* * * * Jeudi, 6 juillet 2017. Dans le journal bavarois “Neue Passauer Presse”, le Cardinal Gerhard Ludwig Müller ne s’est pas privé de critiquer vivement la manière avec laquelle il a été évincé de la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Il a révélé que le pape François l’avait “informé de sa décision à la dernière minute, le jour même où expirait son mandat de préfet d’une durée de 5 ans. »
Et le cardinal Müller de préciser que le pape ne lui a donné aucune raison pouvant justifier sa décision. “Un silence que je ne saurais accepter”, conclut le prélat allemand.

* * * * Jeudi, 6 juillet 2017. La veille de son décès, le cardinal Meissner a eu un échange téléphonique avec le cardinal Müller qui venait d’être démissionné par François.
Le cardinal Müller raconte : « Le cardinal Meissner s’était dit très attristé par la décision du pape qui - avait-il ajouté - va causer des dommages dans l’Eglise. »

* * * * Jeudi, 6 juillet 2017. Selon la presse italienne, le pape François s’est mis en colère en apprenant qu’un prélat avait organisé une orgie gay dans un appartement situé dans l’ancien Saint-Office. Toujours selon la presse, le pape envisagerait de démissionner le cardinal Coccopalmerio qui est proche du prélat impliqué dans l’affaire.
Les scandales s'accumulent dans l'entourage d'un pape qui, à force de se vouloir outrageusement populaire, s'est de plus en plus lui-même isolé.

* * * * Jeudi, 6 juillet 2017. En Sicile, Mgr Archbishop Corrado Lorefice, archevêque de Palerme, a interdit à Don Alessandro Maria Minutella de célébrer la messe et d’administrer les sacrements.
La faute commise par le prêtre est rédhibitoire : dans ses homélies, il s’employait à défendre la sacramentalité du mariage et donc, par la force des choses, passait sous silence les plus “beaux” passages d’ “Amoris laetitia” autorisant la communion pour tous. Les paroissiens de Palerme affirment connaître plusieurs prêtres “hyper-progressistes et gay friendly” qui font problème. Mais ceux-ci ne sont pas inquiétés par leur hiérarchie.

* * * * Mercredi, 5 juillet 2017. L’Eglise d’Allemagne perd une grande figure : le cardinal Joachim Meisner, archevêque émérite de Cologne, 83 ans, a été brutalement rappelé à la maison du Père.
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Le cardinal n’était pas “que” catholique : il était de l’Eglise “catholique et romaine”. Chez lui, en effet, la “romanité” était comme une marque de fabrique de la catholicité qui devait s’affirmer dans la pensée, dans la doctrine, dans la liturgie, dans la fidélité à la Tradition.

* * * * Mercredi, 5 juillet 2017. Dans une récente interview, le cardinal Anders Arborelius, archevêque de Stockholm, a rappelé que l’intercommunion entre catholiques et protestants était totalement impossible en raison des trop grandes différences qui touchent à la compréhension de l’Eucharistie. Mgr Arborelius a reconnu qu’il y avait, au sein des communautés luthériennes, des fidèles qui, à titre personnel, avait une foi en l’Eucharistie proche de celle de l’Eglise catholique. Cependant, a ajouté le prélat, il faut affirmer qu’aucun document romain ou luthérien n’autorise l’intercommunion, contrairement à ce qui est parfois affirmé ici ou là.
Le cardinal Arborelius a grandi dans la confession protestante ; c’est à l’âge de 20 ans qu’il a choisi d’adhérer à la foi catholique.

* * * * Mercredi, 5 juillet 2017. Le pontificat de François a ceci de particulier qu’il conduit à écarter tous ceux - les cardinaux en premier - qui veillent à maintenir intacte la foi catholique en demeurant sur la voie tracée par Vatican II et balisée par S. Jean-Paul II et Benoît XVI.
Autrement dit, on ouvre la porte à un processus de relativisation des articles du “Credo” qui conduira inévitablement à la promotion d’une Eglise qui conservera l’appellation “catholique” alors qu’elle se soustraira à l’idée d’une vérité divine et universelle indépendante de nos jugements subjectifs.
Ce glissement a été préparé de longue date par la généralisation de catéchèses vides et de liturgie aléatoires qui ont embrumé les cerveaux au point de rendre les fidèles incapables de la moindre réaction salutaire.

