L'ACTUALITE DU JOUR

* * * * NOUVEAU Dimanche, 21 octobre 2018. Notre Seigneur, la Tradition, l’Eglise, le Catéchisme... nous enseignent que les anges existent. Mais il existe deux catégories d’anges : les bons et les mauvais. Les bons sont au service de Dieu et veulent notre bien ; les mauvais sont au service de Satan et désirent notre perte.
Les anges qui sont au service de Dieu agissent sur notre intelligence en l’illuminant, c’est-à-dire en lui faisant voir la vérité et en l’aidant à atteindre cette vérité. En contemplant la vérité, nous pouvons y adhérer avec l’aide de la grâce reçue de Dieu et acceptée.
Les anges qui sont au service de Satan n’agissent pas sur notre intelligence. Au contraire, ils l’endorment, l’anesthésient afin de lui interdire de voir la vérité. Sur quoi agissent alors les anges serviteurs de Satan ? Sur notre affectivité. C’est-à-dire sur la partie de nous-même qui est soumise à notre imaginaire, à nos pulsions, à nos vanités, à notre ego...
Reconnaissons que nous avons de moins en moins de liturgies basées sur l’intelligence et orientée vers le service de Dieu, et de plus en plus de célébrations ne cherchant qu’à combler des besoins affectifs. Pensons-y quand nous allons à la messe et demandons-nous si ce que nous y faisons relève de l’intelligence de la liturgie ou de l’affectif du célébrant.

* * * * NOUVEAU Dimanche, 21 octobre 2018. Une célébration affreusement anti-liturgique : la Pentecôte à Notre-Dame de Paris (cliquer ici)
Cette célébration est fade, froide, glaciale même. Elle donne l’impression d’un grand vide. Le chant grégorien exécuté à la façon Castafiore est imbuvable et ne permet pas de prier : on est dans le snobisme parisien le plus irritant. Le bruit de fond que font les touristes montre bien que cette célébration n'invite pas au silence, au respect : elle ne fait qu'ajouter du bruit au bruit.
Le face au peuple « tue » la célébration, ruine toute la théologie de la Messe et de la liturgie. La forme de l’autel est hideuse, son aménagement est minimaliste. Le service d’autel est réduit au strict minimum et l'orgue accompagne le chant de l’assemblée avec des pleins-jeux écrasants.
Finalement, nous sommes là dans une de ces célébrations vides et fades, dont l’éclat n'est qu’artificiel, dans lesquelles il n’y a pourtant aucun abus liturgique. Et ce sont ces messes-là qui sont peut-être les pires : on ne sait pas comment expliquer au célébrant ou aux fidèles ce qui ne va pas. C'est tout un esprit, une atmosphère, peut être cet « esprit de la liturgie » dont parlait Ratzinger qui fait défaut. Le problème, c’est que c’est là qu’est l’essentiel...
Par analogie, on pourrait comparer cette messe à un repas de fête raté : on a choisi les meilleurs ingrédients pour réaliser un excellent menu mais, hélas, le cuisinier qui n’est pas à la hauteur n’a réussi qu’à élaborer des plats sans saveur et à la présentation tristounette.
Comment donc allons-nous sortir de ce marasme ?

* * * * Samedi, 20 octobre 2018. La vigilance spirituelle et la corruption dans l'Eglise : un article de Samuel Nyom A LIRE ICI

* * * * Samedi, 20 octobre 2018.
Excellente nouvelle dans le marasme actuel : des étudiants australiens ont envoyé un message au synode pour expliquer qu’ils n’ont pas besoin de la démagogie jeuniste et de l’affadissement doctrinal qu’on leur propose mais qu’ils veulent au contraire du clair, du solide, du vrai. Entendra-t-on cet appel au Vatican ?
Sur le blog d’Yves Daoudal, on apprend que ce message, en contradiction frontale avec l’idéologie qui règne à Rome, a été envoyé au synode par 200 étudiants australiens qui déclarent : « Nous ne pouvons espérer prendre forme au milieu de la confusion entourant des questions telles que la contraception, la sexualité, la communion pour les divorcés et les non-catholiques, les prêtres mariés et l’ordination des femmes. Une telle confusion est soutenue par de grands prélats qui emploient délibérément un langage ambigu pour traiter de telles questions, malgré les enseignements du Christ, les Pères de l’Eglise et le dogme clair de l’Eglise. Une telle ambiguïté n’est ni charitable ni désirée par les jeunes et doit être traitée par ce Synode. Certains des Pères synodaux souhaitent éviter une Eglise de « règles » qui n’encourageraient pas une relation personnelle avec Jésus-Christ. Cependant, ces règles nous conduisent au Christ, elles l’ont toujours fait. (...) Lorsque l’Eglise évite la vérité au profit du discours politicien, les jeunes n’ont plus que des banalités superficielles pour exprimer leurs croyances. (...) En plus de la clarté du langage, nous prions pour une augmentation du nombre de pratiques qui aident à satisfaire les besoins sacramentels de notre corps et de notre âme - pèlerinages, confessions, dévotions, adoration, art sacré, musique et architecture. Le monde peut être un endroit laid et la beauté extérieure de nos églises devrait être un rayon de lumière dans nos communautés, en particulier dans la vie des pauvres. Notre temps montre que les jeunes cherchent du sens au-delà de la flatterie. »
Et les jeunes australiens d’ajouter : « Bien sûr, nous voulons que nos églises soient accueillantes à tout le monde, nous voulons que le plus grand nombre d'âmes possible soient reçues dans l'Église. Mais nous voulons aussi que la messe soit digne de l’affirmation profonde que le même Jésus-Christ de l’Evangile descend sur l’autel corps, sang, âme et divinité, à chaque fois. Le problème est que le débat sur « la dignité » et « l’accueil » se limite à la forme et à la tonalité que doit prendre la messe. Cela fait ressembler le Saint Sacrifice de la Messe à un champ de bataille entre fidèles, alors qu'il ne devrait proclamer que la victoire du Christ sur la mort, le temps et le péché. (...) En ramenant la messe à notre niveau de confort, nous transformons une affirmation profonde manifestée physiquement par un aperçu du ciel en une revendication étrange que les gens ont du mal à prendre au sérieux. (...) Nous ne voulons pas seulement un accompagnement dans les terres en friche. Pères synodaux, plantez-nous dans le jardin mystique. »

