L'ACTUALITE AU JOUR LE JOUR

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. D’un fidèle : « Dans le diocèse de Strasbourg, nul n’est besoin d’attendre les nouvelles traductions “œcuméniquement correctes” du missel que souhaiterait, semble-t-il, le Pape François.
Lors de l’offertoire de la messe à laquelle j’ai assisté ce matin, le célébrant a proclamé : “Prions ensemble au moment d’offrir l’eucharistie de toute l’Eglise...”
Voilà déjà un bel exemple de formule apte à ne heurter ni “nos frères séparés”, ni la majorité des fidèles catholiques qui n’a plus aucune notion de ce représente fondamentalement l’eucharistie.
La dimension sacrificielle de la messe a ainsi été balayée de façon presque anodine.
A part un fidèle un peu porté sur la théologie et la liturgie, qui dans l'assemblée a dû relever ce “détail” ? »

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. PRECISION. Aux personnes qui, essentiellement sur le site du “Forum catholique”, doutent de l’authenticité de la “lettre ouverte au Pape François” (voir ci-dessous, 14 février), je tiens à dire que ce courrier est authentique. Il a été écrit par un jeune que je connais bien et qui me l’a communiqué après un séjour de plusieurs mois à l’étranger.
Denis Crouan, Président.

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. Rappelez-vous, nous l’avions dit ici même sur notre site au moment où le Cardinal Barbarin devait régler des problèmes de pédophilie : la “pop-louange” style “Glorious” employée dans la liturgie n’est créatrice que d’ambiances “chaudes” favorisant toutes les expériences et aussi nombre de dérives.
Eh bien voilà :
Le P. David Gréa, l’emblématique curé-qui-plaît-aux-jaunes de la paroisse Sainte-Blandine de Lyon va se marier.
Quand donc nos évêques comprendront-ils qu’au lieu de s’extasier devant des prêtres “sympathiques” ils feraient mieux de leur rappeler les exigences du ministère sacerdotal et les conduites en rapport ?


* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. Au cours d’une rencontre de deux jours organisée la semaine dernière par l’ “International Holocaust Remembrance Alliance” (IHRA), il a été confirmé, sur la base des archives du Vatican, que durant les années 1943-44 des milliers de Juifs ont bénéficié d’une protection de l’Eglise à la demande de Pie XII.
L’archiviste Johan Ickx a donné des chiffres : près de 5 000 Juifs ont été accueillis dans 280 monastères ; 3 000 dans les propriétés de la résidence d’été papale de Castel Gandolfo ; 1 460 dans les foyers catholiques ; 60 dans les bâtiments bénéficiant de l'extraterritorialité et 40 au Vatican.

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. L’Exhortation “Amoris laetitia” pose un problème... liturgique.
Bon nombre de prêtres ne sont pas d’accord avec ce document magistériel qui, selon eux, est une porte ouverte donnant sur des pratiques sacramentelles qui ne sont pas en conformité avec l’enseignement du Seigneur sans cesse rappelé par l'Eglise.
Pourtant, ces mêmes prêtres, lorsqu’ils célèbrent la messe, se disent - selon la formule liturgique - “en union avec le Pape François... etc.”
Comment être en union avec le Pape tout en étant pas d’accord avec ce qu’il enseigne ?

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. Tout le monde aura remarqué que le Cardinal Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin Préfet de la Congrégation de la Foi, est devenu soudain très silencieux. Il se dit qu’il aurait été désavoué par le Pape François qui ne partage pas, mais alors pas du tout, ses vues sur la liturgie.

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Un autre haut personnage de la Curie pourrait bien subir un sort identique. Il s’agit du Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi. A la suite de la publication d’ “Amoris laetitia”, il est intervenu de façon claire pour rappeler que la doctrine catholique est valable pour toute l’Eglise et non en fonction des conférences épiscopales. Une façon habile de mettre François face de ses responsabilités. On sait aussi que le Cardinal Müller a achevé la rédaction d’une importante étude - trois mille pages - sur la papauté. Elle traite du rôle de Pierre d’un point de vue historique et dogmatique. Benoît XVI a-t-il inspiré son auteur ? On ne le saura probablement jamais. Mais en raison de son contenu, il se pourrait bien qu’au terme prochain de son mandat de Préfet, le Cardinal Müller soit nommé Nonce apostolique à Klow, en Syldavie.

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. Après 50 années de dérives catéchétiques (“Pierres Vivantes”...), liturgiques (“Signes d’Aujourd’hui”, “Fiches de Saint-Brieuc”...), pastorales (faire l’Eglise autrement, la baisse des vocations est une chance...), la situation est devenue telle qu’il va falloir repenser entièrement le maillage paroissial des diocèses. Un curé ne peux pas être condamné à courir entre 10 ou 15 clochers le dimanche matin et, le reste du temps, être contraint à une vie d’ermite à laquelle il n’a pas été préparé et qui ne correspond pas à sa vocation. Une piste serait de réunir les prêtres bien formés en communautés sacerdotales de cinq ou six autour d’une église dans laquelle la liturgie serait impeccablement célébrée, avec tous les moyens de la solennité : schola grégoriennes et chorale polyphonique, beauté des vêtement liturgiques, service d’autel impeccable, célébrations “versus orientem”, formation continue des fidèles...
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Ces communautés centrales prendraient en charge les paroisses périphériques plus petites pour y porter les sacrements, célébrer la messe d’une façon plus simple mais tout aussi digne et rencontrer les personnes malades ou isolées.
Des fidèles volontaires pourraient veiller à la propreté des sanctuaires et, les dimanches où la messe ne peut pas être célébrée, organiser une adoration du S. Sacrement (prières, silence, Tantum ergo et Salve Regina) ou des vêpres avec le soutien d’une petite schola itinérante. L’important étant que tout soit bien préparé et fait avec bon goût.
On aurait ainsi une Eglise capable à la fois d’avoir dans les grands centres une vitrine pour l’évangélisation par la beauté de la liturgie et les moyens de ne pas totalement abandonner les fidèles des paroisses plus petites ou éloignées.

