selon le Rite romain, en vertu du droit liturgique général.
Cela vaut de la même façon, toutes les réserves à faire étant faites, pour les autres livres liturgiques approuvés après le Concile oecuménique Vatican II.»

«L'usage de la forme qui a précédé la rénovation liturgique post-conciliaire du Rite romain (que cette forme soit appelée «traditionnelle», «antique», «de Saint Pie V», «classique» ou «tridentine») a été accordée, en des termes fixés dans le Motu proprio Ecclesia Dei adflicta aux personnes et aux communautés qui sont attachées à cette forme du Rite romain. Cette faculté est accordée par un Indult spécial, ce qui ne signifie en rien, cependant, que les deux formes aient égale valeur.»


EXHORTATION POST-SYNODALE SACRAMENTUM CARITATIS
DE BENOÎT XVI - 22 février 2007 -

"Pour mieux exprimer l'unité et l'universalité de l'Eglise, je voudrais recommander ce qui a été suggéré par le Synode des Évêques, en harmonie avec les directives du Concile Vatican II: excepté les lectures, l'homélie et la prière des fidèles, il est bon que ces célébrations soient en langue latine; et donc que soient récitées en latin les prières les plus connues de la tradition de l'Eglise et éventuellement que soient exécutés des pièces de chant grégorien. De façon plus générale, je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien; on ne négligera pas la possibilité d'éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu'au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie.»


MOTU PROPRIO SUMMORUM PONTIFICUM
DE BENOÎT XVI - 7 juillet 2007 -

«Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la "lex orandi" de l'Eglise catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l'expression extraordinaire de la même "lex orandi" de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la "lex orandi" de l'Église n'induisent aucune division de la "lex credendi" de l'Église; ce sont en effet deux mises en oeuvre de l'unique rite romain.»


Association Pro Liturgia
9c, avenue G. Clemenceau
-F-67560 ROSHEIM
Mél :
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