* * * * Samedi, 20 octobre 2018. Il se passe une chose curieuse : dans certains diocèses, des prêtres (ou des évêques) attachés au Concile autorisent que soit célébrée dans telle église ou telle chapelle la messe selon la « forme extraordinaire ». Les fidèles « traditionalistes » s’en réjouissent. Fort bien. Mais ces « prêtres d’ouverture », comme on dit, célèbrent-ils eux-mêmes correctement selon la forme ordinaire ? Réponse : non. Ce qui tend à prouver que leur « pastorale d’ouverture » et leur accueil des fidèles attachés à la liturgie ancienne ne s’appuie pas sur une juste compréhension de la liturgie : on peut célébrer bien ici et mal ailleurs, cela n’a aucune importance. Sur quoi se fonde alors leur pastorale liturgique ? En fait, tout le problème vient du fait que justement, on n’aborde plus la liturgie que sous l’angle de la « pastorale ». Il suffit d’ailleurs de consulter le site internet de la conférence des évêques de France : le service qui s’occupe de la liturgie se nomme « service national de la pastorale liturgique et sacramentelle ».
Ce titre signifie bien qu’on est incapable de comprendre que la liturgie doit être traitée en elle-même, en tant que réalité à part entière. Or, l’erreur vient de ce qu’on ne s’en occupe que dans la mesure où elle s’inscrit dans la « Pastorale ». Autrement dit : la liturgie de l’Eglise - la Sainte Liturgie - n’existe plus en tant que telle : elle n’est qu’un « outil » au service de la pastorale. Il n’y a donc plus que des liturgies évolutives et adaptées à des « publics » bien particuliers : messe « tradie » pour les « tradis », « messe des jeunes » pour les jeunes, messe type « glorious » pour les charismatiques, messes « quelconques » pour les paroissiens « quelconques », etc. Voilà pourquoi un évêque ou un prêtre ne trouvera rien de mal à célébrer correctement une messe « de Saint Pie V » avec les « tradis » et de massacrer la messe « de Paul VI » devant un autre public le lendemain... On est donc dans un relativisme absolu, totalement anti-liturgique mais tellement ancré dans les mentalités qu’il en est devenu quasi structurel.
Le problème de tout cela, c’est que comme nous ne cessons de le répéter à Pro Liturgia, dans l’Eglise tout se tient : la Liturgie est liée à la foi, à la doctrine, à l’ecclésiologie, à la morale... « Lex orandi, lex credendi ». Nos évêques et nos prêtres qui célèbrent bien ou mal selon les circonstances sont donc dans une schizophrénie permanente : ils essaient de maintenir une foi unique, une doctrine unique, une morale unique (plus ou moins objective dans le contexte actuel), mais en tolérant toutes les expériences liturgiques possibles et imaginables. Forcément, cela ne marche pas ; cela ne peut pas marcher ; cela ne peut que conduire au chaos que l’on constate dans nos diocèses et nos paroisses.
En considérant la médiocrité consternante des évêques (et pas seulement en France), il faut se demander si, en plus évidemment de soigner le recrutement, il ne faudrait pas mettre en place une sorte de « séminaire pour évêques ». Car annoncer que tel prêtre désigné pour être évêque a été trois ans curé, cinq ans vicaire épiscopal, deux ans responsable du groupe machin et deux ans aumônier des jeunes... ne suffit pas. On ne se forme pas à l’épiscopat en butinant à droite et à gauche pour remplir un curriculum viar ! Dans l’armée, par exemple, il faut 6 ans pour former un officier : 2 années de prépa, 3 ans d’école de formation générale à Saint-Cyr, puis un an d’école de spécialité. Ensuite, le lieutenant est nommé chef de section pour trois ans, puis il passe capitaine. Là, il doit refaire un stage de 3 mois pour se préparer à être commandant de compagnie. Plus tard, après avoir rendu sa compagnie, il doit passer un concours et passer deux ans à l’Ecole de Guerre, à Paris, pour se préparer à assumer des responsabilités supérieures.
Si l’on transpose ce modèle à l’Eglise, on voit que la durée de formation initiale - encore devrait-on s’assurer qu’il s’agit bien d’une formation ! - est comparable : 6 à 7 ans. Mais après, il n’y a plus rien. Or, être évêque est une responsabilité très lourde : l’évêque est la figure centrale de l’Eglise ; il lui revient d’assumer la direction de son presbyterium et d’être le garant de la qualité de la vie liturgique et sacramentelle dans son diocèse ; il doit enseigner son troupeau, etc. Il devrait y avoir au moins un stage de remise à niveau de quelques mois (en liturgie, en théologie, en ecclésiologie, en patrologie...) pour les prêtres désignés pour l’épiscopat, histoire de leur rappeler leurs devoirs, leurs obligations et leur donner un supplément de formation qui leur évitera de raconter ces énormités qui ne font qu’accroître la confusion dans l’Eglise.
Evidemment, il faudrait que le contenu de cet enseignement, tout comme celui des séminaires, soit « traditionnel » au bon sens du terme, et que les candidats ne soient pas, déjà pas à la base, des médiocres dépourvus de caractère et de « sensus ecclesiae ».

