L'ACTUALITE DU JOUR

PRO LITURGIA

Assemblée générale 2018
et 30e anniversaire de l’Association à Villars-les-Dombes (Ain)


du samedi 22 septembre à partir de 13h30
au dimanche 23 septembre vers 17h30


Ces journées sont ouvertes à toute personne souhaitant s’associer au 30e anniversaire de Pro Liturgia. Pour connaître le programme et s’inscrire aux repas, prière d’utiliser le formulaire CLIQUER ICI et de l’envoyer avant le 8 septembre au siège de notre association :

Association Pro Liturgia
9c, avenue Clemenceau
67560 ROSHEIM

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. En allant à la messe et en regardant comment le curé de ma paroisse, aidé par quelques dames envahissantes, s’emploie à massacrer la liturgie, je pense parfois à ma grand-mère maternelle.
Elle était originaire d’un petit village alsacien, avait connu 14-18 puis 39-45. Obligée comme tout le monde à parler en allemand alors que son cœur était français puis, à partir de 1945, obligée de parler le français qu’elle maîtrisait mal, elle trouvait un refuge linguistique dans le dialecte alsacien qui était la langue de tous.
Le dimanche, comme la majorité des gens du village, elle allait à la grand-messe qui était en latin. Ce qui ne dérangeait personne. Dans le village qui comptait environ 300 âmes, il y avait une chorale d’hommes : une vingtaine de solides paysans qui, outre le travail des pièces pour les messes dominicales, prenaient à cœur de préparer des messes polyphoniques pour embellir les fêtes de l’année liturgique. Ces messes composées par d’éminents chanoines musiciens du diocèse convenaient parfaitement pour ce genre de chorales paroissiales...
Oui, je pense à ma grand-mère et j’imagine quelle aurait pu être sa réaction si je lui avais dit qu’un jour, dans l’église de son village où elle aimait se rendre, les messes seraient célébrées « face au peuple », sur une table, en français, par un prêtre ordinairement en civil et qui se fait appeler par son prénom. Je crois qu’elle aurait pensé que je délirais dangereusement et qu’il fallait m’interner. Et pourtant...

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. Aux Etats-Unis, la crise est telle que les évêques viennent de demander à Rome de leur envoyer un visiteur apostolique.
Notons qu’à côté des abus sexuels existe un autre problème : celui de prêtres vivant avec un ou une « conjoint(e) ». En France aussi ? Cette question ne mériterait-elle pas d'être posée avant que n'éclatent de nouveaux scandales ?

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. Au monastère cistercien d’Heiligenkreuz (Autriche) où l'on met en oeuvre la réforme liturgique, cinq frères ont prononcé leurs vœux perpétuel le 15 août dernier (voir ici). Preuve que le concile Vatican II n’est pas à l’origine de la crise de l’Eglise ; c’est plutôt sa non-réception - ou sa réception de façon incorrecte - qui a conduit à vider les églises et à tarir les vocations. La « réforme de la réforme » de la liturgie doit donc demeurer LA priorité.

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. Le sens de la liturgie s’est tellement perdu que les messes célébrées à l’occasion de funérailles ne sont plus l’occasion de prier pour le repos de l’âme d’un défunt (d’ailleurs qui se soucie encore de ce qu’est l’âme et de ce qu’elle devient après la mort ?) mais de « rendre un dernier hommage ».
Ce fut encore le cas pour les obsèques de Joel Robuchon qui se sont déroulées dernièrement à la cathédrale de Poitiers : « Une messe sera célébrée en hommage à... » ont annoncé les journalistes dont les propos n’ont été corrigés par aucun évêque. Moyennant quoi, on peut célébrer n'importe comment et chanter n'importe quoi.

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. Selon le journal allemand « Die Welt » qui reprend des informations de la presse italienne « beaucoup de catholiques ne voient plus le pape François comme un authentique chef spirituel ».
Les journalistes notent que même chez les fidèles qui pratiquent, la popularité du Souverain Pontife diminue régulièrement.

