ACTUALITE

Sur la page "études"

- Quand l'actuel pontificat pose question, par le professeur Roberto de Mattei.
- Un pape débordé, par le professeur Hubert Windisch.

- “Amoris laetitia” et l'unité de l'Eglise, par Peter Winnemöller.
- Les deux Eglises, par Samuel Nyom.
- Un fidèle a-t-il le droit de reprendre le pape ou un supérieur ? d'après une étude du Professeur Roberto De Mattei.
- Quand le sacré devient profane et que le profane devient sacré, par Dom Wallner.

- Privée de beauté, la liturgie est morte, d'après Dietrich von Hildebrand.
- Les familles liturgiques.
- Veritatis splendor, par Falk van Gaver (Source : "La Nef").

"Je vous demande d’importuner vos pasteurs, de nous déranger, nous tous, les pasteurs... " Pape François

L'ACTUALITE DU JOUR

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 novembre 2017. Lu dans un bulletin paroissial : « A la fin de l’année liturgique les textes nous parlent souvent du Christ qui “viendra juger les vivants et les morts”.
Avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants. La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le “mystère d'iniquité” sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est à dire celle d’un pseudo messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair. »

* * * * Vendredi, 17 novembre 2017.
Après avoir introduit la pratique de la Communion eucharistique pour les divorcés et les protestants il y a déjà plusieurs décennies, les évêques allemands se battent maintenant pour que cet usage ne soit plus considéré comme un abus.
Le 15 novembre dernier, sur leur site web, les évêques ont fait paraître un entretretien avec Jörg et Beate Beyer de Tübingen (D). Tous deux sont des théologiens laïcs qui vivent dans le cadre d’un mariage mixte. Jörg est luthérien : il communie lorsqu’il assiste à une messe avec sa femme, bien qu’il ne se confesse jamais.
Dans l’interview, Jörg Beyer déclare que Mgr Gebhard Fürst, évêque de Rottenburg-Stuttgart a été tenu informé et approuve sa démarche . Il déclare également ne voir aucune différence entre une hostie consacrée au cours d’une messe catholique et le pain de la dernière Cène luthérienne. Ce qui l’agace le plus, ajoute-t-il, c’est la conservation des hosties dans un tabernacle et l’adoration du Saint-Sacrement.
Ne nous voilons pas la face : beaucoup de fidèles catholiques pourraient aujourd'hui se reconnaître dans la position que défend Jörg Beyer concernant la communion et la Présence réelle...

* * * * Vendredi, 17 novembre 2017. Le pape François veut “changer l’Eglise”. Il s’y emploie en fustigeant jour après jour ceux qui ne lui emboîtent pas le pas.
La vraie question n’est peut-être pas tant de savoir ce qu’il veut changer mais POURQUOI il veut changer l’Eglise. Question ô combien délicate.
Il faudrait, pour avoir un début de réponse, réussir à savoir s’il n’y a pas, dans le cœur de Bergoglio, un profond ressentiment semblable à celui qu’a connu, quelques siècle auparavant, un certain Martin Luther qui, lui aussi, entendait réformer l’Eglise afin d’en évacuer tout ce qui lui paraissait trop exigeant (l’Eucharistie, la confession, l’ordre, le célibat sacerdotal, le culte des saints) et l’empêchait de s’épanouir dans une vie de moine qu’il avait choisie à la suite de circonstances pour le moins curieuses, et aussi dans sa vie sacerdotale qui lui posait plus de questions existentielles qu’elle ne lui apportait de réponses.
On sait que Luther avait des crises d’angoisse ; Jorge Bergoglio, lui, a avoué avoir suivi une psychanalyse.
Luther a voulu un christianisme dépouillé de toutes les exigences de la Tradition afin de pouvoir devenir perméable, grâce à une foi subjective, à toutes les idées du siècle. François en fait autant en employant d’autres moyens car, à la différence du Réformateur allemand, il est pape et quand on veut passer pour un pape réformateur ou avant-gardiste, il faut se montrer prudent et passablement “fourbe” pour mener un projet à son terme, comme il l’a expliqué lui-même. Enfin, chez les deux personnages, on retrouve une foi qui fait souvent la part belle au sentimentalisme au détriment du raisonnement théologique.
Rechercher les points communs qui sont dans les personnalités respectives de Luther et de Jorge Bergoglio permettrait assurément de comprendre ce qui se joue dans l’Eglise catholique sous l’actuel pontificat : probablement un abandon progressif du christianisme orthodoxe au profit d’une attitude de “vivre et laisser vivre” couverte par un vernis de religiosité minimaliste que Luther présentait comme pouvant convenir au plus grand nombre.