* * * * Vendredi, 19 octobre 2018. SUITE DE L'ARTICLE SUR LES CHANTS DE LA MESSE.

L’ORDINAIRE

L’ « ordinaire » de la messe est constitué des textes qu’on retrouve à chaque messe et qui ne varient jamais. Ce sont :
- le « Kyrie »
- le « Gloria »
- le « Credo »
- le « Sanctus »
- l’ « Agnus Dei ».
(Pour écouter un ordinaire complet,
cliquer ici)
Ouvrons ici une rapide parenthèse pour rappeler qu’il n’est jamais permis de modifier ces textes ou de les remplacer par des chants ou des refrains, comme cela se fait malheureusement dans un grand nombre de paroisses. Fermons la parenthèse.
Ces pièces de l’ « ordinaire » sont faites pour être chantées par l’assistance selon des mélodies variables d’une grande richesse.
Le « Kyrie » comporte trois parties (Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison) qui peuvent être reprises chacune deux fois, une fois par la chorale et une fois par l’assemblée, ou trois fois en alternant chorale/assemblée.
Le « Gloria » ne doit jamais comporter de refrain. Ce point avait été rappelé par le cardinal Lustiger, alors archevêque de Paris, qui avait souligné que ce chant a la structure d’une hymne et non d’un cantique.
Le « Credo » chanté est celui dit « de Nicée-Constantinople ». Il est l’expression de notre foi telle qu’elle a été formulée à la suite des deux premiers Conciles œcuméniques, en 325 et en 381. Dans les paroisses, on connaît habituellement deux mélodies du « Credo » : la I, la plus ancienne et
la III, plus récente.

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Le « Sanctus », qu’il faut considérer comme le chant de la liturgie céleste mentionnée dans l'Apocalypse (Ap 4, 8) a une double origine. La première partie vient du Livre d’Isaïe (Es 6, 3), lorsque le prophète entend les séraphins le chanter devant le « Seigneur Sabaoth », c’est-à-dire Seigneur des troupes célestes chargées de gouverner l’univers sous les ordre de Yahvé. La seconde partie est une reprise de l’acclamation des Hébreux accueillant Jésus à son arrivée à Jérusalem pour célébrer la Pâque juive (Mt 21, 9). Le « Sanctus » se trouve dans toutes les liturgies tant orientales qu’occidentales. Il a été introduit dans la messe dès le IIe siècle et sa forme n’a jamais changé depuis.
Dans la forme ancienne de la liturgie romaine (dite aujourd’hui « forme extraordinaire »), il était courant de ne faire chanter deux parties du « Sanctus » - « Pleni sunt caeli et terra gloria tua » et « benedictus qui venit in nomine Domini » - que par les choristes, l’assemblée reprenant simplement l’acclamation « Hosanna in excelsis ». Cette façon de faire n’a plus cours dans la liturgie actuelle où toute l’assemblée est invitée à chanter avec les créatures célestes. De même, il arrivait autrefois que la seconde partie du « Sanctus », le « Benedictus », soit chantée après la consécration. Cette façon de faire perdre au chant son unité constitutive ne saurait être justifiée.
L’ « Agnus Dei » est traditionnellement chanté trois fois : les deux premières fois, l’invocation se termine par « miserere nobis » et la troisième fois par « dona nobis pacem ». Là encore, il n’est pas possible de remplacer les paroles de l’ « Agnus Dei » - quelle que soit la langue employée au cours de la célébration - par d’autres paroles niaiseuses du genre « la paix ce sera toi, ce sera moi... ». La liturgie, redisons-le pour ceux qui auraient tendance à l’oublier, obéit à des règles objectives en lien direct avec l’objectivité de la foi catholique. Rien de plus, rien de moins.
Soulignons pour finir que l’invocation « Agnus Dei » accompagne la fraction du pain et peut donc être répétée autant de fois qu’il est nécessaire jusqu’à ce que le rite soit achevé (Cf. Présentation générale du Missel romain, n. 83).