* * * * Mercredi, 5 juillet 2017. Un questionnaire en vue du prochain “synode sur la jeunesse” voulu par le pape François pour l’année 2018 est en ligne.
On y retrouve une démarche similaire à celle qui avait précédé les deux synodes sur la famille. Le résultat fut “Amoris laetitia”.
La démarche et la logique en vue de préparer le “synode sur la jeunesse” sont les mêmes : laisser s’exprimer la base.
Le questionnement est essentiellement psychosociologique. Il commence par des questions générales sur le lieu d’habitation et bascule très vite vers un grand salmigondis de questions très subjectives.
Le synode sur la jeunesse n’entend pas aborder la question de la louange divine au sens catholique de l’expression puisque la pratique dominicale se trouve noyée sous l’appellation de la “participation aux rites religieux”. Quand on sait que les jeunes ne savent plus ce qu’est un rite religieux, on se demande quel peut être l’intérêt d’une telle question.
A la question consacrée aux attentes vis-à-vis de l’Eglise catholique, on propose plusieurs réponses possibles : les activités sociales et caritatives, la présence de missionnaire dans les pays en voie de développement, la catéchèse, les activités proposées aux jeunes en paroisse ou en association, les écoles, les universités catholiques, l’activité des enseignants et des éducateurs religieux, les activités des associations de jeunes, et perdues au milieu de ce fourbis... “les célébrations liturgiques” dont, bien entendu, les jeunes seraient bien en peine de donner une définition.
Ce questionnaire est bien creux, à l’image de ce qui se fait dans un grand nombre de nos “diocèses en fête”.
Un point positif tout de même : on peut remplir le questionnaire à volonté. Ce qui laisse deviner qu’il ne servira à rien et qu’en haut lieu, au Vatican, tout est joué d’avance.

Texte inspiré de “
Réinformation.catho

* * * * Mercredi, 5 juillet 2017. Le 17 octobre aura lieu la “journée internationale de lutte contre la pauvreté”. Pour différentes raisons, le diocèse de Bologne (I) a décidé d’avancer la date au 1er octobre. A cette occasion, un repas sera servi dans la basilique San Petronio. Puis les convives seront invités à aller à la messe...

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* * * * Mercredi, 5 juillet 2017. Le diocèse concordataire de Strasbourg a depuis peu un nouvel évêque à sa tête. Il s’agit de Mgr Luc Ravel. Il succède à Mgr Gralet et avant sa venue en Alsace était évêque aux armées.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que Mgr Ravel sait ce qu’il veut. Récemment, dans les “Dernières Nouvelles d’Alsace” il a déclaré : « L’avortement n’est pas seulement concédé, mais promu. C’est une promotion, et ça, je ne peux pas l’accepter, pas que pour une question de foi, mais parce que j’aime la France. » Puis il a poursuivi sur un autre sujet au moment-même où à Mulhouse on s’enorgueillit de construire le plus grand centre culturel musulman d’Europe : « Les croyants musulmans le savent très bien que leur fécondité est telle qu’aujourd’hui... Comment ils appellent ça ? Le “Grand Remplacement” ; ils vous le disent de façon très calme, très positive, “Mais de toutes façons, un jour, tout ça sera à nous”. »
A l’interne, il semblerait que Mgr Ravel soit également disposé à revoir le fonctionnement de son diocèse : certains prêtres progressistes plus occupés à organiser des réunions qu’à sanctifier les fidèles semblent déjà avoir compris qu’il vont recevoir une feuille de route qu’il leur faudra suivre. Au grand-séminaire diocésain, où l'enseignement sur la liturgie était le parent pauvre, l’ancien supérieur, le P. Reichert (qui, à ce qu’on dit, caressait l’espoir de devenir évêque), a été remercié et remplacé par Mgr Dollmann, évêque auxiliaire plutôt classique et réservé. On apprend aussi que certains laïcs ont été écartés des conseils diocésains et que, dans les paroisses, les prêtres ont été invités à faire eux-mêmes le catéchisme au lieu de le faire faire quasi systématiquement par des “laïques engagées”...
La devise épiscopale de Mgr Ravel tient en deux mots latins : « Est, est » (Que votre oui soit oui). Tout porte à croire que l’archevêque de Strasbourg aime les choses claires, ce qui ne manquera pas d’être apprécié par les fidèles d’Alsace qui on longtemps espéré que la barre diocésaine soit enfin redressée. Nul ne doute que d’excellents prêtres forcés à demeurer discrets jusqu’ici vont soutenir leur évêque. Les fidèles laïcs suivront.