* * * * Vendredi, 17 novembre 2017. D’une internaute : « Le pape François nous fait une catéchèse sur la messe. On attend de voir s’il nous parlera de la Présence réelle et en quels termes. »

* * * * Vendredi, 17 novembre 2017.
Un fidèle laïc écrit à son évêque pour lui expliquer pourquoi il ne paiera pas le denier du culte :

« Monseigneur,
Comme pourrais-je vous appeler autrement vous qui, par la grâce du Saint Esprit, serez comptable de mon salut comme de celui de toutes les âmes de votre diocèse.
Comment vous dire ce qui me pèse sans pour autant vous manquer de respect ? Comment vous expliquer le malaise qui me ronge sans pour autant laisser à penser que j’attaque ma Mère l’Eglise ?
Je ne parlerai donc pas des absolutions collectives généreusement distribuées aux petits enfants préparant leur première communion après avoir consciencieusement brûlé le petit papier sur lequel étaient inscrits leurs petits péchés : « On peut faire pareil à la maison ».
Je ne parlerai donc pas des messes de mariage où le diacre, tout à sa chansonnette, en oublie les consentements. Les pauvres “mariés”, tout à leur fête, s’en sont donc retournés toujours concubins.
Je ne parlerai donc pas des salariés du diocèse payés pour transmettre la foi, qui ne sont ni pratiquants ni baptisés, et dont la revalorisation du point d’indice des salaires des employés diocésains est la seule ambition missionnaire.
Je ne parlerai pas des animateurs de pastorale dans les collèges qui ont passé leur 1er trimestre à faire des panneaux : « Je suis Charlie ».
Je ne parlerai pas des jeunes hommes qui partent dans des communautés pour échapper au séminaire interdiocésain (celui du diocèse ayant été fermé depuis longtemps), « véritable avortoir à vocations » : 8 pour cette année.
Je ne parlerai pas de ce prêtre injustement déporté pour avoir simplement dit la vérité.
Je ne parlerai pas de ces mêmes communautés auxquelles les portes du diocèse sont irrémédiablement fermées au nom d’un : « Accueillir une communauté, c’est pas simple, c’est compliqué ».
Je ne vous parlerai donc que des choses bassement matérielles : du denier du culte, de mon devoir financier, de mon obligation contributive, que je ne vous verse plus, comme 250 autres familles qui préfèrent l’envoyer dans un autre diocèse, à ce monastère qui les accueille si gentiment quand elles ont besoin de se ressourcer, à ces communautés, justement, qui ont accueilli les jeunes garçons en soif d’absolu.
Mon argent, celui des familles, vous n’en avez pas besoin : les ventes régulières de presbytères, d’anciens couvents, de salles paroissiales permettraient largement de subvenir aux besoins du diocèse s’ils n’y avaient cette centaine de salariés et cette dizaine de procès aux prud’hommes perdus chaque année.
L’argent des familles serait bien mieux utilisé à payer les scolarités dans les écoles de l’enseignement diocésain; mais là encore, les loyers prohibitifs qui leur sont imposés vous permettent de combler les trous de gestion des services diocésains (100 000 € pour 400 élèves dans une commune à populations défavorisées) : il ira donc aux écoles hors contrats qui fleurissent dans votre diocèse depuis que le “gender” a pignon sur rue dans vos écoles.
L’argent des résidents secondaires vous ne l’aurez pas toujours, eux qui devront se contenter du diacre troubadour pour marier leur fille cet été.
L’Eglise n’est pas un Etat de droit et vous n’acceptez de Maître que Dieu. Vous avez bien raison. Et nous allons vous aider à ne servir que ce Maître. »

* * * * Vendredi, 17 novembre 2017. Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la congrégation pour le Culte divin, sera “à” Avignon (et non “en” Avignon) le mardi 12 décembre. Il fera une conférence à l’église du Sacré-Cœur à 20h. sur le thème de “l’importance du silence pour l’Eglise et pour le monde d’aujourd’hui”.