* * * * NOUVEAU Dimanche, 19 février 2017. D’un jeune internaute :
« Puisque le Pape François nous a demandé, au début de son pontificat, de “bousculer tous les pasteurs” - donc lui-même - il acceptera de grand cœur que je lui fasse quelques remarques à propos de ses messes du matin à Sainte-Marthe. Les voici :
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- alors que les règles liturgiques prévoient de se mettre à genoux à certains moments de la messe, rien n’est prévu pour s’agenouiller. Etant donné que l’on peut douter que les gens s’agenouillent à même le sol, cela signifie-t-il que tout le monde reste debout, y compris pendant la Consécration ? Est-ce volontairement que des agenouilloirs n’ont pas été prévus dans une chapelle du Vatican ? Le Pape Benoît XVI nous avait rappelé que “la foi apprend aussi à nous agenouiller. C’est pourquoi une liturgie qui ne connaîtrait plus l’agenouillement serait intrinsèquement malade.” Et il ajoutait : “Il faut réapprendre à nous agenouiller, réintroduire l’agenouillement partout où il a disparu afin que, par notre prière, nous restions en communion avec les apôtres et les martyrs, en communion avec le cosmos tout entier, en union avec Jésus-Christ.”
- la présence des prêtres au premier rang est plus qu’ambiguë : ils sont en tenue “liturgique” (aubes sacs !) mais sont assis avec les fidèles. Est-ce qu’ils concélèbrent ou sont-ils là en simples spectateurs ? On ne sait pas. S’ils concélèbrent, ne devraient-ils pas se tenir dans l’espace sacré aux côtés du célébrant principal ?
- il ne semble pas y avoir de servant de messe. C’est donc une liturgie a minima qui est célébrée au cœur de la chrétienté.
- l’autel est posé à même le sol, contrairement aux prescriptions liturgiques officielles. Il n’est pas aménagé conformément à la théologie catholique de la messe (symétrie, nombre de cierges, etc.) mais conformément à la théologie de la Cène protestante qui insiste sur le repas fraternel et laisse de côté l’aspect sacrificiel de l’Eucharistie. Par ailleurs, il suffit de voir la position du micro pour se rendre compte que la célébration “versus Deum” n’est jamais prévue. Reconnaissons que ce type de décorum appauvri n’est pas une nouveauté au Vatican : il était courant sous S. Jean-Paul II qui ne semblait pas y prêter attention. Cette malheureuse chapelle hideuse doit certainement dater de ce pontificat.
- enfin - et c’est peut-être le pire - cette messe comprend systématiquement une “homélie” et est systématiquement filmée. La conséquence, c’est que la messe quotidienne du Pape, qui devrait être un moment de recueillement et d’intimité dans la prière pour le monde entier, est instrumentalisée pour permettre au célébrant - François - de bavarder, bavarder, et bavarder encore, s’épancher, exprimer des idées personnelles. On en tire l’impression que les personnes présentes à cette célébration matinale ne sont pas là pour célébrer le Christ avec le Pape, mais pour écouter François et être vues de lui.
Ces rassemblements du matin à Sainte-Marthe ressemblent donc d’avantage à des mises en scène papolâtriques sur fond d’Eucharistie “à la Luther” qu’à des messes au cours de laquelle le célébrant doit s’effacer.
Saint-Père, ne le prenez pas mal si je vous demande de mieux respecter la liturgie de l’Eglise par laquelle s’exprime notre foi en Dieu ; c’est avant tout pour que vous puissiez donner le bon exemple à nos prêtres : ils n’aspirent qu’à vous imiter. »

* * * * Samedi, 18 février 2017. Comme nous l’avions annoncé il y a déjà quelques temps, Mgr Luc Ravel est nommé Archevêque de Strasbourg (diocèse concordataire). Il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet qui laisse un diocèse un piteux état : séminaire vide, paroisses vides, catéchisme assuré par des “braves dames” sans formation solide, diminution du nombre de jeunes demandant à être confirmés, liturgies bancales et peu en rapport avec la foi catholique...

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Mgr Luc Ravel est né le 21 mai 1957 à Paris. Polytechnicien et ingénieur diplômé de l’Ecole nationale supérieure du pétrole et des moteurs, il a poursuivi des études de philosophie et de théologie à l’abbaye Saint-Pierre de Champagne (Ardèche) et à l’Université de Poitiers. Il est membre des Chanoines réguliers de Saint-Victor et a été nommé Evêque aux armées françaises par Benoît XVI.
Il devient le 106e Archevêque de Strasbourg.
Sa devise épiscopale est en latin “
Est, est” ; elle fait référence à un passage de l’Evangile de Matthieu : “Que votre oui soit oui, que votre non soit non ; tout le reste vient du démon.”
Nous souhaitons à Mgr Ravel un ministère fructueux en Alsace et l’assurons de nos prières fervente.

* * * * Samedi, 18 février 2017. S’adressant aux membres d’une délégation œcuménique réunis autour du thème “sur les races de Luther à Rome”, Mgr Joseph Clemens a déclaré que le Pape François a initié une véritable révolution qu’on ne pourra plus stopper. Ce que fait ce Pape à différents niveaux - a ajouté Mgr Clemens - ne pourra plus être mis en question : l’œcuménisme est en marche.
(Source : Kathnet)

* * * * Samedi, 18 février 2017. Message envoyé par un jeune fidèle :
« Je constate qu’insidieusement, les conceptions protestantes sont en train de s’imposer partout dans l’Eglise. Il y a peu de temps, j’étais en Crète avec des amis. Nous avons eu droit à une visite guidée du centre ville historique de Chania, la ville principale de l’île. Nous avons visité, entre autres, la cathédrale orthodoxe : l’ordonnancement était parfait et n’avait probablement pas changé depuis des siècles. Seule entorse à la tradition : il y avait des chaises. La guide nous a expliqué qu’il y avait dans l’Eglise orthodoxe des pressions, venant notamment de la base, pour libéraliser certains aspects de la vie de leur Eglise, comme par exemple le port de la soutane pour les prêtres, toujours obligatoire. Elle nous a dit que la hiérarchie refuse toute forme de libéralisation, de modernisation ou de changement en s’appuyant sur ce qui est arrivé à l’Eglise catholique en Europe occidentale, où par exemple l’abandon de la soutane a provoqué une perte de visibilité du clergé dans la société. Il m’est apparu que les orthodoxes sont parfaitement conscients de ce qui nous est arrivé - et surtout de ce qui est arrivé à notre liturgie - et ne veulent vivre cela à aucun prix. Ils ont raison. Si des orthodoxes me demandaient ce que j’en pense, je leur conseillerait pour l’instant de ne surtout rien changer et d’attendre une époque meilleure pour réformer intelligemment et très prudemment ce qu’il y a à réformer.
En face de la cathédrale orthodoxe, il y avait l’église catholique de la ville. J’y suis entré avec un ami : en guise d’autel, il y avait au milieu du chœur une grande table en bois recouvert d’une nappe. Absurde ! C’est à ce moment que la rupture qui est imposée dans nos paroisses m’est apparue dans toute sa brutalité et son incohérence.
Le problème est que cette crise que nous visions au sein de l’Eglise catholique est extrêmement complexe : on ne peut pas la décrire à l’aide de slogans simplistes, comme le fond “tradis” aussi bien que les progressistes. Elle est extrêmement compliquée à comprendre. Je m’en rends compte quand j’en parle à des amis catholiques : ils ne me comprennent pas. Mes amis “tradis” disent : “C’est la faute à Vatican II” (sans avoir rien lu du Concile, évidemment). Mes amis catholiques “classiques” ont tendance à me prendre pour un sympathisant lefebvriste. Je discutai quand avec un médecin, catholique très pieux et pas progressiste pour un sou, père de famille. Il nous arrivait de prier le chapelet ensemble mais il était fana des messes “à la Glorious”, avec du rock et toutes ces sottises. J’ai essayé de lui expliquer mais impossible de me faire comprendre. Un autre camarade se considérait comme “tradismatique” : il va faire des retraites à Fontgombault, mais les messes dans lesquelles on tape des mains ne le dérangent pas, bien au contraire. Bref, nous sommes dans le relativisme liturgique le plus absolu : une messe grégorienne dans une abbaye bénédictine et une messe “glorious” célébrée par un prêtre agité et farfelu, c’est kif kif. Les fidèles qui pratiquent encore ne comprennent pas que derrière ces célébrations calquées sur le modèle du pentecôtisme charismatique américain, c’est tout une certaine conception de l'Eglise qui se cache, une conception fausse parce qu’en rupture brutale avec ce que l’Eglise a toujours été et ne devrait jamais cesser d’être. »