* * * * Mardi, 4 juillet 2017. Selon le magazine jésuite “America”, un “certain nombre” de cardinaux avaient demandé au pape François d’évincer le cardinal Gerhard Müller de la congrégation pour la doctrine de la foi au motif que le prélat allemand avait à plusieurs fois pris émis des réserves au sujet d’ “Amoris laetitia”.
En réalité, le cardinal Müller avait simplement tenté de démontrer qu’ “Amoris laetitia” respectait les enseignements de l’Eglise... à condition de lire le texte à la lumière de la Tradition. Mais peut-être François ne souhaite-t-il pas que son exhortation soit lue de cette façon ? Les jésuites répondront.
Dans le “National Catholic Reporter”, Michael Sean Winters estime que François a pris une bonne décision en renvoyant le cardinal Müller. Il écrit : « J’espère que le cardinal Robert Sarah a lu le Bollettino (bulletin du Vatican) de ce matin avec précaution. Tout comme le cardinal Ouellet. » Et d’ajouter : « Ils doivent veiller à ce que leurs dicastères ne soient pas un obstacle au Saint-Père, mais fonctionnent comme prévu, en tant qu’aide. Le pape François a souhaité travailler avec l’équipe dont il a héritée ; mais si celle-ci ne l’aide pas, il faut qu’il la change. »
Avec un pape prisonnier d'idéologues comploteurs, l'Eglise risque fort de traverser une zone de sérieuses turbulences...

* * * * Mardi, 4 juillet 2017. Mgr Fonlupt, inquiétant évêque d’un diocèse délabré, donne à son Eglise le dernier coup de pied qui provoquera son effondrement final.
Mgr Fonlupt, qui semble n’avoir aucune idée de ce qu’est la célébration de la foi catholique, préside et encourage des liturgies-spectacles qui sont autant de danses autour du veau d’or.
C’est à voir ici.
Pour les Aveyronnais qui auraient oublié leur latin, une session liturgique est prévue pour apprendre à participer aux messes fonluptiennes :
cliquer ici.


* * * * Mardi, 4 juillet 2017. Les fidèles désertent les audiences sur la place saint-pierre : leur nombre est passé de 1 200 000 en 2014 à 400 000 en 2016. En Italie (ne parlons pas de la France !) l’assistance aux messes suit la même pente.
Autrement dit, celui qui, dès les premiers jours de son pontificat, faisait tout pour se rendre populaire, n’attire plus. Les fidèles attendent donc bien autre chose du Successeur de Pierre que des tweets et des selfies : une doctrine clairement énoncée, des liturgies exemplaires (rappelons que Jean-Paul Ier avait demandé que les célébrations pontificales soient des exemples pour toute l’Eglise), des encouragements et non des critiques incessantes...

* * * * Mardi, 4 juillet 2017. Interrogé par la presse alors qu’il était à Mayence (D), dimanche dernier, le Cardinal Müller a déclaré : « Rome demeure mon lieu de résidence. Le travail n’y manque pas et j’entends bien continuer à proclamer la foi et de défendre sa vérité, que cela plaise ou non. »
Rien n’interdit de penser que le Cardinal Müller a rencontré le pape émérite Benoît. Entre bavarois, le courant ne peut que très bien passer...

* * * * Mardi, 4 juillet 2017. Mgr Luis Ladaria Ferrer qui vient d’être nommé par le Pape François nouveau préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, en remplacement du Cardinal Müller, a couvert, sans le dénoncer, un prêtre qui avait été réduit a l’état laïc pour abus sexuels sur mineurs. Pire : Mgr Ferrer a ensuite ordonné que la condamnation canonique du prêtre pédophile soit passée sous silence. (Source : Diakonos)
Ce pape autoritaire qui n'écoute que lui et ne voit que ses intérêts commence à accumuler des faux pas qui inquiètent un nombre croissant de fidèles.

* * * * Lundi, 3 juillet 2017. Albert Schmid, président émérite d’une organisation représentative des catholiques laïcs de Bavière (D), reproche au pape François « un comportement autoritaire » dans l’affaire de la non reconduction du Cardinal Ludwig Müller en tant que Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
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Dans une interview à la radio bavaroise, Albert Schmid a déclaré : « C’est à mettre en lien avec le style de direction propre au pape actuel qui peut donner l’impression d’être sympathique et ouvert au dialogue. En réalité, il s’avère que si aucun consensus n’est atteint sur une question donnée, il a recours à des décisions très sévères. »
A cette même radio bavaroise, le Cardinal Müller a déclaré qu’il allait poursuivre son engagement pour la foi et continuer à annoncer la Vérité, « que cela plaise ou non ».
Et il a précisé : « Nous ne sommes pas censés ne dire que ce que les gens attendent de nous et rechercher les applaudissements de la foule ; avant tout, il nous faut annoncer la Vérité de l’Evangile, ce qui est toujours constructif même si c’est un peu difficile au début. »

