* * * * NOUVEAU Vendredi, 23 juin 2017. Mgr Le Saulx, évêque du Mans est heureux : la messe qu’il avait organisé sur le circuit des 24H fut une réussite à tous points de vue. La preuve ici et aussi ici.
Quelqu’un se souvient-il du nom de ce cardinal africain qui a traité de la force du silence et qui, en passant, a souligné que la perte du sens de la liturgie débouchait sur l’apostasie ?

* * * * NOUVEAU Vendredi, 23 juin 2017. Réaction d’une fidèle à l’une des récentes homélies du pape (voir ci-dessous) :
« “Nous perdons parfois cette capacité de juger et voulons mener le troupeau avec quelques compromis dictés par un bon sens bienveillant, pour être admiré par les gens, être aimé par eux, en les laissant simplement faire comme il leur plaît.”
François se rend-il compte du fait que c’est exactement... ce qu'il fait ?
S’il s'en rend compte et confesse ainsi ses faiblesses, pourquoi n’y porte-t-il pas remède ? Pourquoi ne répare-t-il pas le mal qu’il laisse se répandre dans l’Eglise ?
S’il pense ainsi dénoncer les faiblesses des AUTRES pasteurs (la paille et la poutre), pourquoi ne les corrige-t-il pas personnellement ?
On voit bien qu’il ne corrige rien ni personne et qu’il prononce des paroles seulement destinées à le faire passer pour un saint enflammé de zèle, tel un prophète d’Israël ; chose qui plaît beaucoup au public, qui ne voit même pas la contradiction entre ses paroles et ses actes. Comme le disent beaucoup d’évêques admirateurs de François, avec leur langage stéréotypé : “Au moins, ce Pape nous bouscule !” D’ailleurs, beaucoup d’homélies actuelles contiennent immanquablement ces mots : “Nous devons nous laisser bousculer !” »

* * * * NOUVEAU Vendredi, 23 juin 2017.
Seul le pape François peut endiguer la « confusion et l’apostasie » qui se répandent dans l’Eglise parmi les prêtres et les évêques. Pour cela, il doit « corriger » certains « termes qui sont dans “Amoris Laetitia” et les actes ambigus qui en découlent. »
C’est ce qu’a déclaré Monseigneur Nicola Bux, professeur à la Faculté de théologie des Pouilles (I), ancien membre de la Congrégation pour la doctrine de la Foi et consulteur au bureau des cérémonies liturgiques du Souverain Pontife.
Une apostasie survient, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec Edouard Pentin, du “National Catholic Register”, lorsque « les cardinaux sont silencieux » face à de faux enseignements, lorsque les évêques « disent le contraire » de ce que l’Eglise a toujours enseigné et quand les prêtres « contestent la tradition liturgique de l’Eglise ».
Selon Mgr Bux, l’un des problèmes qui a pris de l’ampleur sous l’actuel pontificat est que beaucoup de fidèles croient à tort que tout ce que le pape dit ou écrit est un enseignement magistériel qui doit être suivi, alors que tel n’est pas le cas : « Il faut faire la distinction entre ce que le pape pense et dit en tant que personne privée et ce qu’il doit enseigner en tant que pape de l’Eglise catholique. (...) Pour être plus clair : en tant qu’enseignant privé, le pape peut exprimer ses idées sur des questions discutables qui ne sont pas définies par l’Eglise, mais il ne peut pas faire déclarations hérétiques, même en privé. (...) L’obéissance est due au pape dans la mesure où il continue à enseigner la vraie foi du fait qu’il est lié par la doctrine catholique. »
Toujours selon Mgr Bux, « en raison de la grave crise de la foi qui se propage dans l’Eglise, surtout après la publication d’ “Amoris laetitia” l’année dernière, le pape François devrait faire une déclaration solennelle ou une profession de foi comme celle qui avait été faite par Paul VI dans le sillage du Concile. »

* * * * NOUVEAU Vendredi, 23 juin 2017. Quelles sont les qualités nécessaires pour faire un bon pasteur ? Le pape François répond à cette question dans l’homélie de ce jeudi 22 juin 2017 à la maison Sainte-Marthe.
Première qualité, la passion, le zèle pour sa mission.
Deuxième qualité, la capacité de discernement : où est le bon chemin ?
Jusque-là, tout va bien. On est plus surpris de découvrir la troisième qualité avancée par le Pape : elle tient dans la capacité de dénoncer ce qui ne va pas. « Un apôtre ne peut pas être un homme naïf - dit le pape - ah oui, tout est bien, passons à autre chose… » Et plus loin, il ajoute : « Un bon pasteur est capable de juger, c’est-à-dire très concrètement, de dire : non, pas ça ! » ; « Un bon pasteur est capable de dénoncer, par le prénom et le nom, comme Saint Paul le faisait » ; et encore : « Nous perdons parfois cette capacité de juger et voulons mener le troupeau avec quelques compromis dictés par un bon sens bienveillant, pour être admiré par les gens, être aimé par eux, en les laissant simplement faire comme il leur plaît ».
Qui disait, il y a quelques temps : « Qui suis-je pour juger ? »
Cherchez l’erreur...