N.B. Du temps où Avignon désignait à la fois un état et une ville, on pouvait dire “Je vais EN Avignon” quand on parlait de l’état, comme on dit aujourd’hui “je vais EN France”. Aujourd’hui que l’état a disparu, on ne peut qu’aller dans la ville, c’est-à-dire “À” Avignon.

* * * * Jeudi, 16 novembre 2017. « Frères et sœurs, la Messe est une prière, elle est la prière par excellence. Celle-ci est avant tout dialogue, relation personnelle avec Dieu. Le livre de la Genèse nous dit en effet que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, lequel est Père, Fils et Saint Esprit, relation parfaite d’amour qui est unité. Et nous ne pouvons trouver la plénitude de notre être que si nous entrons dans cette relation. (...) Ainsi la plus grande grâce est de faire l’expérience que l’Eucharistie est le moment privilégié pour demeurer avec Jésus et, à travers lui, avec Dieu et avec les frères. A la suite des disciples qui lui demandent de leur apprendre à prier, Jésus nous montre que pour “demeurer” avec le Père, il nous faut être humbles, nous reconnaître fils, nous reposer dans le Père et nous confier à lui. (...) A cette première attitude de confiance et d’intimité, s’en ajoute une autre, celle de l’émerveillement et de l’étonnement. Ces deux attitudes, propres aux enfants, sont la condition pour “renaître d’en haut”. En avons-nous le désir ? »

Pape François, catéchèse sur l’eucharistie du 15 novembre 2017.

* * * * Jeudi, 16 novembre 2017. L’université de Heiligenkreuz (Autriche) dépasse la barre des 300 étudiants.
Pour la première fois au cours de sa longue histoire de presque 900 ans, l’université de Heiligenkreuz (A) compte plus de 300 étudiants. Sur son site propre, l’université cistercienne annonce que, dans une phase de progression régulière, le nombre d’inscrits à cette université est passé de 62 étudiants en 1999 à 301 étudiants aujourd’hui, dont 163 religieux ou séminaristes. Par ailleurs, 211 auditeurs sont de langue allemande (103 Autrichiens, 97 Allemands, 11 Suisses), mais 32 nationalités sont représentées par ailleurs. 246 étudiants sont des hommes, 55 des femmes. Voilà pour les statistiques.