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. Le P. James Martin, prêtre américain ouvertement pro-gay et qui fait le buzz sur nombre de réseaux sociaux, minimise l’importance des abus sexuels commis par certains clercs au nombre desquels se trouvent des évêques et des cardinaux. Qu’attend le pape François pour reduire au silence le sulfureux P. Martin ?

* * * * NOUVEAU Samedi, 18 août 2018. La réalité rattrape François. On se souvient qu’au début de son pontificat, il avait un jour déclaré : « Qui suis-je pour juger ? » Or, mis devant les scandales de prêtres pédophiles, le voici obligé de juger... et même de condamner s'il veut être crédible.

* * * * Vendredi, 17 août 2018. Le prêtre qui, d’une façon ou d’une autre, abîme la liturgie en ne la célébrant pas comme elle doit être célébrée, commet publiquement quatre péchés :
1. Il met l’homme à la place de Dieu, ce qui est une forme de blasphème ;
2. Il frelate la doctrine de l’Eglise exprimée par les rites, ce qui est une forme d’apostasie ;
3. Il déshonore le sacrement de l’Ordre, ce qui conduit à ruiner le ministère qu’il entend exercer ;
4. Il compromet la démarche de foi des fidèles, ce qui est un encouragement à l’impiété.
Nombre d’évêques qui ne corrigent pas les « abus liturgiques » devenus monnaie courante dans les paroisses se font les complices de ces prêtres qui n’ont malheureusement plus conscience des fautes publiques qu’ils commettent messe après messe.

* * * * Vendredi, 17 août 2018. Et si Benoît XVI avait été poussé à démissionner par ceux qui, au sein du « haut-clergé » craignaient que ce pape à l’apparence douce ne veuille entreprendre un grand nettoyage dans la « maison-Eglise » ?
En 2005, le cardinal Ratzinger avait été demandé par S. Jean-Paul II pour dire les méditations du traditionnel Chemin de Croix du Colisée. Souvenons-nous des mots qu’il avait alors employés : « Seigneur, tu nous appelles à sortir de la banalisation du mal dans laquelle nous nous complaisons, de manière à pouvoir continuer notre vie tranquille. (...) Aide-nous à ne pas nous contenter de marcher à côté de toi, ou d’offrir seulement des paroles de compassion. (...) Que de souillures dans l’Eglise ! Souvent, Seigneur, ton Eglise nous semble une barque prête à couler. Mais c’est nous-mêmes qui te trahissons. Prends pitié de ton Eglise. (...) Sauve ton Eglise et sanctifie-la. Sauve-nous tous et sanctifie-nous. »
En entendant ces paroles, certains ont dû trembler. Mais le cardinal Ratzinger, qui était très bien informé de ce qui se passait dans l’Eglise, attendait un signe du Souverain Pontife pour agir. La peur a dû reprendre certains cardinaux et évêques lorsque Joseph Ratzinger est devenu pape. Il en savait de trop : il fallait d’une façon ou d’une autre le pousser vers la sortie et le réduire au silence.

* * * * Vendredi, 17 août 2018. Le journaliste Phil Lawler, bien connu aux Etats-Unis, a fait remarquer que « le pape François a créé le Conseil des cardinaux en avril 2013 et a nommé les huit premiers membres de ce groupe pour une durée de cinq ans. Un rapide calcul indique que leurs mandats s’achevaient en avril dernier. Encore une fois, c’eût été le moment opportun pour remplacer les cardinaux entachés par des scandales. Quatre de ces huit cardinaux sont à présent accusés, à tort ou à raison, d’avoir commis des abus sexuels ou d’avoir dissimulé des preuves de tels abus. Trois de ces quatre ont dépassé les 75 ans, âge auquel les évêques en activité doivent se retirer : dans leurs cas, il y avait donc deux bonnes raisons de les remplacer. Mais les quatre sont toujours en place. Si le pape François veut envoyer un message clair, les occasions sont là. Mais si tous ces cardinaux restent en place, alors qu’il aurait été facile de les remplacer, cela envoie aussi un message. »