Les chants des différentes pièces citées ici ont été regroupés dans ce qu’on appelle des « ordinaires » qui portent un numéro et qui, traditionnellement, correspondent à un temps liturgique ou à une fête particulière. Par exemple, l’ « ordinaire I » est utilisé durant le temps pascal (écouter le
Gloria ici et l’Agnus Dei ici) ; l’ « ordinaire XVII se chante durant les temps de l’Avent et du Carême » ; l’ « ordinaire XI » est réservé aux dimanches du temps ordinaire (écouter le Kyrie ici) ; l’ « ordinaire IX » est chanté aux fêtes de la Vierge Marie (écouter le Kyrie ici) ; l’ « ordinaire VIII », demeuré le plus populaire, est habituellement chanté aux fêtes qui rassemblent un grand nombre de participants... etc.
Chaque « ordinaire » est constitué de mélodies spécifiques qui donnent une ambiance particulière - et reconnaissable - à telle messe, à telle fête, à telle période de l’année. C’est là une richesse qui n’existe pas en dehors du répertoire grégorien. Ne pas l’utiliser c’est, une fois de plus, appauvrir considérablement nos célébrations liturgiques et priver les fidèles de ce que l’Eglise entend leur offrir.

A suivre.

* * * * Vendredi, 19 octobre 2018. En travaillant dans les catacombes romaines de Saint Thècle, situées à un kilomètre et demi de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, où est enterré saint Paul, des archéologues ont découvert des peintures représentant les apôtres Pierre, Paul, André et Jean. Ces images auraient été réalisées au IVe siècle à la demande d’une femme appartenant à la noblesse romaine.
La découverte de la plus ancienne représentation connue des apôtres a été rendue possible grâce à l’utilisation d’une nouvelle technologie : un laser capable d’enlever les dépôts de carbonate de calcium sans endommager les peintures qui se trouvent dessous.
Selon les archéologues, cette découverte est la preuve que la dévotion envers les apôtres a commencé dès les débuts du christianisme.

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Ss. Jean, Pierre, Paul et André

* * * * Vendredi, 19 octobre 2018. La plupart des messes paroissiales sont devenues le reflet d’une religiosité frelatée où s’exprime, comme dans les communautés évangélistes, un sentimentalisme entretenu par les chants, par les rondes autour de l’autel, par les gamins qui viennent coller des petits cœurs sur un panneau, par des « dadames » qui souhaitent la bienvenue aux fidèles... Bref, par tout ce qui entend donner aux célébrations un aspect convivial conduisant à éliminer tout ce qui se rapporte au sacrifice du Christ.
Cette religiosité frelaté qui s’appuie sur des messes « faites pour plaire aux gens » - et donc soumises à toutes sortes de variations sans le moindre rapport avec la doctrine de l’Eglise - fait insensiblement glisser les fidèles dans une foi s’appuyant sur une doctrine relative qui n’est que l’antichambre de l’indifférence menant à l’athéisme.
Dans ce contexte d’apathie spirituelle, nombre de prêtres en sont réduit à « manager » les fidèles de moins en moins nombreux pour simplement les inciter à exprimer une joie artificielle sans aucun rapport avec l’Eucharistie : « Peuple de Dieu, marche joyeux », chantait une poignée de septuagénaires au cours d’une d’une messes dominicale célébrée dans un village du centre de la France. Pitoyable et ridicule !
Autrefois, des fidèles se disaient « croyants mais non pratiquants » ; aujourd’hui, il n’est pas rare des trouver des fidèles « pratiquants mais non croyants ». En réalité, des fidèles qui ne savent plus rien de la foi catholique, de ce qu’est la messe. Ce sont - disait un prêtre - des bigots d’un genre nouveau.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce peu d’intérêt porté à la foi catholique qui se conjugue avec une indifférence à la signification profonde de la liturgie, n’est pas neutre : il ne conduit pas à une totale indifférence mais pousse le fidèle catholique a devenir esclave de lui-même et de ses propres passions.
Le fidèle devient peu à peu incapable de s’ouvrir à la transcendance de Dieu, à un véritable dépassement de lui-même. Il en arrive alors à transformer sa conscience en mécanique qu’il met au seul service du social, de projets humain certes généreux mais qui lui font oublier que l’homme ne vit pas que de pain.
Cette façon actuelle de concevoir le rôle du christianisme à partir de célébrations liturgiques frelatées est le moteur d’une mentalité de type protestant : se retrouve à présent chez de très nombreux catholiques - laïcs, prêtres, théologiens - devenus incapables de comprendre que l’Eglise n’enseigne pas des opinions adaptables aux goûts de l’époque, mais la Vérité objective telle qu’elle a été reçue du Christ.
Nombre de fidèles qui se disent catholiques sont désormais à la remorque d’un athéisme rampant qui explique leur goût pour des messes jamais conformes à ce que doit être la liturgie : en constantes modifications et sans cesse recréées partir des seuls sentiments des fidèles, ces messes truffées d’éléments étrangers à la liturgie de l’Eglise conviennent parfaitement à des pratiquants devenus incapables de comprendre qu’à la racine d’une célébration eucharistique catholique se trouve la contemplation et non l’activisme d’une poignée de laïcs engagés ou d’un célébrant qui bouge et parle sans arrêt comme pour se rendre intéressant aux yeux de son fan-club paroissial.
Le Concile nous rappelle clairement qu’ « il appartient en propre à [la liturgie] d’être à la fois humaine et divine, visible et riche de réalités invisibles, fervente dans l’action et adonnée à la contemplation, présente dans le monde et cependant en chemin. Mais de telle sorte qu’en elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin ; ce qui est visible à l’invisible ; ce qui relève de l’action à la contemplation ; et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons. » (Sacrosanctum Concilium, n.2)
Qui se soucie, en allant aujourd'hui à la messe, de pouvoir participer à une liturgie ordonnée et soumise au divin pour mener à la contemplation ?