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L’ “Université Benoît XVI” de Heiligenkreuz est spécialisée dans les domaines de la philosophie et de la théologie et existe sous sa forme actuelle depuis dix ans. Depuis 2007, elle est “université de droit pontifical”. La tradition d’un enseignement théologique de haut niveau à Heiligenkreuz remonte au XIIe siècle, à l’époque de sa création, en 1133, par des moines venus de Morimont (Bourgogne).
En 1802 fut installé dans ses murs un institut de formation au sacerdoce reconnu à la fois par l’Eglise et par l’Etat - un “Institutum Theologicum” mis à la disposition des quatre monastères cisterciens de Basse-Autriche à savoir Zwettl, Wiener Neustadt-Neukloster, Heiligenkreuz et Lilienfeld. A l’instar des séminaires intégrés dans les couvents de Klosterneuburg, Melk, Lilienfeld, Göttweig et Sankt-Florian, le nombre d’auditeurs de ces séminaires étaient resté inférieur à 20 tout au long du XIXe siècle. Les professeurs étaient tous d’origine cistercienne.
Avec le passage à un enseignement théologique en langue allemande à la fin du XIXe siècle, le professorat de Heiligenkreuz changea lentement de profil. Au lieu d’être assujettis à n’utiliser dans leurs cours que des ouvrages approuvés par l’autorité de l’Etat, les professeurs obtinrent peu à peu une réelle indépendance dans l’exercice de leur enseignement. Ils ont pu dès lors effectuer des recherches approfondies dans des domaines importants tels que l’histoire de leur ordre, l’exégèse biblique et la spiritualité.
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C’est dans les années 1960 qu’un évêque de Ratisbonne, Mgr Rudolf Graber, donna à l’université une impulsion nouvelle. Cet évêque envoya à Heiligenkreuz des personnes à vocation tardive venues de Bavière, afin de les préparer au sacerdoce dans le cadre d’une université interne à un ordre religieux, tout en les logeant dans un séminaire diocésain, le “Collegium Rudolphinum”. Ils furent bien vite rejoints par des séminaristes d’autres diocèses et d’autres ordres religieux. En 1976, l’université fut confirmée au rang d’ “Université philosophique et théologique”, et en 2007, le “Rudolphinum” fut mis sous la responsabilité commune du monastère cistercien et d’une commission d’évêques allemands, et rebaptisé “Leopoldinum”.
Le 28 janvier 2007 l’université fut élevée par le pape Benoît XVI au rang d’université pontificale (Athenium). Le 9 septembre de la même année, Benoît XVI vint en visite au monastère et à l’université qui avait reçu son nom : il en fit l’éloge, en particulier pour le lien qu’on y faisait entre théologie et spiritualité, la qualifiant de “
lieu d’étude à profil”.
L’université de Heiligenkreuz est restée la seule université incluse à un ordre religieux en Autriche, et aussi la seule université dépendant de l’ordre cistercien. On peut y valider des études théologiques catholiques reconnues par l’Etat et par l’Eglise, et en même temps, pour des religieux, suivre le cursus d’un séminaire en vue du sacerdoce. Depuis 2002, elle accueille aussi des adultes, hors circuit universitaire, pour une formation théologique et apporte son soutien à l’Institut St Justinus pour la formation des catéchistes. On trouve aussi à Heiligenkreuz l’ “Institut Européen pour la philosophie et la religion” dirigé par le professeur Hanna-barbara Gerl-Falkovitz.
Peut-on attribuer le succès des moines de Heiligenkreuz en partie au fait qu’ils respectent parfaitement les décisions de Vatican II et favorisent la
liturgie et latin et grégorien ? La question mérite d’être posée.

Source : Kathnet (Trd. MH/APL)

* * * * Mercredi, 15 novembre 2017. La Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis a élu Mgr Joseph Naumann, évêque de Kansas City considéré comme “conservateur”, à la tête de la Commission sur les Activités pro-vie. Le cardinal Blaise Cupich, archevêque de Chicago, considéré comme un “progressiste” dans la ligne du pape a ainsi été évincé.
Il s’agit là d’une manifestation de résistance de la hiérarchie catholique des Etats-Unis à la vision qu’a le pape François pour l’Eglise.

Source : “Wall Street Journal” (14/11/2017)

* * * * Mercredi, 15 novembre 2017. Le cardinal Dew, archevêque de Wellington (Nouvelle-Zélande), a demandé qu’au cours des messes paroissiales, les deux lectures et le psaume responsorial soient remplacés par une “lectio divina” de l’Evangile faite par un laïc.
Le cardinal a déclaré que cette “initiative” répond à une demande du pape François qui a appelé à trouver de nouveaux moyens pour proclamer la Parole de Dieu.
Le théologien Peter Kwasniewski qui enseigne au Wyoming Catholic College, a toutefois fait remarquer que l’instruction de l’archevêque viole deux règles liturgiques : la première veut que l’Evangile soit toujours proclamé par un ministre ordonné (évêque, prêtre ou diacre) et la seconde demande que toutes les lectures prévues pour un jour donné soient lues au cours de la messe de ce jour.

* * * * Mercredi, 15 novembre 2017. « Il est urgent que le pape, en exerçant le ministère qu’il a reçu du Seigneur, affermisse ses frères dans la foi par une expression claire de l’enseignement concernant à la fois la morale chrétienne ainsi que le sens de la pratique sacramentelle de l’Eglise. » Cardinal Raymond Burke.

