L'ACTUALITE DU JOUR

* * * * NOUVEAU Dimanche, 24 septembre 2017. Le pape François a déclaré se réjouir du dynamisme apporté à certaines paroisses du Vieux continent par des migrants catholiques qui y apportent « leurs dévotions et leur enthousiasme liturgique et apostolique ».
Enthousiasme liturgique ?
Relisons ce qu’écrivait Mgr N’Koué, évêque de Parakou (Bénin) : « Pour bien prier on a besoin de silence extérieur, mais surtout intérieur. Ce silence nous dispose à être attentifs à Dieu de façon amoureuse. La découverte du Dieu intérieur, c’est le trésor des trésors. Dieu n’est pas dans les uniformes des fêtes, dans les décors extérieurs, dans les fleurs artificielles, les guirlandes en tissus, dans les voix fantaisistes, dans les danses frénétiques... mais dans le sanctuaire de l’âme. Là est cachée la croissance de notre vie surnaturelle. Dieu est silence. Satan est bruit, faux bruit, tonneau vide. Le goût de l’oraison et de la prière silencieuse ne s’acquiert pas à coup de raisonnement, mais en apprenant à couler le mouvement intérieur de notre âme dans celui de l’Eglise. “Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra” (Mt 6, 6). »

* * * * NOUVEAU Dimanche, 24 septembre 2017. « Très Saint-Père,
C’est avec une profonde tristesse, mais poussés par la fidélité envers Notre Seigneur Jésus-Christ, par l’amour pour l’Eglise et pour la papauté, et par dévotion filiale envers votre personne nous sommes contraints d’adresser à Votre Sainteté une correction à cause de la propagation d’hérésies entraînée par l’exhortation apostolique “Amoris laetitia” et par d’autres paroles, actions et omissions de Votre Sainteté. »
C’est par ces mots que commence la lettre que 40 personnalités catholiques du monde entier ont adressée au pape François le 11 août dernier et qu’ils rendent publique aujourd’hui, dimanche 24 septembre et qui figure sur le site “
Correctio filialis”.

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Les 40 signataires sont entretemps devenus 62 et d’autres pourraient venir s’y ajouter. Mais jusqu’à présent, François n’a donné aucun signe d’avoir pris cette initiative en considération.
Il s’agit d’une démarche qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire moderne de l’Eglise. Il faut remonter à 1333 pour retrouver un épisode analogue, c’est-à-dire une “correction” publique adressée au pape pour des hérésies soutenues par lui et ensuite effectivement rejetées par le pape de l’époque, Jean XXII.
Les hérésies dénoncées par les signataire de la lettre sont au nombre de sept. Et elles se trouvent toutes, selon eux, dans le chapitre huit de l’exhortation apostolique “Amoris laetitia”, dont ils citent les passages incriminés.
Mais ce n’est pas tout. La lettre énumère également une série de déclarations, d’actes et d’omissions par lesquels le pape François aurait continué à propager ces mêmes hérésies, causant ainsi du “scandale à l’Eglise et au monde”.
D’où la décision de non seulement dénoncer publiquement cette situation mais également d’adresser au pape François la demande explicite de corriger les erreurs qu’il a “soutenues et propagées, causant ainsi un grand et imminent péril pour les âmes”.

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* * * * NOUVEAU Dimanche, 24 septembre 2017. D’un jeune internaute : « Je consulte régulièrement le site de Pro Liturgia et les nouvelles venant de Rome commencent à devenir franchement inquiétantes : la dissolution de l’Institut Jean-Paul II, le cardinal Sarah qui serait sur la sellette, et puis ces proches conseillers du pape qui se permettent de dire des énormités théologiques et doctrinales en toute impunité... Et sans que le pape ne bronche.
Du temps de Benoit XVI, il m’arrivait, quand j’écoutais le pape, de me dire : tout cela est bien, mais qu’arrivera-t-il si un jour un pape aux idées progressistes ou hétérodoxes montait sur la chaire de Pierre ? Ce serait un véritable cauchemar... Et bien, je crois que nous vivons ce cauchemar et, malheureusement, à part résister à notre niveau, nous ne pouvons pas faire grand-chose, le pouvoir du pape étant quasi-absolu. L’Eglise, dans le contexte actuel, n’avait vraiment pas besoin de ça !
D’ailleurs, même les observateurs extérieurs (pourtant a priori favorables à François) commencent à se rendre compte de la réalité de la situation : cf ci-dessous la chronique du journaliste du “New York Times” qui n'est pourtant pas un journal catholique conservateur à ma connaissance.
J’ai également trouvé très vrai et très pertinent l’article sur le site de Pro Liturgia traitant des racines de la crise de la liturgie qui remontent à la Renaissance. Cette réalité, la plupart des fidèles, qu’ils soient “tradis” ou “progressiste” ne la comprennent pas.
Au final entre la masse “progressiste” qui ne comprend rien et une “minorité tradi” (minorité reconnue par Benoît XVI) qui comprend tout de travers, le nombre de ceux qui ont une compréhension vraiment juste, intelligente et équilibrée de la situation est vraiment infime. Je ne vois donc pas comment, avec un aveuglement aussi général qui atteint la majorité de nos pasteurs, on peut espérer sortir d’une telle crise.
Peut-être ne sera-t-il possible de rebondir qu’après avoir vécu et traversé une catastrophe complète. »