Source : Kathnet (Trad. MH/APL)

* * * * NOUVEAU Vendredi, 23 juin 2017. LITURGIE : un débat avec le Cardinal Müller et Martin Mosebach CLIQUER ICI

* * * * NOUVEAU Vendredi, 23 juin 2017. Ordinations de prêtres diocésains pour 2017 : 84 avec, parmi elles, des candidats au sacerdoce issus de communautés nouvelles ou de sociétés de vie apostolique : Communauté de l'Emmanuel (7), Chemin néocatéchuménal (2), Communauté du Chemin neuf (7), Société Jean-Marie Vianney (2), Fraternité Jean-Paul II (2), Institut Notre-Dame de Vie (2), Communauté Synodia (1), Communauté Douce Mère de Dieu (1), Missionnaire de la Très Sainte Eucharistie (1).
Cinq prêtres seront ordonnés pour les Missions Etrangères de Paris (MEP) et envoyés au service de l’Eglise d’Asie.
(Source : CEF)

* * * * Jeudi, 22 juin 2017. Dans la partie centrale de la Suisse est établie une communauté serbe orthodoxe qui bouleverse tous les clichés : la communauté est importante (22 000 fidèles), les églises où elle se rassemble sont pleines bien que les offices religieux soient longs.
Ces chrétiens sont issus d’une population immigrée venue en Suisse dans les années 1960 ; les enfants et les petits-enfants de la première génération sont largement restés fidèles à leur communauté. Leur curé, le P. Dragan Stojanovic, serbe lui aussi, précise : « Les jeunes le sentent bien : des nouveautés, ils peuvent en trouver partout. Mais ce que nous célébrons ici est transmis depuis les temps anciens : c’est pour eux comme un ancrage. »

* * * * Jeudi, 22 juin 2017. Sur le plan institutionnel et juridique, on ne peut pas faire énormément de choses pour redresser la liturgie, a expliqué Benoît XVI dans ses “Dernières conversations avec Peter Seewald” (éd. Fayard).
Et le pape émérite d’ajouter : « Il faut plutôt développer une vision [pour] que les gens découvrent de l’intérieur ce qu’est la liturgie, ce qu’elle signifie réellement. (...) Malheureusement, certains groupes de prétendus spécialistes restent crispés sur leurs positions : en considérant que leurs théories ont une valeur absolue, il passent à côté de l’essentiel. (...) Il faut que la liturgie de l’Eglise soit accomplie et célébrée de l’intérieur. Mais c’est une chose qui ne se commande pas. »

* * * * Jeudi, 22 juin 2017. Pourquoi le pape François ne répond-il pas aux fidèles - dont les quatre cardinaux - qui lui demandent des éclaircissements au sujet d’ “Amoris laetitia” ? Réponse : parce qu’il ne peut plus donner de réponse.
Soit il précise sa pensée en allant dans le sens de ce que l’Eglise a toujours cru et enseigné au sujet du péché et de la communion et dans ce cas il jette à terre une bonne partie de sa pastorale qui a fait son succès et contredit ses plus proches collaborateurs, soit il affirme clairement que des couples “divorcés-remariés” peuvent recevoir la communion eucharistique (l’argument de vivre “comme frère et sœur” étant totalement illusoire) et dans ce cas il affiche sa volonté de rompre avec la doctrine de l’Eglise catholique. En clair, le pape François se rend compte qu'il est prisonnier de ses propre contradictions.

* * * * Jeudi, 22 juin 2017. Selon le pape François « si l’on n’a pas l’intention de rester unis pour la vie, mieux vaut ne pas se marier. »
Tout le monde aura compris ce que le pape voulait dire : il ne faut pas brader le sacrement de mariage. Cependant, la formulation est quelque peu maladroite puisqu’elle peut laisser entendre que l'Eglise comprend les “bonnes” raisons de ceux qui préfèrent vivre “en couples” sans être mariés.

* * * * Jeudi, 22 juin 2017. A lire et à diffuser :

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A commander chez Librim Concept, 17 rue de Solférino 59800 LILLE.

* * * * Mercredi, 21 juin 2017. Le pape François ne recevra pas les cardinaux qui souhaiteraient obtenir de lui des éclaircissements à propos d’ “Amoris lætitia”.
On se trouve donc dans une situation pour le moins curieuse que le philosophe Thibault Collin, commente dans un entretien du plus grand intérêt publié sur le blogue de “
L’Homme nouveau” : « Le silence du pape que beaucoup trouvent normal apparaît à d’autres de plus en plus étrange. Comment un pasteur qui par définition a charge d’âmes peut-il laisser dans l’incertitude ses brebis sur des points si importants ? » Et Thibaut Collin de citer Paul VI qui, en juin 1972, disait : « Nous voudrions, aujourd’hui plus que jamais être capables d’exercer la fonction, confiée par Dieu à Pierre, de confirmer nos frères dans la foi ».
Rappelons les paroles de François lui-même : « Si toi, évêque, tu sais que dans la liste des appels que te laisse ton secrétaire ou ta secrétaire, un prêtre a appelé et que ton agenda est plein, ce même jour, le soir ou le lendemain - pas plus tard - rappelle-le au téléphone et explique-lui la situation, évaluez ensemble, si c’est urgent, pas urgent… Mais l’important est que ce prêtre sente qu’il a un père, un père proche. Proximité. Proximité à l’égard des prêtres. On ne peut pas gouverner un diocèse sans proximité, on ne peut pas faire grandir et sanctifier un prêtre sans la proximité paternelle de l’évêque. » (Discours aux membres de la congrégation pour le clergé.)

* * * * Mercredi, 21 juin 2017. Dom Jacques-Marie Guilmard, moine à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), est l’auteur d’un “Guide du chant grégorien” (éd. Téqui). Dans une interview publiée par “Aleteia”, il partage son expérience du chant qui a façonné sa vie.

Aleteia : Pourquoi chantez-vous en chant grégorien ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Parce que c’est le chant de l’Eglise romaine. Il fait partie de la prière liturgique, ce n’est pas du folklore. Et puis, à Solesmes, nous avons gardé le grégorien parce que le pape Paul VI l’a formellement demandé à notre Abbé en 1970. Paul VI, voyant que la réforme liturgique était difficile à mettre en œuvre, notamment en France, nous a demandé de maintenir cette tradition puisque Solesmes avait été à l’origine de la renaissance du grégorien au XIXe siècle.