Source : Kathnet (trad. MH/APL)

* * * * Lundi, 3 juillet 2017. On sait relativement peu de choses sur le parcours suivi par Jorge Bergoglio avant d’être élu pape. Mais l’image qu’a immédiatement voulu donner de lui François, ses grands projets de réformes, ses piques lancées jour après jour à la face de telle ou telle catégorie de fidèles, son goût pour les mises en scène médiatisées, ses déclarations à l’emporte-pièce, sa volonté de ne s’entourer que de gens qui l’admirent et de se débarrasser des autres, sa méfiance de tout ce qui a trait à la doctrine clairement énoncée... tout cela porte à croire qu’il n’a pas vécu une prêtrise heureuse et épanouissante et que, arrivé au sommet de l’Eglise avec le soutien de la “maffia de Saint-Gall”, il entendait neutraliser d’une façon ou d’une autre les représentants d’une institution qui a pu le faire souffrir.
Mais construit-on un pontificat sur du ressentiment ? Guide-t-on l’Eglise avec une sorte de rancœur permanente conduisant à remettre en question l’héritage théologique et liturgique des derniers grands papes ? Donne-t-on confiance aux fidèles en publiant des documents favorisant des interprétations tellement contradictoires qu’elles sèment le trouble au sein du catholicisme lieu de favoriser son unité ?
Tôt ou tard, cette “politique” ne peut conduire qu’à un échec cuisant. Echec personnel, certes, mais aussi échec de la mission que l’Eglise se doit de mener.
En Italie, les journalistes de plusieurs grands quotidiens commencent à se demander si François n’est pas en train de vivre le “début de la fin” d’un état de grâce.
Comment finira ce pontificat qui se voulait exceptionnel, populaire, réformateur, pastoral ? C’est la question que se posent de plus en plus de fidèles.

* * * * Lundi, 3 juillet 2017. Un jeune fidèle nous fait part de ses observations au sujet d’une vidéo où l’on voit trois évêques faire une analyse de l’état de l’Eglise en France :
« J’ai regardé cette vidéo (
cliquer ici) et j’ai eu droit à près d’une heure d’émission durant laquelle j’ai entendu trois évêques qui tournaient en rond. Ils n’ont parlé que d’ “ouverture”, de “fraternité”... Quant à la foi, elle n’a été évoquée qu’à travers le prisme exclusif de “la Parole de Dieu” répétée ad nauseam (donnant d’ailleurs la désagréable impression d’une adhésion exclusive au “sola scriptura” de Luther). Chose incroyable : le mot “liturgie” n’est même pas prononcé, en cinquante minutes d’émission. Peut-être pour n’avoir pas besoin de reconnaître que les églises sont vides. Le mot “Tradition” qui évoque l’un des deux piliers sur lesquels s’appuie l’Eglise, n’a pas été prononcé lui non plus.
Evidemment, pas la moindre autocritique, pas la moindre remise en cause de la pastorale qui a tout détruit. On laisse donc sous-entendre que tout va très bien dans le meilleur des mondes.
Avec de pareils pasteurs “cool”, on n’est pas sortis de l’auberge. Comment font-ils pour nier le réel à ce point ? »

* * * * Lundi, 3 juillet 2017. Les fidèles traditionalistes adeptes de la forme extraordinaire de la liturgie nous présentent des messes bien organisées en laissant entendre qu’elles sont représentatives de l’état dans lequel se trouvait la liturgie avant le Concile. C’est oublier qu’avant Vatican II, dans les petites paroisses rurales de France ne disposant pas de beaucoup de moyens et où la pratique dominicale était faible, la messe pouvait aussi être ce que nous montre cette vidéo récente : cliquer ici.
Une invitation à bien de relire Sacrosanctum Concilium et à mettre correctement en oeuvre les excellentes intuitions du Concile ?

* * * * Lundi, 3 juillet 2017. Les cinq cardinaux nouvellement créés par François sont allés rendre visite au pape émérite Benoît qui, parlant plusieurs langues, a pu s’adresser directement à eux : c’est à voir ici.