* * * * Mercredi, 15 novembre 2017. Au cours de sa deuxième catéchèse sur la messe, le pape François a une nouvelle fois affirmé que « la messe n’est pas un spectacle ». Il était bon de le rappeler...
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- à tous les célébrants qui profitent de la célébration “face au peuple” pour se mettre en scène,
- aux mamans-catéchistes qui invitent les enfants à faire des rondes autour des autels,
- aux évêques qui célèbrent l’Eucharistie dans des salles de fêtes et sur des podiums,
- aux animateurs/trices liturgique qui dirigent (généralement sans aucune compétence) les chants et formulent des souhaits de bienvenue au début des célébrations,
- aux choristes qui ne savent pas être discrets...
Bref, pour que la messe ne soit plus un spectacle, faisons en sorte qu’elle soit célébrée plutôt “versus Deum” que “versus populum” et que seuls les ministres de l’autel aient accès au sanctuaire (chœur).


* * * * Mercredi, 15 novembre 2017.
La liturgie est une rencontre avec Jésus qui nous conduit vers son Père ; elle n’est pas la rencontre avec un célébrant qui s'octroie le droit d’imposer ses goûts et ses trouvailles aux fidèles.

* * * * Mardi, 14 novembre 2017. Nous avons aujourd’hui, dans l’Eglise, des prêtres et surtout des évêques qui sont totalement perdus : ils ne savent plus pourquoi ils ont choisi d’être ordonnés ; ils ne savent plus ce qu’ils ont promis leur jour de leur ordination sacerdotale ; ils ne savent plus ce qu’ils font lorsqu’ils sont à l’autel ; ils ne savent plus ce qu’est la liturgie ; ils ne savent plus ce qu’est une église...
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Comme ils ne savent plus rien et qu’ils sont incapables de comprendre pourquoi leurs églises et leurs séminaires sont vides, ils imaginent des “trucs” dans lesquels ils plongent avec délectation, histoire de s’occuper et de se persuader qu’ils ont encore un quelconque mandat, un rôle à jouer. C’est ainsi qu’ils organisent des “bouffes” dans leurs églises qui d’ici quelques temps seront vendues pour être transformées en cabarets ou en pizzerias.
Ces clercs se rendent-ils compte qu’ils ont perdu tout crédit auprès des fidèles qui souhaitent demeurer catholiques ? Se rendent-ils compte que le monde qu’ils servent est à bout de souffle ? Se rendent-ils compte qu’aucun jeune n’a envie d’être prêtre si c’est pour finir par leur ressembler et faire ce qu’ils font et qui consiste à organiser la profanation des sanctuaires ?

« Frères, puisque j’ai commencé à vous faire des critiques, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien. (...) N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? (...) Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas ! » (S. Paul, 1Cor. 11)

* * * * Mardi, 14 novembre 2017. D’une internaute : « Il ne se passe pas un jour, pas une messe du matin à Sainte-Marthe, sans que nous entendions le pape François critiquer tels prêtres qui sont trop comme ceci et pas assez comme cela, tels fidèles qui sont trop orgueilleux, pas assez humbles, trop bavards et passez assez ouverts à l’Esprit-Saint qui, on le sait, parle tous les jours directement au pape Bergoglio... Tous les matins, donc, chacun en prend pour son grade : les critiques - et parfois les expressions proches de l’insulte - fusent.
A l’écoute de ce qui est reproché aux simples fidèles que nous sommes, une question se pose : pourquoi le pape François ne semble-t-il pas lui-même soumis à ces obligations de silence, d’humilité , de justice, de paix... qu’il donne aux autres ? Un certain excès de communication, souvent rapide et peu préparée, des marques d'humilité plutôt ostentatoires, plusieurs situations de refus d’entrer dans le dialogue avec ceux qui posent des questions, des décisions abruptes et sans explications... Les exemples sont nombreux de la contradiction qui existe entre ce que dit le pape et ce qu'il fait lui-même au jour le jour. Autant de motifs de déstabilisation, de découragement pour ceux qui auraient plutôt besoin de paix et d'encouragement paternel. Quel gâchis ! »