* * * * Samedi, 23 septembre 2017. Dans un article qu’il a fait paraître dans le “New York Times” le chroniqueur Ross Douthat note que « les conflits et les tensions qui se font jour dans l’Eglise entre les “libéraux” et les “conservateurs” sont le résultat inévitable de la décision du pape François de faire émerger de vieilles querelles et de multiplier les déclarations ambiguës. »
Espère-t-il ainsi régler de vieux problèmes personnels hérité de son passé argentin ? La question mérite d’être posée.
Toujours est-il que Ross Douthat conclut : « Le résultat qu’obtient le pape est le suivant : dans l’Eglise catholique, la seule seule chose qui est encore certaine, c’est que tout baigne dans l’incertitude. »

* * * * Samedi, 23 septembre 2017. Dans l’Eglise telle qu’elle est aujourd’hui en cours de construction, il n’est pas bon de se dire en désaccord avec certaines formulations de Jorge Bergoglio. Les cardinaux Burke, Müller, Sarah... en savent quelque chose.
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Par contre, on ne risque rien en professant des idées qui vont contre la foi catholique. Ainsi, le P. James Martin (photo ci-contre), jésuite conseiller du pape peut-il en toute impunité prêcher en faveur du mariage entre personnes de même sexe ou déclarer que l’Eglise n’a aucune autorité pour critiquer celles et ceux qui pratiquent l’homosexualité.
A Sainte-Marthe, François laisse dire et faire...

* * * * Samedi, 23 septembre 2017. La liturgie chrétienne est constituée d’un ensemble cohérent et harmonieux de pratiques rituelles inspirées par la foi de l’Eglise pour exprimer et transmettre fidèlement cette foi de générations en générations sous le contrôle du Magistère.
C’est en raison même de ses racines et de sa fonction que la liturgie implique d’apparaître immatérielle (même si elle se réalise par le truchement de réalités bien réelles comme sont, par exemple, les objets du culte), invariable (même si certaines conjonctures peuvent l’obliger à des fluctuations), sacrée et fascinante.
Telles sont les principes qui déterminent le culte rendu à Dieu.
La liturgie ne peut donc en aucun cas apparaître comme constituée d’éléments hybrides qui pourraient être agencés en fonction des caprices ou des intentions d’une personne ou d’un groupe.
Les célébrations liturgiques perturbées par le subjectivisme d’un prêtre ou d’un animateur engendrent inévitablement l’attrait pour une Eglise virtuelle transformér en une sorte de club dans lequel ne se vivra plus qu’une religiosité des fantasmes et des caprices.

* * * * Samedi, 23 septembre 2017. Profitant du Motu proprio “Magnum principium” par lequel le pape François a autorisé les conférences épiscopales de proposer des traductions des textes liturgiques qui seront - naturellement - approuvées, le professeur Alberto Melloni a réalisé une nouvelle traduction du “Credo” qu’on récite ou qu’on chante à la messe.
Voici une traduction française de ce chef-d’œuvre qui, c’est certain, trouvera sa place à côté du “Je crois en Dieu qui chante et qui fait danser la vie” qu’on entend dans certaines de nos paroisses :

Nous croyons en un Dieu Un
Père, Tout-Puissant, Facteur du ciel et la terre, des visibles et des invisibles
Et [nous croyons] en un Seigneur Un,
Jésus Christ, le Fils de Dieu, l’Unique,
le Généré par le Père avant tous les siècles,
[Dieu de Dieu], lumière de la lumière, vrai Dieu du vrai Dieu,
généré non fait, consubstantiel au Père
par lequel tout fut créé.
Lui [qui] pour nous, les hommes,
et pour notre salut descendit des cieux
et s’incarna d’Esprit Saint
et de Marie Vierge s’inhumanisa.
Le Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Lui [qui] mourut et fut enseveli
et ressuscita le troisième jour, selon les Ecritures
et monta aux cieux, et intronisé à la droite du Père
et de nouveau reviendra dans la gloire jugeant les vivants et les morts,
Lui, dont le Règne n’aura pas de fin.
Et [nous croyons] en l’Esprit Saint
le Seigneur et le Vivifiant
qui émane du Père
et avec le Père et le Fils
le Conadoré et Conglorifié
le Parlant par les Prophètes.
[Nous croyons] l’église Une,
Sainte, Catholique et Apostolique
Nous confessons un baptême Un
pour la rémission des fautes,
nous attendons la résurrection des morts
et la vie du siècle futur.

(La version italienne est
ici, la version anglaise ici.)
A croire que la liturgie est devenue le lieu où peuvent librement s’exprimer toutes celles et ceux qui ont une stupidité inédite à proposer.

Source : Sandro Magister.