* * * * Dimanche, 2 juillet 2017. Au cours d’une émission transmise par la télévision bavaroise ce dimanche matin, Mgr Hofmann, évêque de Würzburg (D) a été interrogé au sujet de l’éviction de son compatriote le cardinal Müller. En laissant délicatement de côté les questions de vues divergentes entre le cardinal et le pape sur certains points de doctrine, Mgr Hofmann a simplement laissé entendre que les deux hommes avaient des caractères difficilement conciliables.

* * * * Dimanche, 2 juillet 2017. Dans le cadre du “Mois de la Création”, du 1er septembre au 4 octobre 2017 chaque communauté de paroisses est invitée à mettre en œuvre un “dimanche de la création”. Le diocèse de Strasbourg donne des “propositions d’animation” pour une liturgie dominicale : cliquer ici.
« A côté [des] bienfaits de la réforme liturgique, il faut reconnaître et déplorer certaines déviations, plus ou moins graves, dans son application. On constate parfois des omissions ou des ajouts illicites, des rites inventés hors des normes établies, des attitudes ou des chants qui ne favorisent pas la foi ou le sens du sacré (...). Des initiatives de ce genre, loin d’être liées à la réforme liturgique elle-même, (...) privent le peuple chrétien des richesses authentiques de la liturgie de l’Eglise. » S. Jean-Paul II.

* * * * Samedi, 1er juillet 2017. En Belgique, les églises sont à vendre :

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* * * * Samedi, 1er juillet 2017. Le diocèse de Nantes se veut “en fête”.
Alors les spécialistes du “festif obligatoire” ont réchauffé des pitreries auxquelles ne prennent part que les cathos bien comme on les aime - pastoralement parlant - qui surfent sur l’ignorance des jeunes générations et l’épidémie d’amnésie qui atteint les anciennes.

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En voyant ces images, on devine que la pensée la plus moderne d’un certain clergé s’est arrêtée un peu après 68, à cette époque “peace and love” où l’on croyait qu’il suffisait de mettre des couleurs “flashies” sur tout ce qui était stupide pour parler au peuple et où l’on pensait que l’irrespect des règles et des usages allait susciter un quelconque intérêt pour la foi catholique, le sacerdoce ministériel, la liturgie, l’Eglise...
Décidément, “ils” n’ont rien compris hier, ne comprennent plus rien aujourd’hui et comprendront encore moins demain.

* * * * Samedi, 1er juillet 2017. Dans une vidéo, le P. Gouze parle de son travail de compositeur de chant sacré : cliquer ici.
Incontestablement, le P. Gouze est ce qu’on peut appeler un brave homme. Le problème, avec lui, c’est que dans tout ce qu’il dit rien est faux mais tout est de travers. D’abord, il oublie que le chant liturgique pas plus que la liturgie elle-même ne saurait être l’œuvre d’un homme : le chant liturgique a jailli de la liturgie qui, elle-même, est né de la Tradition de l’Eglise ciselée au cours du temps.
Beaucoup de compositions du P. Gouze sont intéressantes et peuvent trouver leur place dans le cadre d’une célébration. Mais en tant que chant sacré et non en tant que chant liturgique.
Par ailleurs le “maître de Sylvanès” dit des choses très vraies. Cependant, il suffit de voir les messes qu’il célèbre pour deviner qu’il comprend tout... mais de travers ; et que donc, en fait, il ne comprend rien. La vidéo montre des célébrations eucharistiques qui ressemblent bien plus au culte protestant (versus populum, entièrement en vernaculaire, pas de chasuble, ornements minimalistes) qu'à une messe catholique : bref, elles n’ont pas grand-chose à voir avec la liturgie catholique telle que voulue par Vatican II.
Le vrai problème du P. Gouze semble donc être son enracinement dans la Tradition. Il fait partie de ces gens qui n’ont compris qu’une partie du problème actuel mais qui pensent que pour le régler il faut jeter aux orties la quasi totalité du patrimoine liturgique accumulé depuis des siècles. Il fait l’éloge du grégorien mais non seulement il ne le préconise pas et donne plutôt l’impression de dissuader de le mettre en œuvre. Quand il cite le Concile, il se garde bien de préciser que Sacrosanctum Concilium rappelle que le grégorien est le chant propre de la liturgie qui doit occuper la première place.
Enfin, le P. Gouze donne à ses compositions une tonalité proche des mélodies des chants byzantins, ce qui est intéressant (encore qu'il faille se méfier de ces emprunts à l’Orient souvent très superficiels et qui servent souvent à masquer le rejet de la tradition latine), mais oublie un peu vite que, justement, le chant byzantin est un élément d’une tradition liturgique faisant la part belle à la transcendance, à la ritualité, à l’effacement des ministres de l’autel et à l'orientation de la célébration... Bref, tout ce que le P. Gouzes entend reléguer aux oubliettes dès qu’il s’agit du rite romain.
Le résultat est qu’à Sylvanès ne se retrouve qu’une sorte de religiosité crypto luthérano-catholique saupoudré d’orientalisme : quelque chose qui n’a plus grand chose à voir avec la Tradition liturgique de l’Eglise latine.
La moyenne d’âge des personnes que l’on voit sur la vidéo laisse deviner que le “style Gouze” correspond à un effet de mode qui s’estompe déjà : dans quelques années, le répertoire sera complètement oublié comme ont été
oubliées les œuvres de tant de compositeurs de l’immédiat après-concile.