* * * * Jeudi, 16 août 2018. Il est totalement faux prétendre, comme le font certains « traditionalistes » durs, que Vatican II conduit l’Eglise à sa ruine. En vérité, ce qui ruine l’Eglise et les églises, ce sont les clercs qui ne respectent pas les décisions du Concile et qui, partant, célèbrent des messes aussi aléatoires qu’insipides qui font fuir les fidèles et tarir les vocations tant sacerdotales que religieuses.
Là où le Concile est étudié, compris et intelligemment mis en œuvre, l’Eglise se porte plutôt bien. C’est le cas, entre autres exemples, au
monastère cistercien d’Heiligenkreuz (Autriche) : les vocations y sont florissantes. Au point que le 20 août prochain, en la fête de saint Bernard de Clairvaux, le Père Abbé désignera les six moines chargés de redonner vie au prieuré Neuzelle fondé en 1133 par le margrave Léopold III et son épouse Agnès.
Le moines -
qui sont déjà venus chanter des Offices - seront officiellement accueillis le 2 septembre prochain par Mgr Wolfgang Ipolt, évêque de Görlitz. Comme à la maison-mère, la liturgie sera chantée en grégorien et dans le respect des livres publiés à la suite de Vatican II.

* * * * Mercredi, 15 août 2018. Messe de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie : cliquer ici.

* * * * Mercredi, 15 août 2018.
« Le visage de l’Eglise des temps modernes est conforme à l’apparition d’une forme complètement nouvelle d’Eglise de païens, et le sera plus encore dans le futur.
Non pas, comme avant, une Eglise de païens convertis au christianisme, mais une Eglise de païens qui se nomment encore eux-mêmes chrétiens. Le paganisme est présent aujourd’hui dans l’Eglise elle-même. (...) Aujourd’hui, la couverture extérieure de l’Eglise demeure, tandis qu’ont diminué la conviction personnelle, le désir d’appartenir à l’Eglise, dans laquelle est déposée une grâce divine particulière, une réalité transcendante de salut. (...)
Aux chrétiens d’aujourd’hui, il paraît impensable que le christianisme - et plus concrètement l’Eglise catholique - soit le seul chemin de salut. De cette façon, le caractère absolu de l’Eglise s’est transformé en quelque chose qui peut être mis en question. (...) L’idée que tous les hommes bons se sauveront est maintenant, pour le chrétien normal, évidente, comme l’était, avant, la conviction contraire. Le croyant se demande alors un peu confus : pourquoi est-ce si facile pour ceux qui sont à l’extérieur, quand à nous on nous impose des choses si difficiles ? On en arrive ainsi à percevoir la foi comme une charge et non pas comme une grâce. » Joseph Ratzinger (1958).