Aleteia : C’est Dom Guéranger, refondateur de l’abbaye de Solesmes, qui fut le restaurateur du chant grégorien. Quelle était sa conception du chant ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Assurément, il en avait une haute idée. En effet, saint Paul affirme que c’est l’Esprit Saint qui crie en nos cœurs : « Abba, Père ! ». Il affirme aussi que l’on ne peut pas dire : « Jésus est Seigneur », si l’Esprit ne l’a pas inspiré. Ainsi, pas de prière sans l’Esprit Saint. Nous prions parce que l’Esprit de Dieu est en nous. Il anime donc l’intégralité de la prière liturgique ; Il est partout dans la liturgie.

Aleteia : Oui, mais pourquoi le chant ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Parce que l’Esprit Saint est l’amour par excellence ; il le déverse dans nos cœurs, et de là l’amour s’exprime par le chant : l’Esprit Saint nous fait chanter. Pour Dom Guéranger, la liturgie doit donc être intégralement chantée. Le chant n’est pas à ses yeux un procédé pour améliorer la qualité de la liturgie. Non ! Pour lui, le chant est l’expression extérieure de la prière qui se déploie en lyrisme lorsqu’elle est animée par la charité.

Aleteia : Quelle est la particularité du grégorien ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Je l’ai dit, c’est le chant de l’Eglise romaine. C’est beaucoup ! Dom Guéranger enseignait : « L’Eglise est votre mère, l’Eglise prie, venez prier avec votre mère ». Depuis le VIIIe siècle, ce chant tisse un lien à travers l’histoire de l’Eglise, année après année. Nous sommes ainsi rattachés à l’Eglise du passé, en vue du futur. En tout cas, avec ses douze siècles d’âge, c’est le plus ancien répertoire de musique connu dans le monde. Et quelle richesse de mélodie et de spiritualité, avec une échelle de difficulté allant des chants de la foule jusques aux mélodies complexes réservées au soliste ! Il s’adapte aux diverses formes de la prière : adoration, louange, imploration, demande, pénitence. C’est une prière complète, tant pour un groupe que pour une personne seule qui veut le pratiquer en méditant.

Aleteia : Techniquement, est-ce difficile à chanter ?
C’est un art. Cela demande bien sûr du travail, comme pour chanter du Bach ou du Haendel.

Aleteia : Combien d’années faut-il pour savoir le chanter ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Deux ou trois ans suffisent pour l’essentiel. La répétition compte beaucoup : nous chantons toutes les semaines les mêmes 150 psaumes ; c’est la psalmodie. Même si les mélodies sont très variées, on apprend vite.

Aleteia : Quelles sont les difficultés à surmonter pour bien chanter en grégorien ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Le latin et la notation musicale désarçonnent au premier abord, mais on s’y fait aisément. La plus grande difficulté est d’apprendre à chanter, et d’acquérir la souplesse vocale. En effet, la rythmique grégorienne est tout en finesse – on ne trouve rien d’équivalent dans aucune autre musique. Il faut donc travailler sa voix. Le plus souvent, les membres des chorales paroissiales n’exercent pas leur voix. A Solesmes, les moines suivent des leçons de chant : la voix est notre instrument de prière, on doit savoir s’en servir.

Aleteia : Que faut-il pour bien chanter ? Du souffle ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Il faut l’Esprit Saint ! Le souffle relève de la maîtrise de la voix.

Aleteia : Composez-vous encore ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Non. Le grégorien a été composé entre 765 et 835. Mais, puisque la liturgie est vivante, nous sommes parfois obligés d’adapter des textes nouveaux à des mélodies grégoriennes. Toutefois, ce n’est pas parce que l’on compose dans le style de Bach que l’on fait du Bach…

Aleteia : Les instruments sont-ils utilisés ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Normalement non. Pour soutenir les voix, le chant est parfois accompagné par l’orgue (ou la kora africaine), mais en soi, il n’y a pas d’accompagnement. A Solesmes, nous utilisons l’orgue, de préférence les jours de fête : nous évitons ainsi la fatigue des voix et conservons la qualité du chant.

Aleteia : Y a-t-il des “tubes” ? Des airs incontournables ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Le Salve Regina est universellement connu. Jean Paul II l’aimait beaucoup. Le Te Deum est aussi très réputé. Par exemple, le 25 août 1944, à la libération de Paris, le général de Gaulle et les chefs de la Résistance assistèrent à un Te Deum à Notre-Dame… Hélas, ils ne le savaient pas ; on se contenta du Magnificat ! Dans les pièces de
Noël ou de Pâques, il y a des chefs-d’œuvre extraordinaires.

Aleteia : Quels sont les meilleurs chœurs grégoriens ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Le meilleur chœur est celui dans lequel vous priez en communion avec l’Eglise. C’est la qualité de la prière qui fait la qualité du chant. Souvent, nous pensons avoir fort mal chanté ; et puis, juste après la Messe, des visiteurs nous disent leur admiration… Il ne faut pas être frappé par de tels jugements.

Aleteia : Le chant grégorien peut-il être profane ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Non. Mais il a servi d’inspiration à la musique profane. Au XIXe siècle, la modalité antique a été remise à l’honneur. Elle est présente chez Fauré, Vincent d’Indy ou Debussy. En réalité, grégorien et liturgie sont indissociables. Le grégorien valorise la liturgie, et la liturgie valorise le grégorien. Ainsi, un concert ou un CD de grégorien est souvent utile, mais ce n’est pas un idéal…

Aleteia : Certains moines sont-ils exclus du chant parce qu’ils chantent mal ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Chez nous, ceux qui ne chantent pas bien se taisent ou chantent à voix basse. Jadis, j’étais l’un des chantres ; maintenant que je suis âgé, lorsque je ne suis pas en forme, je ne chante pas. Si l’on n’est pas doué pour le chant, on écoute. Dans les paroisses, tout le monde veut chanter, même mal. Pourtant, on peut très bien participer en écoutant. Il faut apprendre à écouter. L’écoute permet d’intérioriser la prière, sans rien perdre de la beauté du chant. Tout le monde ne fait pas tout dans la liturgie. Ceux qui ne peuvent pas chanter participent, mais autrement.