* * * * Vendredi, 22 septembre 2017. La crise de la liturgie qui s’est révélée au grand jour après Vatican II et qui est liée à une conception du culte détachée de la spiritualité ne date pas du XXe siècle. Elle a sa source à la Renaissance et dans la période humaniste. Des exemples le montrent. Ne citons ici que celui de saint François de Sales (1567-1622) : il avait pris la résolution de réciter son chapelet dès lors qu’il devait assister à une messe solennelle.
Cette mentalité est encore présente au XXe siècle, comme le laisse clairement entendre le pape S. Pie X qui demande qu’on cesse de faire des prières privées pendant la messe mais qu’on fasse de la messe sa prière.
Plus récemment, parlant de la liturgie d’avant Vatican II, le cardinal Joseph Ratzinger reconnaissait que dire son chapelet pendant la messe, comme il l’avait vu faire durant son enfance, n’était sûrement pas la meilleure façon de participer à la liturgie de l’Eglise. Quant au P. Louis Bouyer, il cite la réponse faite par un éminent liturgiste à un séminariste qui voulait savoir à quel moment prier pendant la messe : « Quoi ? Prier ? Mais, mon ami, ce n’est pas le moment ! Occupez-vous d’abord des rubriques. »
Vatican II a voulu s’affranchir de cet esprit proprement anti-liturgique. Pour cela, il fallait considérer “l’univers mental” qui lui avait donné naissance. Cet univers était largement tributaire d’un idéal de vie de cour, développé aux XVIe et XVIIe siècles et que les fidèles catholiques avaient peu à peu intégré à la liturgie - essentiellement grâce à de nombreux prélats appartenant à la noblesse et donc habitués à une étiquette - jusqu’à faire naître une fausse notion du culte public.
Cet “univers mental” baroque a été le produit de trois facteurs principaux.
Le premier résultait d'un retour au paganisme de l’Antiquité conduisant à la destruction de cette atmosphère biblique qui avait toujours constitué l’arrière-plan naturel de la tradition patristique et médiévale.
Le deuxième était un profond désir de donner une plus grande place à la vie des sens et de l’esprit.
Le troisième était une fidélité à un type de catholicisme qui, une fois coupée de ses racines, ne pouvait que mener à un conservatisme sans âme.
Dans cet “univers mental” culminant au XVIIIe siècle, la liturgie a été traitée comme un spectacle où la pompe extérieure finissait par étouffer le contenu. Toutefois, comme le reconnaîtra le P. Louis Bouyer, cette liturgie théâtralisée aura eu le mérite de préserver les trésors de la liturgie : « Ce traditionalisme rigide et inintelligent, qui est un trait si frappant de la véritable mentalité baroque, aura été le moyen providentiel qui a permis à l’Eglise de sauver ses trésors liturgiques à travers une longue période, où à peu près personne n’était capable de comprendre leur vraie valeur. »
Au XIXe siècle, le romantisme veut réagir contre la “baroquisation” de type Ancien Régime grâce à une idéalisation du Moyen-Âge. L’intérêt alors porté à l’étude de la société médiévale - certes idéalisée - aurait pu devenir une clé permettant d’entrer dans la vraie signification de la liturgie. Cependant, ce qui aurait permis à la culture chrétienne de se développer avait été entièrement détruit pendant la Révolution. Le P. Louis Bouyer faite encore remarquer que « la grande faiblesse de la renaissance catholique, au XIXe siècle, fut donc un défaut congénital de bases scientifiques, et même de toute saine critique. » Et il ajoute que « cette même carence réapparaît au début de ce que nous pouvons appeler la renaissance moderne de la liturgie, sous l’aspect d’étranges déficiences de raisonnement et d’argumentation, allant parfois jusqu’à l’absurdité, pour justifier la pratique liturgique qu’on croyait la bonne. »
Une autre faille du “romantisme religieux” qui se développe au XIXe siècle conduira à ne voir et à n’apprécier la liturgie de cette période que de manière subjective et sentimentale : piété de l’âme en vient alors à remplacer la piété de l’Eglise. Pour écarter ce risque toujours présent après le Concile, Dom Odon Casel avait préconisé de « mettre l’accent sur le mystère qui donne un accès immédiat à une véritable intelligence de la vie réelle du corps de la liturgie, et ferme ainsi la porte à toute tendance à l’exalter seulement comme un cadavre royal embaumé sur un lit de parade. »
Mettre l'accent sur le mystère : n'est-ce pas là l'essentiel ?

* * * * Vendredi, 22 septembre 2017. Le prochain motu proprio auquel travaillent les proches collaborateurs de François devrait porter sur la suppression du titre “pape émérite” actuellement attribué à Benoît XVI.

* * * * Vendredi, 22 septembre 2017.
Selon ce que le pape François a enseigné au cours de sa messe du matin, « la doctrine doit passer après la miséricorde ». Et d’ajouter que “ceux qu’une telle affirmation scandalise sont uniquement ceux qui sont incapables de voir leurs propres péchés ».
La transformation de l’Eglise en un club de bienfaisance ouvert à toute personne libre de ne croire en rien est donc en marche.

* * * * Vendredi, 22 septembre 2017. On sait que le parcours sacerdotal de Jorge Bergoglio en tant que jeune prêtre a été pour le moins chaotique. Il est est résulté une rancœur qui explique que le seul vrai programme de François est de régler de vieux comptes personnels par la liquidation de tout ce qui, à ses yeux, représente une entrave à sa marche vers le pouvoir absolu. Liquidation des enseignements des papes qui l’ont précédé ; liquidation de la liturgie ; liquidation du catéchisme par lequel est enseignée la doctrine de la foi ; liquidation, enfin, des cardinaux qui osent s’opposer à son programme de liquidation...

* * * * Jeudi, 21 septembre 2017. Lors d’une récente réunion du “Conseil des 9 cardinaux” créé par François et ayant à sa tête le très libéral cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich (D), il a été question du sort du cardinal Robert Sarah. Selon plusieurs sources, ce dernier devrait être la prochaine victime du pape qui, en décembre prochain, lui intimera de quitter la congrégation pour le Culte divin où il n’est déjà plus préfet que de nom.

* * * * Jeudi, 21 septembre 2017. Parce qu’il considère que « le pape actuel est Dieu sur terre » (sic), le producteur de film Andrea Iervolino a réalisé un documentaire ultra-élogieux sur François.
Avant sa sortie dans les salles, probablement à Noël (quel cadeau !), le film sera projeté au Vatican. Probablement pour permettre à Jorge Bergoglio d’admirer François... ou le contraire.