* * * * Mercredi, 15 août 2018. Au sein de l’Eglise, le probabilisme apparaît comme un courant théologique qui permet de souffler alternativement le chaud et le froid en ignorant l’avertissement de Jésus : « Si c’est oui, dites oui, si c’est non, dites non, tout simplement ; ce que l’on dit en plus vient du Mauvais ». (Matthieu 5, 37 ; 2 Col. 1, 20).
Le probabilisme débouche sur la confusion des propositions, sur la « doublepensée » dont parle Orwell dans « 1984 », sur une avalanche d’interprétations possibles et souvent même contradictoires.
Dire la vérité ne fait pas partie du programme du probabiliste dans la mesure où ce cherche prioritairement à captiver son auditoire, à obtenir ses faveurs et ses applaudissements, à présenter un salut facile à ceux qui n’aspirent qu’à « s’entourer d’une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Tim 4, 3).
Pour plaire à un maximum de personne, le probabiliste aura toujours tendance à vider les sacrements de leur sens par le biais de liturgies racoleuses et de catéchèses privées de tout contenu.
Ce qui est le plus troublant, c’est le désintérêt marqué des probabilisme pour la vérité.
On trouve toujours chez eux un goût plus ou moins prononcé pour le relativisme - ou même le scepticisme - qui les pousse à agir selon la norme la plus probable c’est-à-dire, en réalité, la norme qui, dans une circonstance donnée, pourra être considérée comme la plus agréable à une personne ou à un groupe. Cela s’applique à l’enseignement doctrinal comme à la liturgie : chacun doit pouvoir trouver la messe qui lui plaît et non plus la messe qui obéit à des règles objectives permettant d’avoir une liturgie dont l’agencement et le contenu soient l’expression claire de la foi chrétienne authentique.
On assiste ainsi au développement d’une religion de compromis, d’une religion « à la carte » dans laquelle le souci de plaire aux autres se conjugue avec le souci de se faire plaisir en trouvant sa place au sein d’une Eglise atomisée.
Aujourd’hui, la pastorale mise en œuvre par les probabilistes affecte toute l’Eglise, mettant son unité en péril par le biais de célébrations liturgiques déconstruites, de catéchèses inconsistantes et de propositions de décentralisation largement inspirées par la Réforme luthérienne.
Nos évêques ne devraient-ils pas s’en inquiéter pour autant qu’ils entendent demeurer à la tête de diocèses catholiques ?


* * * * Lundi, 13 août 2018. A première vue, ce n’est pas grand chose. On le savait déjà, l’Eglise est clairement opposée à la peine de mort. Ce qui lui restait sans doute à déterminer était que cette interdiction est valable dans tous les cas, guerre et autodéfense y compris.
Aujourd’hui c’est chose faite. S’il s’était, par exemple, avéré que quelqu’un ait réussi à tuer Hitler ou Staline (évitant de ce fait des millions de morts), nous savons “grâce” au pape François, que celui-ci serait à présent considéré par l’Eglise non pas comme un héros mais comme un criminel. Voilà qui est dit.
Chacun jugera bien sûr du bien-fondé de cette nouveauté. A première vue, donc, rien qui mettrait en péril ce que nous savions déjà. Hélas, cette nouvelle perception en cache une autre. En effet, loin de se contenter d’affirmer son propos au cours d’une homélie, c’est bel et bien un article du Catéchisme de l’Eglise catholique qui se trouve aujourd’hui modifié et, en ce sens, il s’agit ni plus ni moins d’un signal fort. A ceux qui pensaient tenir entre leurs mains un livre sûr, fiable en tous points, le pape actuel a clairement fait comprendre que celui-ci peut-être relativisé, mis en doute, modifié au cours du temps. Jean-Paul II était un roc et c’est précisément un roc qu’il a voulu offrir au peuple chrétien. Seulement voilà, son actuel successeur n’aime pas les rocs. A une foi claire et solide, il préfère une foi évolutive, sans contours précis et plus en lien avec l’esprit du monde qu’avec la Tradition.
A travers son coup de canif dans le Catéchisme qui devait rester tel quel, il a ouvert du même coup une porte à travers laquelle peuvent s’engouffrer toutes les hérésies. Aujourd’hui la peine de mort, et demain ? En suivant son modèle, il est clair que laïcs, prêtres, évêques mais également le futur pape, pourront ne plus se sentir tenus de respecter et de partager les articles qui définissent et qui balisent le vrai et le faux, ce qui doit être cru et ce qui doit être rejeté quand on se veut catholique. Maintenant que la boîte de Pandore est ouverte, maintenant que le relativisme fait loi, nul doute que le Fils de l’Homme a toutes les raisons de se demander s’il trouvera encore la (vraie) foi quand il reviendra sur la terre (Luc 18, 8).

Source :
Jean-Pierre Snyers

Sur la page "études"