* * * * Vendredi, 19 octobre 2018. Quelqu’un aurait-il l’obligeance de rappeler au pape François que la croix qu’il porte est un appel du pied (si l’on peut dire) aux mouvements gays et lesbiens et que l’Eglise n’a vraiment pas besoin, surtout actuellement, de ce genre de message ?

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* * * * Vendredi, 19 octobre 2018. L’Eglise doit « proposer courageusement l’idéal chrétien qui correspond à la doctrine morale catholique et ne pas l’édulcorer, cacher la vérité pour attirer les jeunes au sein de l’Eglise », a déclaré, à l’occasion du Synode, le cardinal Robert Sarah, préfet pour le Culte divin.
Au milieu de tant de discours postmodernes, surchargés de psychologie, de sociologie et de termes vagues, la voix du cardinal africain Robert Sarah sonne comme un appel à la raison et un signal d’alarme comme l’a dit l’archevêque de Philadelphie Mgr Charles Chaput quand il a averti que l’Eglise ne peut et ne doit pas reconnaître l’existence des « catholiques LGBT », « car nos tentations ne sauraient devenir une identité ».
Le cardinal Sarah a rappelé que, dans la préparation de ce synode, ce sont les jeunes eux-mêmes réunis à Rome et présents dans les discussions en ligne du monde entier qui ont demandé à l’Eglise de clarifier la présentation de sa doctrine sur « quelques questions qui les concernent maintenant particulièrement : la liberté en général et pas seulement dans les relations sexuelles, la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, l’égalité entre hommes et femmes dans l'Eglise, etc. » Mais d’autres, a noté le Cardinal, « exigent non seulement un débat ouvert et sans préjugés, mais aussi un changement radical, un véritable virage à 180 degrés de la doctrine sur ces questions. »
Et c’est ce l’Eglise ne peut pas faire puisqu’elle n’est ni « l’inventeur » de son message, ni une école philosophique ou un mouvement politique disposant de la marge nécessaire pour adapter sa ligne doctrinale à son époque. Les gens sont libres de partager la doctrine catholique, mais personne ne peut se plaindre qu’elle ne s’exprime pas clairement et précisément. Cependant, avertit le cardinal Sarah, « il peut y avoir un manque de clarté chez certains pasteurs dans l’exposition de cette doctrine », ce qui devrait conduire à un « examen de conscience profond ».
Il n'y a pas de place pour la « vente », est venue dire encore le cardinal Sara, rappelant la scène évangélique du jeune homme riche à qui Jésus a proposé de disposer de sa fortune et de le suivre : « Jésus n’a pas abaissé les exigences et par conséquent l’Eglise n’a pas à le faire non plus. »
Au contraire, les jeunes sont le secteur de la population le plus réceptif à l’idéal et aux grands idéaux. « Sous-estimer l’idéalisme sain de la jeunesse, a dit le préfet de la Congrégation pour le Culte divin, n’est pas seulement une grave erreur, mais aussi un manque de respect pour eux, sans parler du fait que cela ferme la porte à un véritable processus de croissance, de maturation et de sainteté. »
Et d’ajouter : « Au contraire, lorsque l’idéalisme des jeunes est respecté et promu, ils peuvent devenir la ressource la plus précieuse pour une société qui veut croître et s’améliorer. »

* * * * Jeudi, 18 octobre 2018. Quand j’étais jeune servant de messe, on m’a appris à respecter la liturgie de l’Eglise et à l’aimer.
Maintenant que j’ai bien avancé en âge, j’apprends que respecter et aimer la liturgie est le propre des fidèles hypocrites, pharisiens et un tantinet rigides.
Saint Jean-Paul II était assurément rigide, lui qui écrivait que « négliger les prescriptions liturgiques peut être interprété comme un manque d’esprit de foi. »


* * * * Jeudi, 18 octobre 2018.
Mgr Fulton Sheen fut l’un des grands prédicateurs du 20e siècle. Au cours d’une émission radiophonique du 26 janvier 1947, il avait expliqué les 12 moyens employés par l’Antéchrist - une figure du Nouveau Testament - pour éloigner le plus possible de gens de Dieu.
L’Antéchrist, avait expliqué Mgr Sheen, n’attaquera pas directement le christianisme. C’est de façon très sournoise et sans éveiller le soupçon qu’il agira. Voyons comment il s’y prendra :