* * * * Jeudi, 21 septembre 2017. La théologie favorisant le relativisme doctrinal ne doit pas seulement devenir la norme dans le nouvel Institut pour le mariage et la famille créé par le pape François.
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Cette théologie, telle que dessinée à grands traits dans “Amoris laetitia”, doit aussi être introduite dans les divers instituts des Etats-Unis, d’Espagne, du Mexique, du Brésil, du Bénin et des Philippines. C’est ce qu’à annoncé sur les ondes de Radio Vatican Mgr Vincenzo Paglia, nommé par François chancelier du nouvel Institut. Et le prélat d’ajouter qu’il considérait le mariage catholique comme “un modèle désuet”.
Selon Mgr Paglia, il est indispensable de visiter les Instituts des cinq continents afin de les amener à s’accorder avec les enseignements d’ “Amoris Laetitia”.
L’érosion programmée de l’Eglise suit donc son cours...

* * * * Jeudi, 21 septembre 2017. Les années postconciliaires ont vu l’émergence d’un clergé peu formé, de liturgies bancales, de catéchèses vides, de fidèles tellement égarés qu’ils finissaient par confondre la foi avec leurs bons sentiments... Autant d’ “ingrédients” dont dispose librement un pape qui, aujourd’hui, souhaiterait mettre en place un programme d’affaiblissement permanent de l’Eglise.

* * * * Mercredi, 20 septembre 2017. D’un théologien catholique :
« Plusieurs théologiens protestants libéraux se réjouissent ouvertement de voir que le Jorge Bergoglio (qui voulait être pape pour régler ses problèmes personnels) est en train de réussir ce que Martin Luther n’avait pas pu faire à son époque : miner la doctrine pour mettre l’Eglise catholique par terre. En cela, Bergoglio est secondé par les évêques allemands influents, par les courants libéraux qui ont profité de la crise postconciliaire pour occuper le terrain dans les diocèses et les paroisses, par Mgr Paglia qui s’est fait représenter nu et dans les bras d’un homme sur une fresque réalisée dans la cathédrale de Terni. N’avons-nous donc plus d’évêques assez courageux pour réagir et aller dire au pape qu’il n’est plus possible, en conscience, d'adhérer à ses discours ? »


* * * * Mercredi, 20 septembre 2017.
François a-t-il entrepris de liquider l’Eglise catholique ?
Les dernières évolutions concernant l’ “Institut Pontifical Jean-Paul II pour le mariage et la famille” portent à confirmer, semble-t-il, les craintes selon lesquelles l’enseignement problématique contenu dans “Amoris laetitiae” doive être poursuivi et rendu irréversible. C’est ce qu’écrit Edward Pentin, expert des affaires vaticanes généralement bien informé, sur son blog du “National Catholic Register”.
Par le Motu Proprio “Summa Familiae Cura” qui vient de paraître, le Pape François, qui semble souffrir d’un inquiétant trouble de la personnalité (voir
ici et ici), a en effet récréé de toutes pièces cet institut qui prend désormais le nom d’ “Institut Pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille” ; son but est donc de poursuivre les travaux entrepris lors des deux synodes sur la famille et à travers l’Exhortation postsynodale “Amoris laetitiae”.
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Selon Pentin, une des premières actions de cet institut pourrait être une réinterprétation de l’encyclique “Humanae vitae” du Bx. Paul VI, dont on fêtera en 2018 le cinquantième anniversaire. L’enseignement du pape polonais est considéré par certains théologiens comme un obstacle majeur à la possibilité d’un renforcement de la portée de l’encyclique “Amoris laetitia” de François. Cette conviction se trouve renforcée par les arguments avancés dans la présentation du nouvel institut : la foi se doit d’être réinterprétée dans un contexte qui tienne compte de “la complexité des situations” et ne plus être limitée par les pratiques pastorales et missionnaires qui se sont imposées dans le passé. Pour Pentin, ce sont là les mêmes arguments que ceux invoqués à propos de l’interprétation controversée du document “Amoris laetitia”.
Pentin écrit que, bien que les statuts définitifs de l’Institut ne soient pas encore connus, « il y a des signes évidents qu’une rupture est intervenue ». La nouvelle direction de l’Institut, dont fait partie le douteux archevêque Paglia, ont d’ores et déjà élargi le corps enseignant, en visant un plus grand prestige de l’ensemble. Si cette décision a pour but de rendre l’Institut plus attractif pour les professeurs et les étudiants, des voix critiques s’élèvent pour la considérer plutôt comme une volonté subtile de vider l’enseignement de Jean-Paul II de son contenu, en ce sens que désormais des positions qui ne seraient plus en accord avec le magistère de l’Eglise - donc avec la doctrine s’appuyant sur les enseignements des Apôtres - pourraient être soutenues dans cet Institut.
Et Pentin poursuit : « Pendant ce temps, le blog du Register apprend, par des sources fiables, que des membres de l’Episcopat allemand se sont montrés frustrés par la lenteur des réformes proposées par François, et ont exercé des pressions pour tenter d’en accélérer le rythme ; d’où la parution aujourd’hui de ce motu proprio, après le document “Magnum principium” paru la semaine dernière sur la question des traductions liturgiques.
Et plus important encore : ces évêques semblent inquiets à l’idée que ces réformes voulues par François puissent être invalidées par un futur pape et voudraient donc qu’elles soient autant que possible gravées dans le marbre, éventuellement par le biais d’une Constitution apostolique. Le pape François lui-même a dit, dans un cadre privé, qu’il voulait être sûr que ses réformes seraient irréversibles, et cette volonté est partagée par ses plus proches collaborateurs.