Aleteia : Les partitions des mélodies grégoriennes sont-elles consultables sur Internet ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Oui. Vous pouvez les retrouver sur le site
gregofacsimil.free.fr fait par des amis de Solesmes. On y trouve des reproductions de manuscrits anciens et les livres actuels.

* * * * Mercredi, 21 juin 2017. « L’Eglise est violemment secouée par une apostasie générale dans les pays d’ancienne chrétienté. Elle souffre de l’infidélité des traîtres qui l’abandonnent et la prostituent. Mais cet ébranlement universel qui affecte le monde, la foi et les croyants doit être pour l’Eglise une occasion privilégiée de se prononcer pour Dieu (cf. Mt 10, 32-33) avec clarté, vigueur et fermeté en proclamant l’Evangile de Jésus-Christ. Il faut renforcer, chez chaque fidèle chrétien, l’amour de Dieu, il faut ranimer la solidité de la foi catholique, il faut proclamer la cohérence de l’Eglise au cœur d’un monde en plein bouleversement et menacé d’effondrement. » Cardinal Robert Sarah, La force du silence.

* * * * Mercredi, 21 juin 2017. La perte du simple bon sens fait croire à certains membres d’équipes liturgiques qu’on peut attraper des mouches avec du vinaigre et attirer les fidèles avec des futilités.
Parmi ces futilités sans nom, la “bénédiction des doudous” qui se fait dans une paroisse d’Alsace. A quand la “bénédiction des couches-culottes” de nos chers bambins ?

* * * * Mercredi, 21 juin 2017. Après “Vouloir et former des prêtres” et “Martin le Miséricordieux”, la Communauté Saint-Martin vous propose un nouveau hors-série : “La Liturgie, chemin vers Dieu”.
Un outil sérieux, facile d’accès et illustré pour mieux participer à la liturgie de l’Eglise, source et sommet de notre vie chrétienne.

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Il rassemble différents articles de la revue “Sub Signo Martini” ainsi qu’un grand nombre d’articles inédits, rédigés par un collectif de 20 prêtres, diacres et séminaristes de la Communauté.
4 parties :
- Qu’est-ce que la liturgie ?
- La messe. Un commentaire illustré des différentes parties de la messe, avec le sens des gestes et des rites.
- L’Année liturgique. Un parcours au fil des grandes fêtes, de l’extraordinaire et de l’ordinaire de notre année chrétienne.
- La Liturgie au fil de la vie chrétienne.

“La Liturgie, chemin vers Dieu”. 80 pages
Prix : 18€ (12€ + 3€ frais de port)

* * * * Mercredi, 21 juin 2017. Nous avons actuellement un pape qui ne dit rien au sujet du “phénomène” eucharistique qui a eu lieu à Buenos Aires, là où il était évêque avant de venir à Rome ; qui ne s’agenouille jamais devant le Saint-Sacrement, alors qu’il s’agenouille si facilement devant des migrants pour leur laver les pieds ; qui ne suit jamais la procession de la Fête-Dieu ;
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qui ne participe pas aux Congrès eucharistiques ; qui n'aime que des liturgies minimalistes de Sainte-Marthe ; qui est favorable à l’intercommunion entre catholiques et protestants ; qui ne voit aucun inconvénient à ce que des évêques donnent la communion aux “divorcés-remariés” ; qui se refuse à corriger les ambiguités d’ “Amoris laetitia” utilisées par les prêtres qui veulent distribuer le Corps du Christ à la façon de petits pains ; qui fait des homélies dans lesquelles il insiste sur l’aspect “repas fraternel” de la dernière Cène...
Puisque ce pape nous a lui-même demandé avec insistance de l’importuner, de le bousculer, posons-lui la question : « Saint Père, dites-nous clairement ce qu’est pour vous l’hostie consacrée à la messe : un symbole qui n’a de sens que tant que vous croyez aux paroles de la consécration (comme Martin Luther que vous semblez beaucoup admirer) ou la réalité du Corps du Christ substantiellement présent et qu’il convient d’adorer sans la moindre hésitation ? »

* * * * Mardi, 20 juin 2017. A lire : “On ne plaisante pas avec les sacrements”, de Mgr Nicola Bux (éd. Artège).
Les sacrements sont l’expression, le fruit, le cadeau les plus importants et précieux de la foi.
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Mais aujourd’hui la foi paraît comme un bouillon indéterminé et remanié par des choix parfois trop arbitraires et personnels de certains prêtres, par la présence de l’homme dans les églises au détriment de celle de Dieu.
Le lecteur trouvera dans ces pages, pour chacun des sacrements, une explication claire et passionnée de leur signification, de leur histoire, et aussi des déformations, des équivoques, des rajouts ou des manques qui menacent aujourd'hui les sept “signes efficaces”. Une catéchèse dans un style clair et grand public.
Mgr Nicola Bux est consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi, de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements et professeur de liturgie et de théologie sacramentaire à l’Institut de théologie de Bari (Italie). Il est également consulteur au Bureau des célébrations liturgiques du souverain pontife.

* * * * Mardi, 20 juin 2017. Les quatre cardinaux - Carlo Caffarra, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke et Joachim Meisner - qui avaient demandé au pape François de lever les ambiguités d’ “Amoris laetitia” ont adressé une nouvelle lettre au souverain pontife pour lui demander de les recevoir en audience.
Le silence du Vatican ressemble à un “niet”.
La vitesse à laquelle le pape d’ouverture sait se refermer serait-elle le signe d’une crainte de voir la vérité supplanter l’artifice ?