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1) Il se présentera comme un grand philanthrope mettant essentiellement l’accent sur la paix dans le monde mais parlant rarement - ou uniquement de façon floue - du Dieu de Jésus-Christ.
2) Il écrira des articles livrant une nouvelle idée de Dieu : un Dieu dont l’image sera en harmonie avec le mode de vie des gens.
3) Il se montrera ouvert à toutes les religions non-chrétiennes.
4) Il abordera la question du péché qu’il réduira uniquement à des comportements qui ne sont ni généreux, ni tolérants, ni libéraux, y compris dans les domaines de la morale.
5) Il montrera que la tolérance qui conduit à ne plus faire de différence claire entre le bien et le mal est la plus grande des vertus chrétiennes.
6) Il ne condamnera pas les expériences sexuelles, quelles que soient leurs formes.
8) Il utilisera habilement le vocabulaire religieux pour détruire la religion.
9) Il présentera toujours le Christ comme étant la plus grande figure de tous les temps.
10) Il dira que sa mission est de libérer les gens de cet esclavage que constituent le pharisaïsme et l’étroitesse d’esprit.
11) Au milieu d’un amour apparent pour les hommes et d’un discours magnifique sur la création, il gardera au fond de lui le secret de la religion à laquelle il faut aboutir : celle d’une fraternité humaine sans la paternité de Dieu.
12) Il construira une contre-Eglise imitant l’Eglise véritable. Extérieurement, cette nouvelle Eglise de l’Antéchrist sera semblable en beaucoup de points à l’Eglise du Christ, à une différence près : l’homme moderne en quête de Dieu qui la fréquentera n’y trouvera que sa propre solitude de sorte qu’il y mourra de faim, la communauté qu’il y trouvera étant incapable de répondre à ses besoins spirituels.

* * * * Jeudi, 18 octobre 2018. Pour de nombreux fidèles pratiquant, la liturgie restaurée à la demande du concile Vatican II doit nécessairement être pauvre, négligée, truffée de chants parachutés d’on ne sait où, célébrée sans préparation sérieuse. Bref, cette liturgie que l’on dit « conciliaire » doit manifester une sorte d’indigence spirituelle qui empêche de se sentir aspiré vers les réalités d’En-Haut.
Ces pauvres célébrations ne sont pas imputables aux lacunes du missel de Paul VI mais à la légèreté avec laquelle certains prêtres, parfois de bonne foi, défigurent la liturgie en s’écartant du rite codifié par l’Eglise. Ce n’est donc pas parce que des abus existent et, devrait-on dire, sont généralisés, que la restauration de la liturgie romaine voulue par le Concile est mauvaise.
Devant ces messes indigentes qu’on attribue abusivement au missel actuel, trois attitudes sont possibles :
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1. Accepter de subir des célébrations rudimentaires (voir photo ci-contre) avec le risque de finir par s’habituer aux liturgies déficientes qui sont le lot d’une majorité de paroisses ;
2. Se replier sur la forme « extraordinaire » de la Liturgie célébrée avec le missel de 1962 avec le risque de se réfugier dans un milieu refermé sur lui-même ;
3. Dénoncer à temps et à contre-temps les abus liturgiques et œuvrer à la formation liturgique des fidèles, prêtres et laïcs.
Selon ses statuts officiels, Pro Liturgia pense que la troisième solution est la seule qui vaille : mettre en œuvre le Missel romain, tel qu’il nous est donné aujourd’hui par l’autorité légitime, en veillant à ce qu’il donne lieu à des célébrations dignes, sans bricolages, ajouts ou suppressions. C’est un chemin exigeant mais la crédibilité de la liturgie comme célébration et transmission de la foi de l’Eglise est à ce prix.