* * * * Mardi, 14 novembre 2017. La plupart des liturgies paroissiales actuelles célébrées par des ministres occupés à bricoler les rites sont un terreau sur lequel s’épanouit une mentalité de type protestant avec, pour corollaire, une foi sans contenu.
Cette mentalité menace les fidèles catholiques pratiquants les mieux intentionnés, les plus orthodoxes.
Les liturgies “face au peuple”, truffées d’explications et de cantiques sans rapport avec le chant propre de la liturgie romaine - le chant grégorien - font passer de l’idée très juste qu’une célébration authentique ne peut pas s’enfoncer dans l’inintelligible à l’idée bien plus discutable qu’une célébration sera ne sera authentique que dans la mesure où elle pourra être immédiatement, intégralement intelligible.
Finalement, on mettra la vérité d’une célébration liturgique dans son intelligibilité immédiate : une intelligibilité conçue sous la forme d’une transparence (tout doit pouvoir être vu) et d'une facile évidence (tout les mots doivent pouvoir être compris).
Le résultat de ce mécanisme d’intellectualisation des célébrations est une dégradation de la liturgie qui, uniquement comprise comme une illustration insipide de la parole du célébrant, finit par disparaître.
Que voyons nous, en effet, sous l’influence d’une certaine pastorale liturgique ? Une superposition de l’évolution catholique et de l’évolution protestante, la dernière se substituant à la première : le culte rituel catholique se ratatine jusqu’à disparaître sous l’enveloppe de plus en plus pesante du culte verbal qui surenchérit à perte de vue dans le sens d’une loquacité sans contenu privant les fidèles de la possibilité de se mettre en présence de Dieu.

* * * * Lundi, 13 novembre 2017. Une intéressante vidéo conçue par des Orthodoxes pour dénoncer l’envahissement des pratiques pentecôtistes dans le culte (le commentaire est en anglais mais les images sont terrifiantes) : cliquer ici.
On y apprend avec surprise que ces pratiques sacrilèges adaptées à la mentalité de fidèles qui confondent la foi avec des comportements hystériques commencent à gagner même les chrétiens grecs-catholiques d’Ukraine (donc de rite oriental) qu’on croyait pourtant à l’abri de ces fadaises.
Il faut dénoncer avec force toutes ces tentatives de créer un charismatisme catholique, monstruosité hybride parfaitement contre-nature, opposé à la spiritualité traditionnelle occidentale comme orientale, et qui est la porte ouverte à toutes les dérives.
Décidément, la mentalité moderne occidentale est un poison redoutable qui s’infiltre partout où le clergé est défaillant pour conduire au tombeau toutes les religions qu’elle touche.

* * * * Lundi, 13 novembre 2017. D’une internaute : « Imaginons ce qui va se passer au Vatican... après la mort de Benoît XVI (si François règne encore) : uUn déferlement d’innovations visant à désarticuler l’Eglise et dont ce que nous voyons déjà n’est qu’une pâle anticipation. »

* * * * Lundi, 13 novembre 2017. Il est totalement faux de dire que depuis que les messes sont en français, les fidèles comprennent mieux ce qu’ils disent. En réalité, ni les fidèles laïcs, ni les prêtres, ni les évêques ne comprennent quoi que ce soit. Ou, plus exactement, ne font attention aux paroles qu’ils entendent ou disent. A l’évidence, il y a un abîme qui sépare ce qui est dit de ce qui est fait : quand on entend un célébrant dire « Prions au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise » et qu’on le voit se tenir derrière un autel-table-de-cuisine pour célébrer d’une façon personnelle sans rapport avec ce que demande de faire l’Eglise, une seule conclusion s’impose : le célébrant ne comprend pas ce qu’il dit et les fidèles ne font pas attention à ce qu’ils entendent.
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Un prêtre disait un jour : « Pour la messe de Pâques, je crois que je vais demander à la chorale et à l’organiste d’entonner “Il est né le divin Enfant”. Je suis persuadé que les fidèles chanteront spontanément sans se poser la moindre question. » Il faut se rendre à l’évidence : sans les bases et les repères de la liturgie en latin, les liturgies en langues courantes finissent par abêtir les fidèles au point d’aller jusqu’à accepter n’importe quelle improvisation du célébrant (changements de paroles dans les oraisons, interminables “mots d’accueil”...), n’importe quelle pratique stupide (rondes, collages de papiers multicolores...), n’importe quel chant n’ayant aucun rapport avec les textes de la liturgie du jour. Oui, reconnaissons-le, les célébrations en langues courantes n’ont rien apporté de positif. Elles ont, le plus souvent, transformé les maigres assemblées paroissiales en moutons de Panurge prêts à accepter tout ce qui n’a plus le moindre rapport avec une liturgie authentique. C’est ce qui explique que dans ma paroisse, j’entends parfois la vingtaine de pratiquants désormais septuagénaires chanter sans se soucier du ridicule : « Peuple de Dieu, marche joyeux... » Je me demande si l’arthrose permet à ces braves fidèles de marcher joyeux...