* * * * Mardi, 20 juin 2017. La véritable explication de la crise actuelle qui traverse nos diocèses et atteint nos paroisses se trouve dans la perte du sens surnaturel chez les hommes d’Eglise. Ceux-ci sont, sans toujours en avoir conscience, victimes du “syndrome de Luther”. Ce mal pousse à transformer l’Eglise en un conglomérat d’assemblées où se réunissent tout ceux qui n’ont que leurs bons sentiments à célébrer. Dans cette perspective, le sacerdoce ministériel et la dimension sacrificielle de la messe n’ont plus leur place. Les mots sont conservés, mais leur sens catholique disparaît : le mot “prêtre” désigne un animateur de communautés et le mot “messe” désigne un repas fraternel qui tient de la soupe populaire dans laquelle baignent quelques restes qu’on n’a pas voulu mettre à la poubelle.

* * * * Mardi, 20 juin 2017. Informations diverses :

- Dans le diocèse de Sankt-Pölten (AU), c’est l’assistante pastorale Sabine Latzenhofer qui, revêtue d’une simili-chape, a proclamé l’Evangile et porté l’ostensoir durant la procession de la Fête-Dieu; à l'issue de la célébration, elle a béni les fidèles avec l'eau bénite.

- En Italie, l’ordinariat militaire a autorisé les “divorcés-remariés” à recevoir la communion et ce, en application d’ “Amoris laetitia”.

- Selon de très nombreux théologiens - dont plusieurs évêques -, avec “Amoris laetitia”, François a fait naître une véritable “anarchie épiscopale” au sein de l’Eglise.

- En Argentine, 30 couples “divorcés-remariés” ont été officiellement invités à recevoir la communion eucharistique.

- Le pape François a nommé une commission chargée de modifier - pardon : on doit dire “réinterpréter” - les enseignements de l’Encyclique “Humanae Vitae” du Bx Paul VI.
C’est Mgr Gilfredo Marengo qui a été désigné pour diriger le groupe dont les travaux devront aboutir à mettre “Humanae Vitae” au diapason d’ “Amoris laetitia” qui, comme chacun sait, doit être considéré comme un cinquième évangile pour l’Eglise de demain.

* * * * Mardi, 20 juin 2017. Cette année, François avait décidé qu’à Rome la Fête-Dieu serait célébrée non plus le jeudi, comme c’était de tradition, mais le dimanche. Résultat, beaucoup moins de monde à la messe (entièrement en italien) puis à la procession qui va de Saint-Jean-de-Latran à Sainte-Marie-Majeure et à laquelle, selon son habitude, n’a pas participé le pape qui ne s’agenouille jamais devant le Saint-Sacrement.

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* * * * Mardi, 20 juin 2017. Lors d’une récente interview Mgr Gänswein a dit une nouvelle fois combien le pape émérite Benoît appréciait François.
On en vient à se demander si ce ne serait pas Benoît XVI lui-même qui aurait conseillé à Mgr Gänswein - contraint de “naviguer” entre les deux pontifes - de tenir de tels propos pour lui éviter d’être mis sur la touche par le pape Bergoglio.

* * * * Mardi, 20 juin 2017. D'un internaute : « J’ai assisté à un concert dans une église du 3° arrondissement à Paris donné au profit d'une oeuvre surprise ; le répertoire de l'oratorio ayant probablement été jugé trop faible pour les organisateurs, ils ont préféré une version concert d’Aïda, de Verdi. Eglise bondée alors qu'elle est vide habituellement dans ce quartier bobo ; assistance bruyante ; orchestre et choeurs surdimensionnés. Le curé de la paroisse ne s’est pas manifesté.
Encore un bel exemple de désacralisation avec l’accord du clergé et des évêques. »

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Petit rappel intéressant : lorsqu'un concert est donné dans une église, celle-ci doit demeurer libre d'accès pour les personnes désirant venir y prier.

* * * * Mardi, 20 juin 2017. Rappel de notre prochaine Assemblée générale : CLIQUER ICI

* * * * Lundi, 19 juin 2017. « Certains ont voulu transformer l’Eglise et pour cela changer la foi. Des équipes dans l’Eglise et hors de l’Eglise, ont travaillé méthodiquement à déstructurer le catholicisme : déstructuration du dogme, déstructuration de la morale, déstructuration de la discipline, du Droit canon et de la liturgie... En psychiatrie, on sait fort bien à quoi aboutit une déstructuration méthodique : d’abord à un retour à l’adolescence, puis à des névroses, parfois à de graves psychoses. Telle est bien la situation actuelle d’une partie de l’univers catholique : un retour à l’adolescence et aux rêves, avec des névroses individuelles et collectives, parfois même avec des psychoses très réelles. Trop de prêtres ne sont plus adultes. Certes, ils sont généreux, mais ils ne mesurent plus les conséquences de leur choix. Ils sont sincères, mais inconscients des catastrophes qu’ils préparent et du mal qu’ils font aux chrétiens. »
Gérard Soulages, fondateur du Groupe Fidélité et Ouverture.

* * * * Lundi, 19 juin 2017. Message d’un fidèle :
« (...) J’ai adressé un courrier à mon évêque pour lui signaler les abus d’un prêtre de son diocèse. Il ne m’a pas répondu et ne me répondra pas. Il se moque des fidèles. Pendant ce temps, certains clercs qui sèment le trouble et la division continuent de sévir.
J’ai la chance d’appartenir à une paroisse où la Messe est (à peu près) bien célébrée. Même si nous supportons des chants mièvres et que le canon romain n’est jamais employé, le Missel est respecté, le service d’autel précis et uniquement masculin...