* * * * Samedi, 18 février 2017. Réflexions d’un internaute :
« La messe célébrée selon sa forme extraordinaire est-elle magique ? Selon moi non. On pourrait croire naïvement qu’en réimplantant la messe qualifiée de “traditionnelle” à certains endroits les gens viendraient plus nombreux à l’église le dimanche, eh bien ce n’est pas le cas. J’irais jusqu’à dire que si la messe dite “de Paul VI” était célébrée fidèlement selon les normes du missel, ce serait la même chose : il n’y aurait pas davantage de monde.
Qu’est-ce qui me fait tenir des propos aussi sombres ?
C’est que sans catéchisme et sans cadre porteur, la messe toute seule ne tient pas. Je m’explique : depuis près de 50 ans on ne fait plus le catéchisme ; nos contemporains ne connaissent donc plus le contenu de la Foi catholique. A ceci il faut ajouter que la liturgie a été tellement dénaturée que les gens ne savent plus ce qu’est la Messe. On leur a martelé que celle-ci est le rassemblement des chrétiens, que ce qui est premier c’est la communauté ; on a transformé les messes de communions solennelles en fête de la foi peu différentes des fêtes laïques ; on a transformé les messes de mariage en une célébration de l’amour oblitérant ainsi la sacralité de l’engagement pour l’éternité ; on a transformé la liturgie des défunts en une exaltation du disparu avec témoignages et diffusion de la chanson que le disparu aimait bien, le tout couronné d’homélies expliquant que tout le monde est de toute façon sauvé et déjà ressuscité... En y regardant de près, surtout quand ce sont des laïcs aux manettes, ces passages à l’église ne diffèrent plus que de peu des cérémonies organisées par les crématoriums. Tous ces “on” désignent évidemment le clergé ; car les fidèles n’ont pas trouvé toutes ces fadaises tout seuls !
Comment croire que dans un contexte pareil les gens puissent encore avoir une quelconque notion de ce qu’est la Messe ?
Comme si les éléments se conjuguaient pour que “les eucharisties” soient encore un peu plus rebutantes, l’âge des fidèles qui y assistent encore est tellement avancé qu’il y a de bonnes raisons de croire que les rassemblements dominicaux sont réservés au 3e âge.
Donc, sans un retour à l’enseignement de la doctrine catholique la Messe a, selon moi, peu de chance de signifier ce qu’elle est vraiment. Et ne signifiant rien, elle n’a aucune raison d’attirer qui que ce soit de façon régulière.
Le deuxième point qui me fait penser qu’il ne suffit pas de planter une messe - quelle que soit sa forme - pour y voir accourir les gens, c’est le contexte social dans lequel nous sommes. Jadis, le milieu était porteur : celui qui n’allait pas à la messe n’était pas comme tout le monde. La pression sociale était tellement forte que les familles non pratiquantes faisaient faire leur communion à leurs enfants ; et même si l’on n'allait pas à la messe, on se mariait à l’église pour ne pas vivre en concubinage ; même si le mourant n’avait approché que rarement l’église, on le faisait administrer... Aujourd’hui, la société sécularisée à outrance impose un autre modèle : celui de l’hédonisme. C’est la religion du sport, des vacances, du “faire la fête”, des émissions télévisées abrutissantes où un animateur parlant fort doit se montrer stupide devant un public “pavlovisé” qui a appris à rire et à applaudir sur commande. Comme les gens sont devenus des suiveurs et que l’Eglise ne leur offre plus ni enseignement ni liturgie correcte, il ne faut pas s’étonner de la désertification des lieux de culte.
Je pense donc que la messe ne peut pas subsister toute seule : nous sommes arrivés à un stade où les gens n’en voit plus l’utilité ni la nécessité.
A tout cela, il faut ajouter le fait que les prêtres ne sont généralement plus résidants dans leur paroisse. Ils ne partagent donc plus la vie de leurs ouailles. Où est le temps où M. le curé mariait les enfants qu’il avait baptisé, baptisait leurs enfants et enterrait leurs grands-parents ? M. le curé faisait corps avec ses paroissiens et savait raconter l’histoire de leur famille. De nos jours, le système des “prestataires” n’est certainement pas de nature à rapprocher les gens de l’Eglise, même si le célébrant s’évertue à serrer la pince à l’entrée ou à la sortie de l’office ou qu’il téléphone à la responsable de secteur pour avoir quelques renseignements sur le défunt qu’il enterrera le lendemain, afin de pouvoir parler de lui comme s’ils avaient joué ensemble au ballon quand ils étaient gamins.
Oui, la liturgie célébrée comme le veut l’Eglise sera toujours attractive pour l’homme métaphysique mais il ne suffit pas de l’implanter ici ou là pour que le cours des choses change, tellement le processus de désintégration de la Foi catholique est avancé. Le plus inquiétant c’est que cette situation ne semble pas empêcher nos évêques de dormir !
Ajoutons à cela quelques scandales qui secouent l'Eglise, et plus particulièrement ceux en rapport avec les mœurs ; ils donnent ainsi bonne conscience aux gens qui disent : “Ils ne sont pas mieux que nous”.
Ces considérations portent évidemment sur la situation des Eglises diocésaines et non sur les milieux “tradis” qui, eux, sont soutenus par leur clergé et leurs communautés, formant ainsi, avec leurs écoles et chapelles, des “micro-Eglises” faisant d’ailleurs penser à une Eglise qui pousse à côté du plant mais qui procure une situation bien plus confortable que celle consistant à être “sur le terrain”.
Pour finir, je veux remercier “Pro Liturgia” de ne pas abandonner les fidèles confrontés à la déglingue généralisée et qui n’ont pas le confort d’être dans des “réserves naturelles”. »

* * * * Vendredi, 17 février 2017. On sait que le Pape François a une grande admiration pour les luthériens.
On entend dire, d’ailleurs, qu’il aimerait modifier les paroles de la consécration pour donner aux messes un tour plus œcuménique. Un tel changement irait d’ailleurs dans le sens de la communion pour tous telle qu’elle est prônée depuis la publication d’ “Amoris laetitia”.