Sources : kathnet ; National Catholic Register ; Edward Pentin (Trad. MH/APL)

* * * * Mercredi, 20 septembre 2017. Souvenirs, souvenirs...
« Les catholiques attachés à la “forme extraordinaire” de la liturgie donnent assez souvent l’impression de n’avoir qu’une une vision idéalisée de la façon dont cette forme était célébrée avant le Concile. Et cette vision vient du fait qu’aujourd’hui, lorsqu’ils organisent une célébration selon cette “forme extraordinaire” ils “mettent le paquet” pour que tout soit fait le mieux possible et respecté le plus possible : grand-messe avec, si possible, diacre et sous-diacre, service d’autel assuré par des servants bien exercés, schola chantant le propre du jour ainsi que l’ordinaire, etc.
Mais était-ce comme cela avant le Concile ? Etait-ce comme cela partout ? Etait-ce aussi beau dans toutes les paroisses ?
J’ai eu la chance de pas mal voyager avant Vatican II et d’aller à la messe en de nombreux endroits très différents les uns des autres. Et je dois reconnaître que la “forme extraordinaire” de la liturgie, telle qu’elle est aujourd’hui idéalisée par les fidèles qui la réclament, n’existait que très rarement.
En Oubangui-Chari (actuelle République Centrafricaine), je ne l’ai connue qu’à la cathédrale de Bangui... avec déjà quelques
adaptations musicales ; en Guinée, je ne l’ai connue qu’à la cathédrale de Conakry (à l’époque où le cardinal Sarah devait être séminariste) ; en France, je n’ai pu y assister qu’à la cathédrale de Meaux... Partout ailleurs, dans les petites paroisses que j’ai fréquentées à telle ou telle occasion, que ce soit dans les Côtes d’Armor, en Seine-et-Marne, dans le Maine-et-Loire, dans l’Oise, en Lozère, dans les Alpes-Maritimes... les messes alors célébrées selon le missel dit “de S. Pie V” était réduite à un rituel que le curé du lieu s’employait à respecter le mieux possible avec l’aide des “moyens du bord” : souvent, le service d’autel était inexistant et la chorale paroissiale se limitait à trois ou quatre bonnes volontés qui, toute l’année, chantaient tant bien que mal, avec ou sans l’aide d’un harmonium, les mêmes cantiques (sans rapports avec les pièces du propre) et les mêmes ordinaires (celui de la “messe des Anges“ et, les jours de fête, celui d’une “messe royale du Du Mont”).
Pendant les “prières au bas de l’autel”, il fallait chanter “Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu” ou bien, certains jours de fête, “Jour du Seigneur, jour de louange et de prière”, dont la mélodie était celle d’un chant révolutionnaire. Le graduel et l’alleluia n’étaient jamais chantés ; à l’offertoire, c’était “Reçois l’offrande de tes enfants, tous unis dans un même élan” ou bien “Gloire à Dieu pour le pain qu’il nous donne”. Au moment de la communion, “Tu es mon berger ô Seigneur” ou “J’ai reçu le Dieu vivant et mon cœur est plein de joie”. A la fin de la messe, pendant que le célébrant disait le “Dernier Evangile” et que, les éventuels enfants de chœurs guettaient la génuflexion du “et Verbum caro factum est” pour pouvoir la faire en même temps que le prêtre (ce qui marquait la fin de la célébration et le retour à la sacristie), il fallait chanter un cantique à la Vierge ou un chant adapté au temps liturgique : carême (“Au sang qu’un Dieu va répandre”), Noël (“Les Anges dans nos campagnes”)...
Les petites paroisses du diocèse de Strasbourg faisaient cependant exception : les chants liturgiques étaient d’avantage respectés et les répertoires étaient de meilleure facture. C’était dû au fait que dans chaque église il y avait un orgue, un organiste, un directeur de chorale et une chorale capable de chanter le grégorien ainsi que des polyphonies en latin, en français ou en allemand.
En fin de compte, la seule messe où tout était intégralement respecté - rites, pièces de l’ordinaire et du propre - était la messe des défunts.
Et encore... à la condition d’avoir un chantre sachant alterner avec le célébrant. Quant aux offices de la Semaine Sainte, ils étaient longs et épuisants pour le curé obligé de respecter des rites complexes que ne suivaient, dans les paroisses rurales, qu’une petite poignée de fidèles âgés augmentée de deux ou trois familles qui venaient souvent plus par pitié pour le pauvre prêtre que pour participer aux célébrations.
Je me souviens qu’étant gamin, j’avais été à la messe du dimanche à la Malène, dans les gorges du Tarn. Je passais là des vacances en famille : mes grands-parents paternels, mes parents et moi. A cette messe, il devait y avoir en tout et pour tout, si mes souvenirs sont bons, six paroissiens. Le curé était seul : ni sacristain, si servant de messe, ni chantre, ni harmonium... A l’issue de la célébration, il est venu nous saluer et nous a dit : « C’est un beau dimanche : grâce à vous, j’ai eu deux fois plus de personnes à la messe que d’habitude ! » La situation était presque identique dans les villages du nord de la Seine-et-Marne (Crouy s/ Ourcq, May-en-Multien...) ainsi qu’en Indre-et-Loire (Montlouis, Veretz, Vouvray...).
En traversant la France aujourd’hui, on peut constater que la situation ne s’est pas améliorée si l’on en juge par le nombre d’églises paroissiales fermées, comme abandonnées, et le nombre de clochers - parfois, 15, 20... - desservis par un seul prêtre. Il y a quelques temps, j’ai fait une halte, un dimanche matin, dans un village de l’Yonne où était célébrée une messe. Sur la porte de l’église, une affichette précisait que c’était la messe pour les 7 ou 8 paroisses du secteur. Dans l’église, un prêtre encore assez jeune était à l’autel ; une vingtaine de fidèles étaient là ; quelqu’un accompagnait sur un instrument électronique quelques chants passe-partout exécutés par quelques voix chevrotantes.
Pour en revenir à la période d’avant Vatican II, je me souviens que les seuls à bien connaître les rites de la liturgie tridentine, à cette époque, étaient les hommes. Ce qui peut s’expliquer par le fait qu’étant dans des familles catholiques, ils fréquentaient souvent des écoles privées où ils apprenaient à servir la messe. Je me souviens qu’ayant servi la première fois la messe à la cathédrale de Meaux (il s’agissait d’une messe “pour les enfants”, célébrée sur un autel face-au-peuple amovible... avant Vatican II !), je me suis fait reprendre par mon Père qui m’attendait sur le parvis de la cathédrale : « Je te signale que tu as oublié de sonner la clochette au “Domine non sum dignus” ! » Ma Mère, elle, ne faisait pas attention à ces “détails” de la liturgie. Et aujourd’hui, je m’aperçois que les dames d’un certain âge n’ont que très peu de souvenirs des messes d’ “autrefois” alors que la majorité des messieurs ont encore des quantités de choses à raconter au sujet de leurs aventures d’enfants de chœur.
Ce petit survol de ce qui se passait dans les paroisses avant le Concile montre que la liturgie était loin d’être partout exemplaire et loin de ressembler aux messes idéales telles qu’elles sont actuellement célébrées selon la “forme extraordinaire”. Mais personne ne s’en offusquait car “c’était comme ça”. Et les prêtres faisaient de leur mieux... ce qui n’est plus guère le cas aujourd’hui. » D.C.