* * * * Dimanche, 12 novembre 2017.
D’un internaute : « Ne trouvant pas de messes catholiques à des kilomètres à la ronde, j’ai pris l’habitude de suivre la célébration eucharistique dominicale retransmise depuis la cathédrale de Cologne. Du temps du cardinal Meisner, la liturgie était soignée et très “romaine”. Puis, le cardinal a pris sa retraite. Il a été remplacé par le cardinal Wölki. Dans un premier temps, rien de changé à la cathédrale bien que Wölki n’ait de loin pas la classe et la fibre romaine de son prédécesseur. Les changements ont commencé après le décès de Joachim Meisner : la messe mensuelle en latin a quasiment disparu et on observe désormais la présence systématique de femmes dans le chœur, aux côtés des concélébrants... Des signes qui ne trompent pas. »

* * * * Dimanche, 12 novembre 2017. Le diocèse de Paris dispose d’un nouveau vêtement liturgique : la “scapulsuble”, fruit du croisement entre un scapulaire hybride et une chasuble ratée...

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* * * * Dimanche, 12 novembre 2017.
L’étoile du pape François brille aujourd’hui plus fort que jamais sur la scène internationale depuis qu’il joue le rôle de pacificateur nucléaire entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Mais au sein de l’Eglise aussi il se trouve aux prises avec une guerre mondiale par étapes : une drôle de guerre qu’il a lui-même contribué à déchaîner, archi-convaincu qu’il pourra la mener à bien.
Si Jorge Mario Bergoglio est indiscutablement un innovateur, il l’est bien davantage en matière de méthode qu’en matière de résultats.
Il a toujours introduit les nouveautés à petites doses, en catimini, parfois dans une note de bas de page allusive, comme dans le cas de la désormais célèbre note 351 de l’exhortation post-synodale “Amoris laetitia”, quitte à déclarer ensuite avec candeur, quand on l’interpelle sur le sujet au cours de l’une de ses tout aussi célèbres conférences de presse aériennes, ne même plus se souvenir de cette note.
Et pourtant, ces quelques lignes sibyllines ont suffi à enflammer au sein de l’Eglise un conflit sans précédent dans lequel s’affrontent des conférences épiscopales entières, en Allemagne en faveur des nouveautés, en Pologne contre, et ainsi de suite dans le monde entier, diocèse contre diocèse, paroisse contre paroisse. (...)
Certains s’inquiètent de cette confusion qui envahit l’Eglise. Mais François ne fait rien pour remettre de l’ordre chez lui. Il fonce tête baissée. (...) Il laisse courir les interprétations les plus disparates, aussi bien conservatrices qu’ultra-progressistes sans jamais condamner explicitement personne.
L’important pour lui c’est de « jeter la graine pour que la force se déchaîne », et de « mélanger le levain pour que la force fasse grandir », selon les termes qu’il a lui-même utilisés dans une homélie à Sainte-Marthe il y a quelques jours. Et « si je me salis les mains, Dieu soit loué ! Malheur à ceux qui prêchent avec l’illusion de ne pas se salir les mains. Ceux-là sont des gardiens de musée ».
Pascal, le philosophe et l’homme de foi que François déclare vouloir béatifier, avait eu des paroles incendiaire pour les jésuites de son époque qui jetaient en pâture leurs thèses les plus audacieuses pour faire en sorte qu’elles prennent peu à peu racine et qu’elles deviennent la pensée commune.
(...) La véritable nouveauté du pontificat de François, c’est la liquidité de son magistère. Ce qu’il ne tolère pas c’est que quelqu’un ose le fixer dans des idées claires et distinctes en le dépouillant de ce qu’il contient d’innovant.
Quand le cardinal Gerhard Ludwig Müller, en tant que Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, s’obstinait à dire qu’il il n’y avait rien de nouveau dans “Amoris laetitia” par rapport à la tradition, il l’a brutalement limogé.
Quant au cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, qui voudrait se réserver le contrôle total des traductions du missel latin dans les différentes langues, il l’a humilié publiquement, l’obligeant à dire à tous les évêques que le pape laisse au contraire la liberté à chaque Eglise nationale de traduire comme ils l’entendent, embryon d’une future Eglise catholique non plus monolithique (et unie dans une même foi - n.d.l.r. -) mais fédérale (et fluctuante - n.d.l.r. -), l’un des autres objectifs visés par le redoutable calculateur qu’est le Pape Bergoglio.