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Comment s’y prendra François si, effectivement, il lui vient l’envie de faire vaciller le sens de l’Eucharistie tout en ayant l’air de ne rien changer ?
On sait qu’il ne veut pas que les textes liturgiques en langues courantes soient corrigés pour être davantage fidèles aux textes latins originaux. On peut donc, dans les messes en langues courantes, avoir des textes variables tous aussi légitimes les uns que les autres. C’est cette variabilité qui pourra être utilisée : le Pape va donc suggérer une variante de la formule de consécration utilisée jusqu’ici et cette variante pourra être employée au cours de messes à visée œcuménique.
Officiellement, il n’y aura rien de changé puisque la formule traditionnelle figurera toujours dans le missel et pourra toujours être employée ; mais dans les faits, la nouvelle formule aura un succès tel que c’est elle qui finira par être utilisée. Et le tour (jésuitique) sera joué devant des fidèles habitués à accepter n'importe quoi au cours des messes.

* * * * Vendredi, 17 février 2017. Il y a quelques temps, le Pape François avait voulu plaisanter en annonçant que l’histoire retiendra de lui qu’il aura été celui qui a semé la division dans l’Eglise.
Aujourd’hui, ce n’est plus tellement une plaisanterie. Dans le magazine italien “Panorama”, Orazio La Rocca, note que depuis un certain temps, François ne dort plus aussi bien qu’il le disait et que dans les couloirs du Vatican, à l’exception du “fan club des 9” dirigé par le Cardinal Marx (dont le diocèse est en train de couler), les rumeurs d’une grave crise vont bon train.
Bien entendu, si schisme il y a, l’opinion publique - bien formatée par les médias et par l’image que Jorge Berglogio a su donner de lui dès son élection au pontificat suprême - accusera les “cathos-tradis-coincés-rigides” si souvent épinglés par François. Car il est certain que ce sont eux, et eux seuls, qui auront semé la division en entravant la bonne marche de la pastorale libératrice initiée par Jorge Bergoglio. Quand à ce dernier, justement, il passera pour un prophète incompris et méprisé qui avait raison de tenir bon face à ceux qui lui demandaient des éclaircissements sur certains points de doctrine. “Francesco santo subito” ?

* * * * Vendredi, 17 février 2017. Le modèle d'Eglise qu’une grande partie du clergé français, de nombreux "laics engagés", ainsi que certains membres très haut placés dans la hiérarchie catholique veulent nous imposer, sous des apparences de spontanéité, de sincérité et de “générosité”, est en fait la concrétisation d’un courant idéologique clairement identifiable dans l’Histoire, et qui porte le nom de “libéralisme évangélique” (voir ici).
Ce courant, issu du protestantisme qu’admire François, prône un modèle ecclésial marqué par les caractéristiques suivantes :
- l’Eglise doit être uniquement horizontale et égalitaire, sans hiérarchie, sans sacerdoce. Elle n’est plus conçue comme le peuple de Dieu guidé par des pasteurs dépositaires, par la succession apostolique, d’un dépôt de la foi qu’ils auraient pour mission d’enseigner au peuple (Eglise “Mater et Magistra”), mais comme une confédération de communautés démocratiques dépourvues de doctrine clairement établie, et dont le principe réside non dans l’enseignement pérenne d’un magistère unique mais dans la conscience - par nature fluctuante et changeante - de chaque individu ou communauté ;
- l’ensemble de la doctrine chrétienne doit être passée au crible du rationalisme et de la pensée contemporaine. Lorsqu’il y a incompatibilité entre un élément de la foi chrétienne et la pensée moderne, c’est cette dernière qui doit systématiquement servir de critère de vérité ; tout ce qui dans la foi chrétienne est incompatible avec la modernité doit être rejeté ou au moins passé sous silence ;
- il n’y a pas de Tradition : seule l’Ecriture sert de texte de référence, mais uniquement dans la mesure où elle peut être interprété dans un sens libéral ;
- la notion de sacré doit être entièrement rejetée, aussi bien dans le culte, que dans le temps, l’espace, les personnes, et même l’Ecriture (
voir ici).
C’est très clairement ce programme qui s’applique sous nos yeux dans un grand nombre de paroisses ; c’est ce programme qui est aujourd’hui prôné, plus ou moins ouvertement, le plus souvent de façon insidieuse, par nombre de clercs, de professeurs d’universités, de théologiens bien en vue aujourd’hui dans l'Eglise. A ce militantisme interne à l’Eglise s’ajoute la pression de l’opinion publique moderne, la modernité étant profondément protestante dans son essence.
Ce mouvement libéral pose deux problèmes fondamentaux à l’Eglise aujourd’hui :
- d’une part, il constitue une rupture brutale et frontale avec tout ce qu’est l’Eglise catholique depuis sa fondation et ses premiers développements ;
- d’autre part, ceux qui le promeuvent semblent oublier que cet ultra-libéralisme est en train de provoquer un profond délitement, et à terme la disparition de tous les courants protestants qui l’ont adopté, comme le reconnaissent les protestants eux-mêmes (
voir ici)
La question qui se pose est donc la suivante : l’Eglise catholique doit-elle suivre ce mouvement, appliquer ce programme mis en place dans la majorité des diocèses et des paroisses et donc, à terme, se condamner à disparaître, ou bien doit-elle rester fidèle à sa nature originelle, quitte à assumer une certaine opposition à la modernité et à la pastorale actuelle ?
De la réponse à cette question dépend la survie de l’Eglise dans ce XXIe siècle qui débute.