* * * * Jeudi, 18 octobre 2018. « Mon âme, bénis Yahweh. Et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! » (Ps. 103, 1)
Une des composantes de la spiritualité chrétienne se trouve dans l’insistance avec laquelle l’Eglise parle de la « beauté objective », c’est-à-dire de cette valeur en lien étroit avec les concepts de bien et de vérité : le bien, le beau et le vrai vont ensemble, doivent aller ensemble.
Dans son Motu proprio « Tra le sollecitudini », de 1903, le pape S. Pie X avait souligné que l’une des marques de la musique pouvant trouver sa place dans la liturgie était la beauté. L’expression latine employée par le pape pour expliquer ce qu’il fallait entendre par « beauté » était « bonitatum formarum » qu’on traduit généralement par l’ « excellence des formes ». Cette expression, qu’il faut comprendre à la lumière de la scholastique classique, signifie qu’il existe une beauté objective : la musique et le chant liturgiques traduisent cette beauté par le fait qu’ils s’unissent aux différentes composantes de la liturgie pour en exprimer sa sainteté constitutive que S. Jean-Paul II désigne par le terme de « sacrum » dans sa Lettre « Dominicae Cenae ».
D’où vient la beauté objective de la liturgie ? La réponse semble couler de source : elle a ses racines dans la « sacralité » du culte chrétien. Apparaît alors une autre question : qu’est-ce qui fait que quelque chose est « sacrée » ?
Dans la Bible, les mots employés pour signifier ce qui est sacré ou saint - « qodesh » en hébreu, « hagios » en grec - ont en commun de désigner ce qui est « mis à part », ce qui est « réservé » pour une fin particulière. Dans le livre du Deutéronome, on voit que le peuple d’Israel a été choisi par Dieu et « mis à part » afin d’être pour Lui un peuple qui lui appartienne en propre. Le peuple d’Israel devient un peuple saint dès lors qu’il a bénéficié d’une relation privilégiée avec Dieu : une relation intime et plus immédiate que celles que peuvent connaître les sociétés païennes. Mis à part, Israel accepte d’obéir à une loi qui n’a pas été élaborée par des hommes mais a été révélée par Dieu Lui-même. En conséquence, le peuple d’Israël se distingue des autres peuples de la terre par le fait qu’il a été « mis à part » afin de participer au projet divin. C’est en ce sens qu’il peut être qualifié d’ « élu », de « saint », de « sacré ».
Dans le Nouveau Testament, les disciples du Christ sont souvent qualifiés d’ « élus », ce qui signifie bien que, tout comme le peuple d’Israël, il ont été « choisis par Dieu ». S’ils répondent librement à Dieu et lui donnent leur assentiment, c’est uniquement parce que préalablement, ils ont été appelés par Dieu à la sainteté. Ainsi, l’Ecriture Sainte nous enseigne-t-elle que la notion de « mise à part » et la notion de « sainteté » sont étroitement liées entre elles.
Des lieux, des objets, des évènements peuvent aussi être qualifiés de « saints ». On parle aussi de la « Sainte Liturgie ». S’il est vrai que nous entretenons une relation avec Dieu à l’aide de tous les aspects de notre existence, il est vrai aussi que Dieu, en tant que Créateur, maintient l’existence de toute chose créée pour l’orienter vers l’accomplissement de son plan. Par conséquent, si dans notre quotidien nous oublions le plan divin et nous ne veillons pas à tout orienter pour la gloire de Dieu et en fonction de notre désir de sanctification et de notre salut, le démon, lui, ne perdra aucune occasion pour détourner le sacré de son but véritable et en faire une pierre d’achoppement, un « scandale », c’est-à-dire un piège un obstacle.
Nous avons donc, en tant que membres du peuple élu, le devoir de rendre honneur et gloire à Dieu, de donner à Dieu ce qui lui est dû (Cf. prières de l’offertoire). Le faire constitue la vertu de la religion fondée la vertu de justice (cf. Préfaces : « Il est juste et bon... »).
La vertu de religion implique que le devoir de rendre à Dieu ce qui Lui est dû se fasse dans un lieu, à un moment et d’une manière qui soient considérés comme « séparés », comme radicalement supérieur et plus saint que ce que nous voyons et faisons au jour le jour dans notre vie.
Le sacré doit clairement apparaître comme un « repère immobile » autour duquel nous organisons nos vies : il nous ouvre à la transcendance, à l’éternité en Dieu. Si nous évacuons le sacré de nos vies et de nos célébrations liturgiques, alors nous aurons inévitablement tendance à sacraliser ce qui nous paraît plus important que Dieu : la nation, la politique, le Duce ou le Führer, l’argent, le sport, notre statut social... Nous deviendrons les esclaves du futile, de l’immédiat, de l’hédonisme.
Dans la foulée immédiate du concile Vatican II, il y a eu une tentative de vulgarisation - de désacralisation - de la liturgie afin, disait-on, de rendre les messes plus accessibles et intelligibles au peuple. Aujourd’hui, avec le recul, nous observons que toutes ces tentatives ont échoué et ont abouti à la perte du sens du sacré et de la transcendance au cours des célébrations liturgiques paroissiales. Au final, les spécialistes de la « pastorale liturgique » ont obtenu l’exact contraire de ce qu’ils entendaient faire : la vulgarisation de la liturgie par le biais d’un remplacement des marques du sacré par de l’activisme et du bruit aura fini par dissuader les fidèles d’aller à la messe, de fréquenter les églises.
La façon de (mal)traiter la liturgie depuis Vatican II a abouti partout à des échecs : on le remarque partout où l’on s’emploie à mettre en oeuvre des liturgies paroissiales d’où est absent le sens de cette transcendance que traduisent la dignité et la beauté conduisant au
silence de contemplation et au recueillement.

* * * * Jeudi, 18 octobre 2018.
A voir à quoi ressemble la croix des prochaines JMJ de Panama, il est devenu évident que le catholicisme est devenu la première religion du monde où il est de bon ton d’aimer ce qui est particulièrement moche et ridicule.

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* * * * Mercredi, 17 octobre 2018. Malgré un accord passé le 22 septembre entre le gouvernement de Pékin et le Saint-Siège, les persécutions contre les catholiques se poursuivent en Chine. A Lingkun, dans le district de Yongqiang, la croix qui se trouvait sur le clocher de l’église catholique a été jetée à bas tandis que le mur d’enceinte construit devant le sanctuaire a été démoli. Il faut préciser que la paroisse de Yongqiang fait partie du diocèse de Wenzhou dont l’évêque, Mgr Peter Shao Zhumin, est reconnu par le Saint-Siège mais pas par le gouvernement.
Quant au diocèse de Zhumadian qui compte de très nombreux chrétiens tant catholiques que protestants, il a simplement été supprimé par les autorités locales.
Désormais, ni les fidèles ni les évêques ne savent plus qui suivre ni dans quelle direction aller pour pouvoir célébrer la foi reçue des Apôtres sans risquer d’être persécutés.