Source :
Sandro Magister.

* * * * Dimanche, 12 novembre 2017. Des instances romaines démentent que le Vatican travaille à préparer l’autorisation d’une “messe œcuménique”.

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Au Vatican, on nie l’existence d’ “une commission” qui serait chargée d’élaborer une “messe œcuménique” à laquelle pourraient participer catholiques et luthériens et au cours de laquelle les uns et les autres seraient invités à recevoir la communion.
Le Vatican a raison : il n’y a pas de “commission”... tout simplement parce des “messes œcuméniques” existent déjà et tendent à se multiplier (voir ci-dessous à Lille).
Reste à savoir pourquoi le Vatican ne publie pas un document visant à condamner officiellement ces pratiques et demandant formellement aux fidèles de ne pas participer à ces célébrations profanatoires.

* * * * Dimanche, 12 novembre 2017. A voir la photo d’une récente célébration eucharistique à Marseille, on se demande ce qui se passe dans la tête de certains - la majorité ? - de nos clercs ? Ne comprennent-ils plus rien à la liturgie ? Ne font-ils pas attention au sens des mots qu’ils disent depuis qu’ils célèbrent en langue courante ?
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Que voit-on en effet sur la photo ? Un ancien maître-autel, un autel bien visible permettant la messe face au peuple aussi bien que la messe face à l’Orient (donc 100% conciliaire) et enfin une table de salle à manger placée hors du sanctuaire et sur laquelle est célébrée une eucharistie d’une indigence exemplaire. Une messe du roi Ubu en quelque sorte. La mutiplication les autels dans un même espace est à la fois anti-liturgique et anti-théologique : anti-liturgique car procédant d’une désacralisation voulue, et anti-théologique car l’unique sacrifice doit être signifié clairement par la présence d’un autel unique.
Au train où vont les choses, le clergé célèbrera bientôt l’Eucharistie devant la porte d’entrée du fond de l’église, dos aux fidèles qui tourneront le dos à... bref, passons.
Quoi qu’il en soit, là, à Marseille, on n’est même plus dans le progressisme : on est dans l’aberration pure et simple. Et c’est non seulement un archevêque, mais le président de la conférence épiscopale de France qui s’y livre. Excusez du peu.
Il ne faut donc plus s’étonner de ce que les séminaires diocésains ne recrutent plus et sont obligés de fermer les uns après les autres : quel jeune homme équilibré et cultivé voudrait être prêtre si c’est pour devoir célébrer ce genre d’Eucharistie qui manifeste clairement ce “manque d’esprit de foi” dont parlait Jean-Paul II à propos des prêtres qui ne respectent pas la liturgie de l’Eglise ?
Quoi qu’il en doit, il faut garder précieusement ce genre de photos dans les archives afin que les générations futures puissent comprendre les origines de l’effondrement de la foi catholique en France.