* * * * Vendredi, 17 février 2017. Propos “liturgiques”.
La grande majorité des fidèles qui aiment la messe “de S. Pie V” ou la préfèrent à celle de “Paul VI” ne connaissent cette forme de la liturgie romaine que telle qu’elle est célébrée aujourd’hui dans des églises dotées d’éclairages, de systèmes de sonorisation et d’orgues ou de synthétiseurs imitant l’orgue à tuyaux.
Or, pour mieux comprendre certains aspects rituels de cette messe “de S. Pie V”, il conviendrait de l’imaginer telle qu’elle a été célébrée dans les siècles qui ont suivi sa codification et jusqu’à relativement récemment : dans des églises sans lumières, sans micros ni haut-parleurs, bien souvent sans orgues ou autres instruments d’accompagnement. Pour avoir une idée de l’ambiance dans laquelle était célébrée la messe, il faut être entré dans une simple église tôt le matin ou tard en fin de journée ou l’hiver quand tout est gris dehors ou encore un jour d’orage. On peut alors imaginer que l’autel n’émergeait de la pénombre que grâce à quelques cierges - deux pour les “messes basses” et six pour les “grand’messes” -.
Dans ce contexte, les déplacements et les gestes du célébrant étaient les seuls repères permettant aux fidèles où en était la messe. Encore fallait-il que les gestes soient visibles. C’est ce qui explique que les rubriques du missel “de S. Pie V” prévoient que le prêtre fasse des gestes amples à certains moments de la messe. Ces gestes pouvant d’ailleurs être davantage soulignés par les moirures des tissus utilisés pour confectionner les vêtements liturgiques ainsi que par les reflets des fils d’or des broderies.
Ce n’est que bien plus tard que certains liturgistes férus de symbolisme ont voulu trouver un sens allégorique à ces gestes qui, au point de départ, n’avaient qu’une fonction pratique.
Donnons encore un exemple d’un tel glissement visant à donner un sens symbolique à ce qui ne relève que du pragmatique. Dans le rite “de S. Pie V”, toujours, le missel du célébrant se trouve sur le côté droit de l’autel jusqu’à l’alleluia. L’alleluia étant dit, le servant de messe qui est du côté droit prend le missel en montant sur le côté les marches de l’autel ; il prend le missel, descend directement les marches vers le centre de l’autel, remonte directement vers le côté gauche de l’autel, pose le missel sur l’autel puis se tient sur le côté gauche pour donner les réponses au prêtre qui annonce : “Dominus vobiscum” puis “Lectio sancti Evangelii secundum...”. Les rubriques précisent que lorsque le missel est sur le côté droit de l’autel, il est posé droit ; lorsqu’il est posé sur le côté gauche de l’autel, il est posé légèrement de travers, vers la gauche. Là aussi, on a tenté de donné un sens symbolique à l’inclinaison du missel : le célébrant qui proclame l’Evangile est légèrement tourné vers l’extérieur de l’autel pour que la Bonne Nouvelle parvienne aussi “à l’extérieur”, soit chez les gentils, les païens. A y regarder de plus près, ces façons de poser le missel sont avant tout pratiques : tout élève de lycée professionnel qui fait du dessin industriel sait que lorsqu’on écrit les cotes d’une pièces, celles qui sont écrites verticalement doivent être mises de façon à être lues en penchant la tête vers... la gauche. L’expérience - que chacun peut faire - montre qu’on lit plus facilement ainsi. Pour ce qui est de la liturgie, le missel placé sur le côté gauche de l’autel demeure ainsi de biais jusqu’après la communion, ce qui est plus pratique pour le célébrant qui doit à la fois lire et faire des gestes de la main droite.
Bien entendu, on peut se demander pourquoi le missel “de S. Pie V” donne tant de précisions. Une réponse - mais est-ce la bonne - consiste à dire qu’à l’époque du concile de Trente, les séminaires n’existent pas encore. De ce fait, un jeune qui souhaite être prêtre reçoit sa formation directement d’un autre prêtre, le curé du village entre autres. Or on sait que les prêtres de ce temps n’étaient pas tous issus de grandes familles et qu’ils pouvaient parfois se montrer un peu frustes. Codifier les rites à l’extrême était donc un moyen de s’assurer que même un prêtre un peu “mal dégrossi” pouvait, en suivant les consignes à la lettre, garantir des célébrations dignes. Mais tout de même, certaines consignes n’allaient-elles pas trop loin ? Tout le monde se souvient de cette rubrique qui, dans le missel “de S. Pie V” précise que lorsqu’il revêt l’aube, le prêtre doit enfiler le bras droit dans la manche droite et le bras gauche dans la manche gauche (Tum Alba induitur, caput submittens, deinde manicam dexteram brachio dextero, et sinistram sinistro imponens...)
De même, les détails donnés pour le rite de la fraction du pain, après le “Pater noster”, ne manquent pas d’intérêt : « L’oraison dominicale terminée, le célébrant aussitôt chante ou dit à haute voix, les mains étendues : Libera nos, quaesumus, Domine, etc. ; lorsqu’il a dit : et ab omni perturbatione securi, il découvre le calice et fait la génuflexion ; alors, se relevant, il place la patène, après l’avoir essuyée avec le purificatoire, sous l’hostie ; ensuite, il prend l’hostie entre le pouce et l’index de la main droite et, la tenant avec ces deux doigts et avec le pouce et l’index de la main gauche au-dessus du calice, avec respect il la rompt par le milieu en disant : Per eundem Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, et il met sur la patène la moitié qu’il tient entre le pouce et l’index de la main droite ; de l’autre moitié, qu’il tient de la main gauche, il rompt, avec le pouce et l’index de la main droite, une petite partie en continuant : Qui tecum vivit et regnat, et, la gardant entre le pouce et l’index de la main droite, il joint la partie plus grande qu’il tient de la main gauche à la moitié posée sur la patène, tout en disant : in unitate Spiritus Sancti Deus ; et, tenant la petite partie de l’hostie, qu'il a gardée dans la main droite, au-dessus du calice, qu’il tient de la main gauche par le noeud en dessous de la coupe, il dit toujours sur le même ton : Per omnia saecula saeculorum. R/. Amen ; et, avec cette petite partie, faisant le signe de la croix trois fois d'un bord à l'autre du calice, il dit : Pax + Domini sit + semper vobis+cum. Après la réponse : Et cum spiritu tuo, il laisse tomber dans le calice la petite partie qu’il tient de la main droite, en disant à voix basse : Haec commixtio, et consecratio Corporis, etc. Ensuite il se frotte légèrement les pouces et les index au-dessus du calice ; il couvre le calice de la pale, et, faisant la génuflexion, il adore le sacrement. Il se relève et, gardant les mains jointes, incliné vers le sacrement, il dit à haute voix : Agnus Dei, qui tollis peccata mundi ; et, se frappant la poitrine de la main droite, la gauche étant posée sur le corporal, il dit : miserere nobis, et ensuite il ne joint pas les mains, mais il se frappe de nouveau la poitrine lorsqu’il dit une deuxième fois : miserere nobis, ce qu’il fait encore une troisième fois lorsqu'il dit : dona nobis pacem. Si l’Agnus Dei est chanté ou récité par le peuple ou la schola, le célébrant ne le dit pas en particulier ; il peut cependant le chanter ou le réciter avec le peuple ou la schola, les mains jointes et en se frappant trois fois la poitrine. » Ouf !
On raconte souvent l’histoire de ce séminariste qui, passant l’examen de liturgie sous le regard scrutateur de son supérieur, dit : “Mon Père, quand y a-t-il un moment pour prier ?” Réponse : “Occupez-vous d’abord des rubriques : vous prierez après la messe.”