* * * * Mercredi, 20 septembre 2017. Dans le diocèse sinistré de Rodez à la tête duquel se trouve l’invraisemblable Mgr Fonlupt, la dilution du catholicisme dans une sorte de magma religieux sans nom est une réalité dans laquelle “transmettre ce que l’on croit” - et non plus la parole de Celui qui a dit qu’Il était la Vérité - est plus important que de rappeler ce que croit l’Eglise.
Les catholiques de Rodez (s’il en reste) sont donc invités par leur évêque à participer activement à leur autodémolition :

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* * * * Mardi, 19 septembre 2017.
Le “cas” Bergoglio/François : la suite d’une longue mais intéressante étude à lire ici...

* * * * Mardi, 19 septembre 2017. Selon Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission “Ecclesia Dei” créée par S. Jean-Paul II pour répondre aux souhaits des fidèles attachés à la liturgie d’avant Vatican II, la “forme extraordinaire” du rite romain peut avoir une influence positive sur la “forme ordinaire” en tant qu’ “antidote à la créativité arbitraire”.

* * * * Mardi, 19 septembre 2017. Selon le P. James Martin, jésuite bien en vue dans l’entourage du pape François, Jésus n’avait pas conscience de la mission qu’il devait accomplir sur terre.
D’autre part, le P. Martin - qui n’en est plus à une idée farfelue près - conseille vivement aux prêtres de développer une pastorale du mariage pour les couples homosexuels et suggère que durant les “messes de mariage” entre personnes de même sexe, les conjoints soient invités à s’embrasser sur la bouche au moment du geste de paix.

* * * * Mardi, 19 septembre 2017. Au cours d’une rencontre œcuménique qui s’est déroulée samedi dernier à Bochum (D), le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et bras droit du pape François, a déclaré qu’il faut cesser d’utiliser l’expression “frères séparés” en parlant des protestants. Et d’ajouter que “sur le plan de la foi, il y a de profondes similitudes entre catholiques et protestants.”

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L’Eglise protestante d’Allemagne (Evangelische Kirche Deutschlands) à laquelle s’adressait le cardinal Marx fait la promotion du relativisme théologique, encourage la constitution d’un clergé gay, est favorable aux “pseudo-mariages” entre personnes de même sexe, met en cause l’autorité de la Bible, ne croit pas aux sacrements, refuse l’autorité du magistère, combat le culte de la Vierge Marie...


* * * * Mardi, 19 septembre 2017. Le fait qu’il se soit confié pendant six mois à un psychanalyste juif ne constitue pas l’unique révélation inédite que le pape François ait faite à son interviewer Dominique Wolton dans un livre sorti en France depuis quelques semaines.
Au milieu du premier chapitre, Jorge Mario Bergoglio cite également pour la première fois le nom de l’anthropologue qui lui a inspiré sa conception du “peuple”
:
«
Il y a un penseur que vous devriez lire: Rodolfo Kusch, un Allemand qui vivait dans le nord-ouest de l’Argentine, un très bon philosophe anthropologue. Il m’a fait comprendre une chose : le mot “peuple” n’est pas un mot logique. C’est un mot mythique. Vous ne pouvez parler de peuple logiquement, parce que ce serait faire uniquement une description. Pour comprendre un peuple, comprendre quelles sont les valeur de ce peuple, il faut entrer dans l’esprit, dans le cœur, dans le travail, dans l’histoire et dans le mythe de sa tradition. Ce point est vraiment à la base de la théologie dit “du peuple”. C’est-à-dire aller avec le peuple, voir comment il s’exprime. Cette distinction est importante. Le peuple n’est pas une catégorie logique, c’est une catégorie mythique».
Il est intéressant que le pape ait cité le nom de celui qui l’a inspiré : Rodolfo Kusch (1922-1979) qui fut un adepte de la “théologie de la libération” latino-américaine.
Pour rappel, la théologie de la libération enseigne que l’Eglise n’existe que dans un contexte concret et particulier impliquant de toujours d’aller en priorité annoncer la Bonne Nouvelle de la libération aux pauvres, aux opprimés, aux crucifiés de notre temps. Dans cette “Eglise des pauvres”, les riches peuvent trouver une place pour autant qu’ils acceptent de rejoindre les “périphéries existentielles” où se trouve un “Jésus réel” protégeant les opprimés et rejetant les oppresseurs.