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Ce dimanche, solennité de la Fête-Dieu, ma famille et moi avons assisté à la Messe à Benoistville, dans le diocèse de Coutances et Avranches. Cette petite commune est dotée d’une charmante église très ancienne, entourée de son cimetière où se trouvent sans doute la tombe des anciens curés ainsi que le monument aux morts surmonté du drapeau français ; l’intérieur du sanctuaire n’a rien à envier à l’extérieur : beaux éléments architecturaux, jubé naïf mais ancien et touchant, vitraux modernes mais pas aussi laids qu’on pouvait le craindre…
Mais dès que nous sommes entrés dans l’église pour la messe, la musique préenregistrée (sur cassette semble-t-il) a douché mon enthousiasme. Sans doute est-ce une déformation professionnelle mais plus le temps passe et plus je suis attaché au respect de la règle (bien édictée et bien comprise). Et, ce dimanche matin, j’ai été scandalisé.
Je ne résiste pas à vous joindre le livret :
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Un simple coup d’œil suffit à découvrir l’ampleur de la catastrophe.
Pas de “Je confesse à Dieu”, pas de “Gloire à Dieu”, pas de “Je crois en Dieu”, pas de “Saint le Seigneur”... A la place de ces prières officielles traduisant la foi de l’Eglise, des textes n’ayant aucune reconnaissance officielle.
Mais, il y a, à mes yeux, plus grave : le manque de respect du Saint Sacrement. (A écouter l’homélie humaniste sur le partage du repas qui nous a été infligée, il ne faut pas s’en étonner). La réserve eucharistique était stockée sur une crédence ; le calice a été apporté tout rempli et, sauf erreur de ma part, le prêtre n’y a pas versé la goutte d’eau et n’a donc pas fait la prière prévue pour ce rite.
Le brave curé donc, ne portant ni chasuble ni amict mais une large étole en laine cardée de couleur incertaine, a “zappé” le rite du lavement des mains, n’a pas daigné faire de génuflexions et, avant d’avoir lui même communié, a donné la Sainte Communion aux “laïques-en-responsabilité” (dont une bonne sœur en jupe de postière comme l’écrivit si bien Jean Raspail) chargées de la distribuer.
Dernier détail, le corporal reste visiblement en permanence sur l’autel, sous le micro qui trône à la place d’une croix d’autel disparue.
A la fin de la Messe, après que l’organiste ait été applaudie pour son anniversaire à la demande du célébrant, je suis allé la voir pour lui demander si c’était elle qui choisissait les chants. Elle m’a très doctement répondu que ces choix étaient faits par l’équipe liturgique. A ce moment là, un membre de ladite équipe s’est présenté en demandant ce qui ce passait… Je lui ai répondu que j’avais regretté de n’avoir pas entendu de “Gloire à Dieu” et de “Je crois en Dieu” (j’y suis allé en douceur dans un premier temps). “Comment pas de “Gloria” ?” me demanda-t-il avec la superbe de celui qui est sûr de soi et de détenir la puissance (à défaut du règne et de la gloire). “Vous ne devez pas connaître celui-ci mais c’est bien le “Gloria” ; il se chante sur différentes mélodies et vous ne connaissez pas celle-ci.”
Le pauvre homme s’imaginait qu'il existe plusieurs “Gloire à Dieu” avec des textes variables.
Devant un tel abîme d’ignorance et de nullité, j’ai battu en retraite.
Qu’attendre de gens charmants qui, nous voyant avec nos quatre enfants, nous ont immédiatement demandé si nous étions de la paroisse, étonnés de voir des moins de 65 ans venir à l’église en dehors d’un mariage ou d’un baptême, mais qui ne connaissent rien à rien. Que faire devant tant de d’ignorance, parfois de bêtise et de rejet permanent de la règle de prière qui nous est donnée par l’Eglise ?
Personnellement, j’ai envie de fuir. Ce genre de repas fraternel auquel on assiste dans les paroisses nourrit bien moins qu’un diner de chasse.
Lorsque le dernier paroissien mourra, qui fermera la porte dernière lui ?
Enfin... je vais quand même envoyer au curé le lien vers la PGMR sur internet. S’il m’adresse jamais une réponse, je vous la communiquerai. (...) »

* * * * Lundi, 19 juin 2017. SCOOP. “Pro Liturgia” est en mesure d’expliquer pourquoi certains évêques choisissent de célébrer les messes dans des stades ou des salles de spectacles. C’est parce qu’ils sont à la tête de diocèse où la pratique dominicale connaît une telle hausse que les églises ne suffisent plus à contenir les fidèles.

* * * * Dimanche, 18 juin 2017. Un petit livre paru en 2005 aux éditions Ad Solem mérite qu’on s’y attarde en ce jour de la Fête Dieu. Il se veut un “Petit traité de la présence de Dieu à trois voix dominicaines” en méditant, strophe après strophe la célèbre hymne composée au XIIIe siècle par saint Thomas d’Aquin : “Adoro te devote” (écouter ici). Les trois voix étant celles de saint Thomas lui-même, d’un religieux et d’une moniale de l’Ordre des Prêcheurs d’aujourd’hui.
Quelques extraits :

Adoro Te devote latens veritas…
Je T’adore avec dévotion, Vérité cachée...