* * * * Jeudi, 16 février 2017. Le Cardinal préféré du Pape François - Walter Kasper, pour ne pas le nommer - a déclaré au cours d’une interview à la télévision italienne que selon l’enseignement du Pape, catholiques et protestants peuvent avoir accès à la même table de Communion. Tout dépend, a ajouté le Cardinal, des dispositions de chaque fidèle : à chacun d’interroger sa conscience et de décider.
On arrive au terme du processus de démolition de la liturgie : l’Eucharistie n’a officiellement plus de sens.
N.B. Dans ma paroisse, le curé a au moins 30 ans d'avance sur François : voilà belle lurette qu'à chaque messe, il distribue les hosties à tire larigot sans se poser de questions.

* * * * Jeudi, 16 février 2017. Dans le musée archéologique de Saint-Paul-trois-Châteaux, les dates des objets exposés ne comportent plus la mention “avant JC” ou “après JC” mais avant ou après “n. è.”.
Une personne interrogée explique qu’il ne faut plus parler de “Jésus-Christ” mais de “notre ère”.
Pièce jointe Mail
On peut toujours se consoler en pensant que beaucoup de personnes, aujourd’hui, demeurent à plusieurs années de l’ “è.i.” (l’ère de l’intelligence).
On peut aussi (re)lire “Le meilleur des mondes” où Aldous Huxley imagine un monde merveilleux où les dates sont calculées en “avant NF” et “après NF”. “NF” signifiant “Notre Ford” et Ford étant le grand Administrateur mondial qui a imaginé la société idéale dans laquelle, pour être heureux, il est interdit de penser, de réfléchir, de savoir qu’ “avant, il y avait une chose qui s’appelait le christianisme”.

* * * * Jeudi, 16 février 2017. D’après un message envoyé par une internaute :
«
“L’abbé N. avait sa cour, ceux qu’il aimait, ceux qu’il n’aimait pas et c’était bien d’être bien vu de lui”, se souvient une ancienne guide.
Voilà un prêtre - dont on apprendra qu’il avait abusé de jeunes personnes - qui se trouvait dans un rapport de séduction avec tous ceux qui l’approchaient. Il lui fallait une cour. Ainsi il a pu faire le mal toute sa vie sans jamais se faire prendre.
Il me semble que l’on retrouve toujours un peu ces traits chez ces prêtres coupables dont on nous décrit le comportement. Ils ont toujours été très bien vus de tout le monde et tout le monde est tombé de haut en apprenant que...
Il est interdit de les contester ; malheur à celui qui, dans la paroisse, émettrait des doutes sur leur “charisme”. Tous les chrétiens du coin doivent en dire du bien car ils sont “foooormidables” avec les jeunes. Ils savent jouer de la guitare, organiser des messes “vivantes”, se conduire comme un copain qu’il faut appeler par son prénom et, si possible, tutoyer...
Personnellement, je me méfie toujours un peu de ces prêtres si populaires. Idem vis-à-vis de tous les ecclésiastiques, jusqu'au sommet de l’Eglise. Même s’ils ne sont pas tous indignes, même si l’immense majorité d’entre eux est fidèle aux exigences de la prêtrise, cette façon de vouloir séduire les gens ou, au contraire, de rejeter ceux qui ne succombent pas à leur “charme” me semble malsaine et ne me semble pas s’accorder avec le sacerdoce.
Un prêtre ne doit pas vouloir cultiver sa popularité mais conduire vers Dieu en prévenant que le chemin peut parfois sembler difficile ; or conduire vers Dieu demande toujours beaucoup d’abnégation de la part du pasteur.
Il n'y a pas si longtemps, le Pape François, s'adressant à une assemblée d’évêques, leur avait dit qu'un évêque doit “fasciner” ses ouailles. Je pense que c’était une erreur de traduction et que le Pape voulait dire que la façon d’ “être pleinement dans le sacerdoce” doit être fascinante. Quoi qu’il en soit, aucun Pape avant lui n’avait donné aux évêques un si étrange conseil.
Un magnifique exemple de prêtre ayant franchi tous les échelons de la hiérarchie de l’Eglise, sans jamais l’avoir voulu, sans avoir chercher à “fasciner” et toujours en souffrant, est Joseph Ratzinger. »

* * * * Jeudi, 16 février 2017. Les “vaticaneries” se poursuivent.
D’abord le Vatican annonce une conférence de presse pour présenter le dernier livre du Cardinal Coccopalmerio. L’ouvrage apportera - dit-on haut et fort - une réponse claire et définitive aux questions posées par “Amoris laetitia”.
A la conférence de presse, il y a un grand absent : le Cardinal Coccopalmerio lui-même. Ce qui pousse les journalistes à se demander si le prélat a eu peur d’avoir à répondre à certaines questions.
Probablement pas puisque dans son livre, le Cardinal affirme que l'enseignement du Pape François est sans la moindre ambiguïté.
Toutefois, l’éditeur du livre, qui n’est autre le directeur de la presse vaticane, annonce que concernant l’interprétation d’ “Amoris Laetitia”, “le débat demeure ouvert”.
Conclusion : il est clair que plus rien n’est clair. Lumineux, non ?

* * * * Mercredi, 15 février 2017. Quand on voit ce que proposent et demandent des paroissiens de Bretagne CLIQUER ICI, on voit qu’ils sont devenus luthériens sans le savoir : les messes qu’ils souhaitent ne célèbrent plus la foi catholique mais simplement les lubies de quelques uns d’entre eux. Voici d'ailleurs le Credo qui est proclamé à certaines messes :

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L’apostasie est en marche grâce au silence de la majorité de nos Evêque.

* * * * Mercredi, 15 février 2017. “La problématique du sacré” : une étude de Samuel Nyom à découvrir sur la page “pastorale” de notre site.

* * * * Mardi, 14 février 2017. Mmes Christine Pedotti et sa copine Anne Suppa prônent le jeûne eucharistique... comme un moyen de soutenir le Pape et non et non par respect pour l’Eucharistie.
(Source :
Le Monde)

* * * * Mardi, 14 février 2017. Le Saint-Siège a dévoilé le logo officiel du voyage que le Pape effectuera les 12 et 13 mai prochains au sanctuaire de Fatima (Portugal) pour le centenaire des apparitions mariales.
Que voit-on ? Au milieu du cœur supposé représenter celui de Marie est inscrit en lettres capitales : “FRANCISCO”... Aucune image de la Vierge un Marie.
L’humilité légendaire du Pape en prend un sale coup !
Il y a donc fort à parier que les journaux ne parleront que de François-le-réformateur-incompris au lieu de rappeler le message de la Vierge...