* * * * Vendredi, 30 juin 2017. La purge bergoglienne se poursuit.

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Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi depuis le 2 juillet 2012, a été démis de ses fonctions par le pape François.
L'éviction du Cardinal Sarah ne devrait plus tarder.

* * * * Vendredi, 30 juin 2017. Au fond, nous sommes actuellement dans une situation totalement paradoxale. D’un côté, la situation à vue humaine semble désespérée : l’esprit liturgique a quasiment disparu de nos diocèses et le patrimoine spirituel risque d’être perdu définitivement puisqu’il n’y a plus de transmission et qu’il est à peu près impossible ; ou du moins très difficile ; de ressusciter ce dont on ne comprend plus le sens profond. Par ailleurs, dans un tel contexte, les rares sources d’espérance sont bien fragiles : tous ce que les très rares curés essaient de restaurer dans les paroisses diocésaines peut être balayé dès que le curé change ou qu’une équipe liturgique composée d’incompétent(e)s impose ses vues ; quant à certaines communautés nouvelles qui font globalement du très bon travail, leur succès actuel dans le contexte actuel est très fragile et très relatif. Rien n’interdit de penser que ces communautés connaissent à leur tour des crises dans les années et décennies à venir. Voilà pour le court et le moyen terme.
Mais d’un autre côté, le combat que nous menons pour la liturgie et tout ce qu’elle implique, est déjà virtuellement gagné. D'abord, parce qu’une partie de ce combat est simplement d’ordre biologique : la génération 68 a échoué à transmettre son idéologie à la jeunesse ; on peut avancer sans risque de se tromper que dans moins de vingt ans il ne restera plus rien des grandes promesses de la pastorale qui a encore cours aujourd’hui. Ensuite, parce que la liturgie “traditionnelle” (qu’il ne faut pas confondre avec la liturgie des “traditionalistes”) correspond à la nature anthropologique de l’homme et à ses besoins spirituels, elle aura nécessairement un meilleur avenir que les farces nauséeuses qui nous servent actuellement de célébrations eucharistiques. Certes, cette liturgie-là n’attirera peut-être pas les foules composées de fidèles programmés pour ne plus rien comprendre, mais au moins permettra-t-elle de nourrir la vie intérieure des communautés chrétiennes de demain, ce qui les rendra aptes à devenir des “minorités créatrices”, comme disait Benoit XVI, qui n'auront pas à se soucier des orientations diocésaines.

* * * * Vendredi, 30 juin 2017. Dès son élection au pontificat suprême, Jorge Bergoglio a annoncé qu’il envisageait une grande réforme de la Curie romaine. Aujourd’hui, il apparaît de plus en plus que cette réforme ne se fera pas. Et ce pour trois raisons au moins.
La première est que le pape François, homme autoritaire et fermé, n’a pas les moyens de ses ambitions démesurées.
La seconde est que le même pape François s’est entouré d’un conseil où ne siègent que des cardinaux ultra-libéraux (Reinhardt Marx était le premier d’entre eux) qui, sous couvert de réformer ce qui mérité d’être réformé, s’emploient à démantibuler l’Eglise morceau par morceau afin de changer la doctrine en ayant l’air de ne pas y toucher. Or, le Seigneur veille sur « son » Eglise.
La troisième est le la popularité de François, essentiellement construite sur des selfies, des tweets, des liturgies minimalistes à Sainte-Marthe (dont la chapelle ressemble à un oratoire de maison de retraite) et des sorties soi-disant impromptues dans les boutiques de Rome, est en train de se vaporiser.

* * * * Vendredi, 30 juin 2017. LITURGIE : un débat avec le Cardinal Müller et Martin Mosebach (source: Kathnet. Trad. MH/APL) CLIQUER ICI