Lorsque dans la pénombre silencieuse du petit matin tu es venue une fois encore vers le lieu de la Présence, au fond de cette chapelle quelconque, tu t’es alors inclinée profondément, murmurant en ton cœur ces simples mots : Adoro Te devote latens deitas.
Qui sait depuis combien de temps tu répètes amoureusement ce rituel matinal où se joue peut-être le sens même de ta vie ? C’était il y a longtemps déjà. Dans un livre aux pages jaunies, tes yeux étaient tombés sur cette hymne jusqu’alors ignorée de toi. L’auteur était pour toi un inconnu ou presque et tu ne savais pas non plus si ce texte avait jamais été chanté par les croyants et sur quelles mélodies sacrées. C’était en ce temps où toute tradition était pour eux encombrante, désuète ou tout simplement dérisoire. C’était il y a longtemps déjà. Et voici que ces mots sous tes yeux, ces mots si parfaits de simplicité et de sainteté avaient – ô merveille ! – ouvert à nouveau pour toi l’espace chrétien de la prière que tu avais cru à jamais forclos. Cinq mots seulement aux claires sonorités où se mirent depuis lors à chanter des harmoniques infinies.
Harmoniques des commencements perdus, enfouis. Oui, aujourd’hui en ce tabernacle, adore-Le comme aux jours de ton enfance insoupçonneuse. Adore-Le toujours avec la foi grave et pure de ta première communion, lorsque le mystère de Sa Présence dans l’hostie t’avait pour la première foi emportée loin au-delà du paraître, loin dans le réel de Lui-l’Unique, Lui-la-Vérité, Lui-la-toute-Bonté.
Harmoniques du cœur aventureux aussi. Ta version du poème, ancienne, disait bien latens deitas et derrière la voix du poète tu entendais Isaïe, le prophète : Vraiment, tu es un dieu caché, Dieu d’Israël, Sauveur (1) et tu pouvais alors laisser refluer en ces mots toute ta quête de Dieu, cette quête tour à tour brûlante, abattue, patiente, vagabonde ou désolée, quête toujours recommencée, jamais achevée. Oui, adore-Le maintenant, c’est bien Celui que tu cherches, le Tout Présent et le Tout Caché, ici en cette hostie. Et cherche-Le encore de L’avoir trouvé.
Harmoniques plus subtiles des saisons de la foi - L’adorer avec dévotion. Car au fil du temps, adorer est devenu pour toi Le suivre, et t’offrir volontairement, bien réellement et concrètement en tout ton être et jusqu’au moindre de tes geste à Lui désormais consacrés et unis. De là cette joie chrétienne, cette joie chrétienne et catholique, cette joie qui traverse les siècles et qui maintenant flue aussi en toi. Lui-même ne l’avait-il pas promis : Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde (2). Adore-Le donc par toute ta vie, puisque vouer sa vie est l’authentique dévotion.
Ce soir encore, à l’heure où sombre le soleil et où monte la grande nuit de la terre, tu reviendras, tu franchiras le pas usé de cette chapelle quelconque et tu t’avanceras vers l’autel sacré, joyeuse et grave, murmurant en ton cœur ces simples mots : Adoro Te devote latens deitas.

* * *
Vérité latente : elle se cache intensément sous ces apparences du pain et du vin ! La foi en la présence réelle consiste en ceci que les paroles du Christ dans l’institution, les paroles du prêtre dans la célébration de l’Eucharistie, doivent être prises à la lettre. (3) Dieu caché. Jésus n’a pas dit ce pain est mon corps, ce qui signifierait uniquement que ce pain symbolise son corps (…) Il n’est pas dans un contexte poétique et symbolique comme quand il dit Je suis la vraie vigne (…) Il est dans un contexte d’action très réelle (…) Le Christ n’est pas présent comme dans une figure, ou dans un signe (qui nous aiderait à penser à Lui, à L’imaginer), mais présent lui-même. Il est là, mystérieusement. (…) C’est une manière unique d’être présent ! Thomas a passé sa vie à essayer de comprendre ce mystère.

* * *
Visus tactus gustus in te fallitur
Sed auditu solo tute creditur…

La vue, le toucher, le goût, en Toi font défaut ;
L’ouïe seule est pleinement crédible !

Tu es là et je ne le sens pas !
Comment est-ce possible ?
Je voudrais voir plus clair en moi-même.
Qu’est-ce qui me dit que Tu es là ?
La vue ? Le toucher ? Le goût ? Rien de tout cela.
Il faut traverser le visible, aller droit vers l’Invisible.
Comment cela est-il possible ?
Qui peut voir Dieu ? Ou Le sentir ?
Ou L’entendre ou Le toucher ?
Nul ne peut me voir et vivre, a-t-Il dit jadis…
Tu es infini, bien au-delà de mon intelligence !
C’est la foi qui voit au-delà de l’intelligence naturelle.
Comment voit-elle ? A travers une parole !
L’ouïe entend, même si les autres sens ne sentent
rien, l’intelligence peut la comprendre :
Ceci - mon corps
Jésus ici
(…)


Seule la Parole de Jésus peut nous faire croire cela. (…) Celui qui dit, le soir du jeudi saint : ceci est mon corps est le même qui a dit au commencement : que la lumière soit, et la lumière fut ! (…) Comprenons bien. Aller du visible à l’invisible, c’est possible par l’intelligence qui voit au-delà des yeux. (…)

* * *
In cruce latebat sola deitas
Sed hic latet simul et humanitas…
Sur la Croix se cachait la seule divinité
Mais ici se cache aussi l’humanité

(…) L’acte de foi que tu me demandes, Jésus, est encore plus grand que celui que fit le bon larron (…) C’était déjà difficile de voir un homme et de confesser un Dieu, mais moi, non seulement je ne vois pas Dieu, mais je ne vois même pas un homme ! (…)