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* * * * Mardi, 14 février 2017. Les anglicans du Canada et des Etats-Unis convertis au catholicisme grâce à l’action de Benoît XVI disent clairement “non” à la communion pour les “divorcés-remariés”. Ils justifient leur refus en se référant à ce que l’Eglise a toujours enseigné au sujet de la communion eucharistique et qui a été rappelé par S. Jean-Paul II.
(Source : Sandro Magister)

* * * * Mardi, 14 février 2017. QUE VEULENT LES JEUNES ? Lettre ouverte au Pape François qui a demandé à être dérangé
François,
C’est volontairement et en pleine connaissance de cause que j’emploierai le tutoiement en écrivant cette lettre, manquant sciemment ainsi à la déférence que tout fidèle devrait avoir en s’adressant au successeur du Prince des Apôtre. J’obéis de cette manière à l’esprit ambiant que tu as toi-même encouragé et qui pousse toujours plus au nivellement par le bas, à la fausse familiarité et à la plus banale des vulgarités. Ne vois là aucune malveillance d’aucune sorte à ton égard : il ne s’agit, hélas que d’un constat que chacun peut tirer des premières années de ton pontificat qui ne sont que les tristes reflets de l’état moral des sociétés occidentales.
J’en viens à présent au fait : tu as demandé au jeunes, dans ton allocution préparatoire à l’ouverture du Synode sur les jeunes et la foi, de faire résonner jusqu’à toi leur cri exprimant leurs préoccupations, leurs doutes et leurs souhaits les plus profonds. Cette lettre ouverte se veut la réponse, ou du moins une des réponses à cette demande.
Faire s’exprimer un jeune de la génération actuelle sur ce qu’il souhaite vraiment et ce qu’il attend de l’Eglise en ce début de XXIe siècle n’est pas chose aisée. Nous autres, jeunes, avons été élevés et avons grandi dans une société qui nous a plus habitués - c’est le moins que l’on puisse dire - à avoir ce que nous voulons tout de suite qu’à savoir ce nous voulons véritablement ; une société riche en loisirs et en biens de consommation, mais pauvre en valeurs spirituelles ; une société riche en possibilités d’assouvir nos caprices sur le court-terme, mais pauvre en racines identifiables et en repères moraux clairs et lisibles ; une société de la confusion, du provisoire et de l’éphémère.
Le drame, toutefois, n’est pas tellement pour nous dans le fait d’avoir grandi dans une telle société ; le véritable drame réside dans le fait que l’Eglise, qui devrait nous offrir une voie alternative et radicalement différente, semble elle aussi, depuis plusieurs décennies - mais peut-être plus encore sous ton impulsion - participer à cet état d’esprit de dissolution générale. Cette “culture du déchet” que tu sembles dénoncer d’un côté, tu la prônes de l’autre : comment ne pas voir, en effet, qu’une liturgie qui rejette la notion de sacré, qui repose sur l’arbitraire du célébrant dans le mépris des règles objectives fixées par l’Eglise et qui fait fi du patrimoine liturgique hérité de vingt siècles d’histoire chrétienne, comment ne pas voir qu’une telle liturgie devient elle-même “jetable”, puisque fondée sur l’arbitraire et le provisoire de modes passagères ? Comment ne pas comprendre qu’un jeune ayant grandi dans la société de ce début de XXIe siècle a avant tout besoin de clarté : clarté dans les repères moraux, clarté dans la foi, bref, besoin de tout ce que tes deux prédécesseurs nous ont donné, l’un avec “Veritatis splendor”, l’autre avec “Spe salvi” mais que toi, tu sembles incapable de nous offrir avec “Amoris Laetitia” et tes déclarations à l’emporte-pièce qui permettent d’affirmer tout et le contraire de tout ?
Nous autres jeunes attendons de l’Eglise qu’elle tienne non le langage de la démagogie et du jeunisme, qui est une insulte à notre intelligence, mais le langage de la vérité : A est A ; B est B ; A n’est point B.
Nous autres jeunes attendons de l’Eglise qu’elle tienne non le discours du monde, dont nous sommes abreuvés quotidiennement et qui repose sur la mondanité du provisoire, mais qu’elle nous tienne un autre langage, lui bien plus rare : celui de l’Eternité. Car c’est d’un breuvage vraiment spirituel et non de très conformistes “valeurs humanitaires” dont nous avons soif, désespérément soif !
Nous autres jeunes attendons de l’Eglise non qu’elle nous invite à toujours plus de déracinement dans une société déjà largement déracinée mais qu’au contraire elle nous aide à comprendre que nous ne sortons pas de nulle part et qu’en tant que chrétiens nous sommes héritiers - et donc dépositaires - d’un patrimoine culturel et cultuel deux fois millénaire, d’une richesse et d’une profondeur spirituelle sans égal et qui a porté la foi de millions de fidèles, depuis les premiers siècles de l’Eglise jusqu’à aujourd’hui. Et qui le fera encore, pour peu que nous consentions à ne pas le reléguer aux oubliettes…
La jeunesse catholique n’a que faire de ce christianisme mou, évanescent et consensuel que tu donnes l’impression de soutenir et qui a provoqué tant de dégâts en Europe occidentale : c’est de sel et non de sucre d’orge dont la jeunesse actuelle a besoin.
En résumé, nous autres jeunes attendons de l’Eglise qu’elle nous donne l’exemple d’une foi vivante, assumée et enracinée dans sa Tradition, et non l’image d’une institution condamnée en permanence à s’excuser d’être elle-même. L’avenir du christianisme européen en dépend.

Un jeune catholique.

* * * * Mardi, 14 février 2017. Selon ce qu’annoncent les médias d’Alsace, ce sera Mgr Luc Ravel, actuel Evêque aux armées, qui succédera à Mgr Jean-Pierre Grallet - démissionnaire - à la tête du diocèse de Strasbourg.
La question que se posent dès maintenant les catholiques d’Alsace est la suivante : que pourra faire Mgr Ravel dans un diocèse gangréné de longue date par le progressisme des années 68 et qu’on a laissé aller à vau-l’eau au point que les églises sont désertées, que
le grand séminaire est vide, que le catéchisme n’est plus guère enseignée, que la liturgie est partout plus ou moins dénaturée, que les prêtres qui veulent servir l’Eglise comme l’Eglise demande à être servie sont découragés ?
Les dommages causés par des années de dérives pastorales sont tels, que le nouvel évêque de Strasbourg devra, avant de chercher à redresser la situation, s’efforcer de bien comprendre tous les tenants et les aboutissants de la crise en cours. Après quoi, il faudra rapidement opérer des changements radicaux à la tête des bureaucraties diocésaines autoréférentielles. Ce n’est qu’à ce prix qu’un redressement pourra se faire.