Source :
Sandro Magister.

* * * * Lundi, 18 septembre 2017. Le 23 septembre 1978, quelques jours avant sa mort, Jean-Paul Ier disait en son discours à Saint Jean de Latran : « Je voudrais que Rome donne le bon exemple d'une liturgie célébrée avec dévotion et sans fausses créativité. Certains abus en matière liturgique ont pu favoriser par réaction des attitudes qui ont poussé des positions en elles-mêmes insoutenables et contraires à l'Évangile. En faisant appel avec affection et espérance au sens de la responsabilité de tous face à Dieu et à l'Eglise, je voudrais pouvoir être assuré que l'on évitera tout manquement aux règles liturgiques ».
Par la suite, Jean-Paul II puis Benoît XVI ont dit la même chose.
Et nos évêques n'ont jamais écouté, préférant faire exactement l'inverse de ce que les papes leur demandait de faire. A présent, leurs paroisses sont vides, leurs séminaires sont vides, leurs prêtres épuisés. Et dans leurs diocèses respectifs, les responsables de la liturgie sont à ce point ignorants des textes conciliaires qu'il est devenu totalement impossible d'aborder avec eux les questions relatives au culte divin. Nous sommes donc face à une catastrophe spirituelle qui aura de durables et néfastes répercussions sur la vie de foi des fidèles.

* * * * Lundi, 18 septembre 2017. Par qui l’Eglise est-elle conduite ? Par qui est-elle gouvernée ? L’Eglise est conduite par le Christ ; elle est gouvernée par le Successeur de Pierre : le pape François. Or, aujourd’hui, c’est la gouvernance qui pose (un grave) problème, comme le montre une longue étude sur Jorge Bergoglio publiée sur le site “Benoît-et-moi” et dont nous donnons un résumé :