* * *
Pie pellicane Ihesu Domine,
me immundum munda tuo sanguine

Bon Pélican, Jésus Seigneur,
Moi l’impur, purifie-moi par Ton sang

(…) On raconte que le pélican est un animal merveilleusement compatissant pour ses petits : lorsque ceux-ci crient leur faim et leur soif et qu’il n’y a plus rien à manger, il ne se contente pas de leur donner ce qu’en son bec il a rapporté ; il s’ouvre lui-même le cœur et leur fait boire de son sang qui est si chaud et si riche qu’il les fait grandir d’un seul coup. (…)
Le pélican du poème, littéralement, n’est pas bon ; il est pius et nous ne savons plus traduire. C’est par une affection sans condition où se mêlent la tendresse et cette délicatesse du respect, le dévouement et une pitié sans limite envers ses pitoyables petits que le pélican lacère son propre cœur (…)
Le pélican médiéval est la merveilleuse icône d’une expression biblique, celle des entrailles de la miséricorde divine du Père invisible et de Jésus en son humanité passible et mortelle : Dieu qui aime comme une mère. (…)

Notes.
(1) Is 45, 15.
(2) Mt 28, 20.
(3) A.-M. Roguet, Appendice II à Thomas d’Aquin, Somme théologique, Les sacrements, éd du Cerf, Paris 1951, p. 367

* * * * Dimanche, 18 juin 2017. D’un théologien : « En publiant “Amoris laetitia”, François a ouvert une porte qui, lorsqu’on la franchit, donne accès à toutes les revendications : droit à la communion pour tous, droit au concubinage, droit d’adapter la doctrine aux exigences du relativisme dont se nourrit la pastorale moderne... Et ce n’est pas fini ! »

* * * * Dimanche, 18 juin 2017.
A lire sur la page “pastorale” de notre site : les deux Eglises.

* * * * Samedi, 17 juin 2017. Par suite d’une application de Vatican II en rupture avec la Tradition, l’Eglise en Allemagne entre dans une crise sans précédent.
Ainsi, le très libéral évêque de Trèves, Mgr Ackermann, annonce que son diocèse, le plus ancien d’Allemagne, va devoir réduire le nombre de paroisses de 903 à 35.
La situation n’est guère meilleure ailleurs, notamment à Munich (cardinal Reinhard Marx) où les vocations sont en chute libre.
Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, en Belgique tout comme en France, l’Eglise suit la même pente.
Tels sont les résultats de tous les fumeux “projets pastoraux” liturgiques et catéchétiques qui se sont succédé depuis le dernier Concile.

* * * * Samedi, 17 juin 2017. Réflexions :

* Une supplique pour la consécration de la France au Sacré Cœur de Jésus a été envoyée à 120 évêques et 3 cardinaux.
Voir ici.
On attend que la Conférence des évêques de France crée une commission chargée d’étudier les différents sens des expressions “consécration” et “Sacré-Cœur”...

* Que celui ou celle qui a vu un jour, en entrant dans une église, un animateur/trice liturgique ou un(e) catéchiste faire adoration en silence devant le Saint-Sacrement lève le doigt.

* Au début du pontificat de Jorge Bergoglio, il ne se passait pas une journée sans qu’on entende un monseigneur parler de la proximité de François avec Benoît XVI. Tout n’était que continuité - nous disait-on avec insistance - avec des styles différents.
Aujourd’hui, plus personne, pas même Mgr Gänswein, ne se risquerait à tenir de tels propos tant la rupture de l’actuel pontificat avec les enseignements des pontificats précédents est confirmée.

* * * * Samedi, 17 juin 2017. Pour écouter la séquence “Lauda Sion Salvatorem” de la messe de la Fête-Dieu, cliquer ici.

* * * * Samedi, 17 juin 2017.
Jeudi dernier, les états catholiques d’Allemagne on célébré la “Fête-Dieu”, comme ici dans la plus pure tradition bavaroise si chère au cœur du pape Benoît.
En Autriche également, comme par exemple à
Innsbrück ou aussi à l’abbaye d’Heiligenkreuz...

* * * * Samedi, 17 juin 2017. Les enseignements de Sœur Margaret Farley ont été condamnés par la Congrégation pour la doctrine de la foi en 2012. La religieuse se disait clairement

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favorable au “mariage” homosexuel et à l’ordination sacerdotale des femmes.
Sous le pontificat de François, les choses ont changé. Ouf, on respire ! Sœur Farley vient en effet d’être récompensée pour ses travaux par la Société de Théologie catholique des Etats-Unis. Champagne pour tout le monde !

* * * * Samedi, 17 juin 2017. D’un internaute : « Un ami ayant assisté aux funérailles d’une parente dans le département du Nord me disait : “Il n'y avait pas de prêtre mais ce n’est pas plus mal. Les deux femmes de l’équipe funérailles ont fait ça correctement et à tout considérer je préfère ainsi plutôt que les enterrements où le célébrant fait le clown tout le long de la messe”.
Voilà où a conduit le manque de sacralité et de piété ! Enfin, pour ce qui est des funérailles à l’église par des laïcs, ce ne sera qu’un feu de paille passager : les pompes funèbres l’ont mieux compris que les évêques. »

* * * * Samedi, 17 juin 2017. Merci aux personnes qui nous donnent des informations concernant les vocations sacerdotales diocésaines. Selon les messages reçus :
- en Belgique, il n’y aurait eu aucune inscription cette année dans le séminaire de Namur (le seul séminaire diocésain de Wallonie) et aucune pour Malines-Bruxelles.
- à Strasbourg, il n’y aurait - pour le moment - aucune entrée prévue pour septembre ; le séminaire ne compterait plus qu’une demi-douzaine de séminaristes en tout pour les éventuels futurs prêtres du plus grand diocèse de France.
Quand donc nos évêques reconnaîtront-ils que l’effondrement des vocations est en partie dû à leurs “liturgies-barnum”, à leurs “messes-glorious” à leurs “diocèses en fête”, à leurs “synodes diocésains”... qui n’incitent aucun jeune sérieux et mature à envisager la prêtrise ?

* * * * Samedi, 17 juin 2017. On trouvera dans le dernier numéro (en anglais) de l’excellente revue “Altare Dei” deux contributions de “Pro Liturgia”. A découvrir ici.