* * * * Mardi, 14 février 2017. En Norvège, la communauté luthérienne a approuvé le “mariage” d’un couple d’homosexuels : Kjell Frølich Benjaminsen, 63 ans, et Erik Skjelnæs, 70 ans sont passés devant le pasteur femme Bettina Eckbo qui a commenté : “Cela a été splendide, amusant et très spécial d’y participer. Ils représentent toutes les valeurs du mariage : fidélité et support mutuel dans les bons comme les mauvais jours.”
On peut imaginer que même Luther aurait été horrifié de cette conséquence lointaine du libre examen qu’il avait pourtant prôné.
Ce qui est curieux, c’est que les protestants, qui sont si attachés à la Bible, ne peuvent trouver dans les Ecritures aucune justification pour de telles dérives. C’est même le contraire et on en vient à se demander comment ils font pour justifier de telles incohérences qui obligent à poser au moins deux questions :
1. Qu’a voulu nous faire comprendre le Pape François lorsqu’il est allé fêter avec les luthériens le 500e anniversaire de la Réforme ?
2. L’œcuménisme consiste-t-il à nous faire marcher ensemble - catholiques et luthériens - vers l’acceptation de telles pratiques ?

* * * * Lundi, 13 février 2017. Au cours du mois de juillet à venir, le mandat du Cardinal Müller arrivera à son terme. Le Pape François reconduira-t-il le prélat à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ? Beaucoup en doutent depuis que le Cardinal s’est permis de déclarer, dans un journal italien que “pour la doctrine catholique, la persistance dans le péché ne peut pas coexister avec la grâce sanctifiante”. Ce qui était une façon de répondre - sans l’aval du Pape - à ceux qui pensent que l’enseignement d’ “Amoris laetitia” est flou ou en contradiction avec les documents magistériels antérieurs.

* * * * Lundi, 13 février 2017. D’un jeune prêtre : « J’imagine que le Pape François a eu de sérieuses difficulté pour prêcher sur l’Evangile d’hier. Rappel pour ceux qui ne l’auraient écouté que d’une oreille distraite : “En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : ‘Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.” Et un peu plus loin : “Vous avez appris qu’il a été dit : tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien moi je vous dis : tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. (...) Il a été dit également : si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien moi, je vous dis : tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.”
Nous avons donc entendu hier, à la messe, de la bouche de Jésus, des paroles qui ne collent pas exactement avec “Amoris laetitia”. Faut-il en déduire que Notre-Seigneur appartenait à cette catégorie de gens rigides et légalistes si souvent montrés du doigt par François ? »

* * * * Lundi, 13 février 2017. La mode est aux synodes diocésains. Ils donnent bonne conscience aux évêques en leur faisant croire qu’ils œuvrent pour une bonne cause alors qu’ils font qu’organiser des séances de bla-bla durant lesquelles des incompétents de bonne volonté alignent des mots vides comme on expose des bibelots sur un guéridon.
Les évêques compétents n’ont pas besoin de synodes pour savoir ce qu'ils doivent faire, à savoir :
- veiller à la formation des catéchistes et non faire appel à une “maman” qu’on ne voit jamais à la messe dominicale... sauf s’il s’agit de la messe des communions ou des confirmations qui lui permet de faire de la figuration dans le chœur ;
- contrôler des écoles catholiques et veiller à ceux qui y enseignent respectent la doctrine et la morale de l’Eglise ;
- veiller à une préparation aux mariages digne de ce nom où l’on dit ce qui est vrai et non ce qui plaît ;
- supprimer les absolutions collectives en expliquant pourquoi ;
- faire respecter la liturgie en donnant des directives aux prêtres et en limitant le plus possible le rôle des laïcs et leur présence dans le chœur des églises ;
- contrôler la préparation à la première communion en veillant à ce qu’elle soit obligatoirement précédée du sacrement du Pardon ;
- refuser que les familles des défunts soient invités à organiser le déroulement des messes de funérailles et à choisir les chants : un catholique doit faire confiance à l’Eglise qui a tout prévu ; aux non-catholiques ou au non-pratiquants qui veulent autre chose que la liturgie des défunts donnée dans le missel, il faut expliquer qu’ils peuvent louer une salle des fêtes où ils pourront faire comme ils veulent ;
- définir avec les diacres les contours précis de leur apostolat ;
- organiser 3 ou 4 samedis par an une journée avec les adolescents des écoles catholiques et des aumôneries afin qu’ils puissent recevoir un enseignement clair et solide sur la vocation à la vie religieuse et au sacerdoce ;
- prévoir tous les samedis des “portes ouvertes” à l’évêché afin que l’évêque puisse recevoir personnellement tous les fidèles qui feront une demande par téléphone. Tous les fidèles : même (surtout !) les non-engagés, les plus modestes, les plus obscurs et les plus “traditionnels”...
- organiser en plusieurs points du diocèse des conférences faites par d’authentiques témoins de la foi catholique ou des théologiens et des intellectuels non pas à la mode, mais catholiques.
- abandonner les slogans creux dont voici, pour finir, une liste non-exhaustive : vivre-ensemble, bâtir ensemble l’Eglise de demain, être témoin de sa foi, faire rayonner la Bonne Nouvelle, être présent au monde du travail, être à l'écoute, accueillir l'Autre, attirer les jeunes, ne pas se réfugier dans ses certitudes, être conscient que les chrétiens ne détiennent pas la vérité, s'ouvrir au monde, prendre les autres là où ils en sont, recevoir les autres religions dans une attitude d’ouverture, ne pas s'enfermer dans des dogmes, etc.

* * * * Lundi, 13 février 2017. Avant d’apprendre aux prêtres les rites liturgiques et ce qu’ils doivent faire et ne pas faire, ne faudrait-il pas commencer par leur apprendre à avoir de la tenue ? Ne faudrait-il pas leur apprendre à s’habiller correctement avec autre chose que des aubes-sacs qui toupillent et ces étoles qui pendouillent ? Leur apprendre à marcher en procession autrement qu’en se dandinant comme des canards ? Leur apprendre à regarder vers Celui à qui ils s’adressent et non vers l’assemblée des fidèles ? Leur apprendre à avoir des gestes dignes et mesurés ? Leur apprendre à aimer le silence, le calme et l’intériorité ?
Bref, c’est par une l’éducation élémentaire qu’il faut (re)commencer. C’est uniquement sur la décence et la distinction qu’on peut greffer les rites pour donner à la liturgie sa noble beauté.
Cliquer ici pour voir l’exemple de Solesmes où dès la procession d'entrée des moines nous sommes conduits à avancer vers la dimension sacrée de notre humanité.