Peu avant d’être ordonné prêtre, Jorge Bergoglio écrivit une “profession de foi” que voici :
« Je veux croire en Dieu le Père, qui m’aime comme un fils, et en Jésus, le Seigneur, qui a insufflé son impulsion dans ma vie pour me faire sourire et me faire entrer ainsi dans le royaume de la vie éternelle.
Je crois en mon histoire, imprégnée du regard bienveillant de Dieu qui, le premier jour du printemps, le 21 septembre, est venu me rencontrer et m’a invité à le suivre.
Je crois en ma douleur, stérile par la faute de l'égoïsme, où je me réfugie.
Je crois en la mesquinité de mon âme, qui veut prendre sans jamais donner... sans jamais donner.
Je crois que les autres sont bons, et que je dois les aimer sans crainte et sans jamais les trahir pour chercher une sécurité pour moi.
Je crois en la vie religieuse.
Je crois que je veux aimer beaucoup.
Je crois en la mort quotidienne, brûlante, à laquelle j’échappe mais qui me sourit et m'invite à l'accepter.
Je crois en la patience de Dieu, accueillante, douce comme une nuit d’été.
Je crois que papa est au ciel aux côtés du Seigneur.
Je crois que le père Duarte, mon confesseur, est aussi au ciel pour intercéder pour mon sacerdoce.
Je crois en Marie, ma mère, qui m’aime et qui ne me laissera jamais seul. Et j’attends la surprise de chaque jour où se manifesteront l’amour, la force, la trahison et le péché, qui m’accompagneront jusqu’à la rencontre définitive avec ce visage, merveilleux [au point que] que je ne sais pas comment il est, que je fuis continuellement, mais que je veux connaître et aimer.
Amen. »
Qu’il s’agisse d’une “profession de foi sincère”, c'est certainement le cas. Mais il s’agit d’une foi en soi-même, en son “je” devenu comme une référence obsessionnelle de celui qui a lui-même avoué avoir été soumis à une psychanalyse pendant six mois, alors qu’il avait 42 ans.
Aux yeux entraînés et rendus attentifs par l'expérience, souvent douloureuse, les symptômes d’un “trouble de la personnalité” sont évidents. Il s’agit non d’un “défaut de caractère”, mais d’une déformation axiale de la personne dans toutes ses capacités cognitives, affectives et interpersonnelles. Elle est caractérisée par :
- une idée grandiose de soi, (minée chez le patient par des sentiments intimes à la critique ;
- un besoin constant d’admiration (qui pousse à des gestes opportunistes pour arracher les applaudissements) ;
- une exploitation des relations interpersonnelles conduisant à tirer profit des autres à ses propres fins ;
- un manque d’empathie empêchant de reconnaître et de respecter les sentiments et les besoins des autres ;
- la croyance au fait d’être “spécial”, “unique” et par conséquent incompris.
A relire les témoignages de ceux qui ont connu Jorge Bergoglio en Argentine, on est frappé par la fréquence avec laquelle émergent spontanément sur leurs lèvres des termes descriptifs des troubles qui viennent d’être énumérés.
En 2013, le journaliste Horacio Verbitsky écrivait : « Ne faites pas confiance à Bergoglio, c’est un grand acteur ». Et il ajoutait, prophétique : « Lorsqu’il célébrera sa première messe dans une rue du Trastevere ou à la Stazione Termini de Rome, et qu’il parlera des gens exploités par les insensibles qui ont fermé leur cœur au Christ, il y en aura qui se déclareront enthousiastes devant le renouveau ecclésial tant invoqué ».
La sœur d’un jésuites affirme : « Il a obtenu ce qu’il voulait. Mon frère m’avait prévenu, il veut devenir Pape : c’est la personne la plus apte, et c’est un expert en dissimulation ».
Un ex-jésuite, Miguel Ignacio Mom Debussy, 67 ans, qui a pratiquement vécu avec Jorge Bergoglio pendant 11 ans raconte : « Il était mon supérieur direct, d’abord comme maître des novices, puis comme Provincial des Jésuites en Argentine et plus tard comme recteur du Colegio Máximo de San Miguel... Bergoglio était très manipulateur : il manipulait les personnes, tant en les séduisant qu’en les menaçant, de façon subtile ou très directement. Il voulait contrôler les gens selon sa convenance ou essayer de les coopter selon sa ligne de pensée et d’action pastorale et avait une soif évidente de pouvoir. (...) »
Jorge Bergoglio a-t-il de son passé “une liste de méchants” qu’il méprise ?
Au moment de son élection, les journaux argentins publiaient des listes de “méchants” évêques argentins avec lesquels il avait été en conflit pour des raisons idéologiques et dont - jurait la presse - Bergoglio se vengerait. Et c’est ce qui s'est passé : renvois et démissions. La journaliste Elisabetta Piqué, biographe admiratrice du pape, a recueilli de vive voix de son héros les noms de “méchantes personnes” au Vatican : le secrétaire d’Etat Angelo Sodano, le nonce à Buenos Aires Adriano Bernardini, l’ambassadeur argentin auprès du Saint-Siège Esteban Caselli... Tous ont été accusés de traditionalisme opposé au progressisme salvateur de François alors qu’en réalité on comprend que ces personnalités n’ont qu’essayé de freiner son irrésistible ascension, car elles en avaient subodoré le danger et la soif de pouvoir.
De 1973 à 1979, Jorge Bergoglio a exercé la la charge de Supérieur provincial d’Argentine ; il est ensuite rétrogradé pour faire ce qu’il faisait auparavant, recteur de la faculté de théologie de San Miguel ; puis ses supérieurs l’envoient en Allemagne pour qu’il se fasse une culture avec une thèse sur le théologien Romano Guardini qu’il ne soutiendra jamais. Après quoi, dès son retour en Argentine sur sa demande pressante, est envoyé à Cordobà, à mille kilomètres de la capitale où il avait créé son propre centre de pouvoir.
La thèse de doctorat sur Romano Guardini est un autre mythe sur lequel Bergoglio a beaucoup brodé pour cacher la réalité. Sur le site officiel du Vatican, il a fait écrire : « En mars 1986, il va en Allemagne pour terminer sa thèse de doctorat. » Quant à “L'Espresso”, il va plus loin : « C’est précisément sur Romano Guardini que le jésuite Jorge Mario Bergoglio écrivit sa thèse de doctorat en théologie, à Francfort en 1986 ».
Or Sandro Magister précise que Jorge Bergoglio n’a ni écrit cette thèse ni obtenu son doctorat. C’était plutôt un projet, auquel il consacra quelques mois en Allemagne en 1986, à la Faculté de Philosophie et Théologie Sankt Georgen de Francfort, laquelle faculté a fait savoir que le futur pape « a passé quelques mois à la faculté pour prendre conseil de plusieurs professeurs sur un projet de doctorat qui n’est pas arrivé à sa conclusion ».
Jorge Bergoglio ne comprend le savoir que comme un moyen de pouvoir. C’est la raison pour laquelle il envie ceux qui le détiennent : « Si d’autres personnes reçoivent des louanges et pas lui, il se sent amer. Parfois, il essaie de discréditer les gens qui ont obtenu des reconnaissances, ou il quitte la scène si quelqu'un reçoit des compliments, parce qu’il en est contrarié ». Il est le type d’homme qui s’irrite profondément dans un environnement où les autres lui sont manifestement supérieurs intellectuellement.
De plus, il est incapable de solitude : il est de mauvaise humeur s’il ne reçoit pas d’attention ou s’il passe du temps seul. Ce qui explique à la perfection pourquoi il a choisi de vivre à Sainte Marthe plutôt que dans les salles papales.
Il est fréquent que celui qui est affecté d’un trouble narcissique, réussisse et fasse carrière. La raison en est claire : pour les autres, ces personnes semblent très sûres d’elles. Autoritaires et fascinantes, elles réussissent à être suivies par les autres ; elles n’ont pas peur de piétiner, mais pas non plus de prendre des risques ».
Le problème apparaît quand ces personnes arrivent au sommet. Car alors leur «style autoritaire de commandement», leur rage impérieuse et punitive, ne suffisent pas à cacher leur incapacité à conclure leurs projets, grandioses mais sans construction, impossibles à porter à terme et inefficaces.
C’est évident pour les observateurs objectifs des prétendues “réformes” du pape François, tant applaudi (par les médias) comme réformateur “révolutionnaire” de l’Eglise.