* * * * Mercredi, 17 octobre 2018. Certains prêtres célèbrent la liturgie en prenant des libertés au motif que le Missel romain actuel ne détaille pas toujours la façon de faire tel geste ou tel mouvement. Est-ce à dire que chaque célébrant est libre de faire comme il veut ?
Pour répondre à cette question, il faut bien voir que la liturgie est par excellence le domaine de la tradition : les mots « tradition » et « traditionnel » apparaissent, en effet, près de 25 fois dans la Constitution conciliaire « Sacrosanctum Concilium » et plus de 30 fois dans la « Présentation générale du Missel Romain ».
On comprend donc aisément qu’il puisse y avoir des gestes qui font partie de la liturgie de manière « traditionnelle » et qui, précisément pour cette raison sont supposés connus et ne sont pas détaillés dans les livres officiels donnés par l’Eglise. Rien de plus normal après tout : le christianisme n’étant pas une « religion du livre » à proprement parler, il n’y a aucune raison que les chrétiens soient conduits à pratiquer une « liturgie du livre » stricto sensu.
Cependant, les raisons de l’absence de précision à propos de certains gestes sont clairement expliquées dans la « Présentation du Missel Romain ». Au n°42, on lit : « Les gestes et les attitudes du corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. » On voit ici que si l’Eglise se refuse à codifier strictement les « gestes » et les « attitudes », c’est parce qu’elle compte sur le bon goût et le bon sens qu’elle est en droit d’attendre de la part des fidèles, et plus spécialement encore des célébrants.
Dans le paragraphe qui suit immédiatement ces lignes, le Missel romain poursuit : « On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu’au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu’à ses goûts personnels et à son propre jugement. »
Autrement dit, c’est non seulement parce qu’il faut s’appliquer à cultiver le « bon goût » et le « bon sens » en liturgie qu’il faut être « attentif aux normes » données par le Missel romain... mais aussi - surtout ! - parce qu’il faut s’attacher à respecter la « pratique reçue » du rite romain. Les « normes » et la « pratique reçue », poursuit le texte de la « Présentation Générale du Missel Romain », favorisent des attitudes communes qui « sont un signe de l’unité des membres de la communauté chrétienne rassemblée dans la sainte Liturgie [et qui] expriment et développent tant l’esprit que la sensibilité des participants. »
Est aussi énoncé le principe liturgique selon lequel ces « normes » et la « pratique reçue » peuvent être « adaptées » lorsque - et seulement lorsque - par la force des choses, il devient impossible de les respecter telles quelles. Mais en liturgie, « adapter », rappelons-le, ne consiste ni oublier, ni démolir, ni abroger, ni prendre des libertés, mais « mettre en accord », « s’efforcer de parvenir à... »
Il est donc évident que pour réaliser la liturgie dans un respect réfléchi de ce que l’Eglise demande de faire, il est nécessaire d’assujettir les célébrations à un contexte de continuité et non de rupture, comme l’a rappelé Benoît XVI dans le Motu Proprio « Summorum pontificum ». Le Missel romain actuel (dit « de Paul VI »), pas davantage que le Missel romain ancien (dit « de S. Pie V »), ne peut être considéré comme une création à partir de rien, même si ces deux missels portent chacun une date indiquant à partir de quand ils entrent officiellement en service. Les deux ouvrages sont à ancrer dans le développement harmonieux de la liturgie, développement qui exprime la continuité à travers les siècles du rite romain, comme expression de la foi de l’Eglise et comme outil de transmission de cette même foi.
Nous sommes donc bien là, particulièrement depuis le concile Vatican II, dans une nouvelle approche de la liturgie et, plus encore, dans une nouvelle « conscience liturgique » qui induit et impose une redécouverte du rapport que les fidèles - et particulièrement les prêtres - doivent entretenir avec les rites reçus de l’Eglise. Ce rapport doit nécessairement engager cet « art de célébrer » dont parle l’Exhortation post Synodale « Sacramentum Caritatis » du 22 février 2007 : « L’ars celebrandi doit favoriser le sens du sacré et l’utilisation des formes extérieures qui éduquent à un tel sens, comme par exemple l’harmonie du rite, des vêtements liturgiques, de l’ameublement et du lieu sacré. (...) La simplicité des gestes et la sobriété des signes, effectués dans l’ordre et dans les moments prévus, communiquent et impliquent plus que le caractère artificiel d’ajouts inopportuns. L’attention et l’obéissance à la structure propre du rite, tout en exprimant la reconnaissance du caractère de don de l’Eucharistie, manifestent la volonté du ministre d’accueillir, avec une docile gratitude, ce don ineffable. »
Il est donc évident que tout ce qui se fait au cours d’une célébration est à situer dans la tradition du rite romain, laquelle impose que « les pasteurs soient profondément imprégnés de l’esprit et de la vertu de la liturgie » (Cf. Sacrosanctum Concilium, n.14).

* * * * Mercredi, 17 octobre 2018. Témoignage d’un prêtre américain au sujet du chant grégorien :
« A force de réfléchir à la musique d’Eglise, j’ai fini par me poser des questions au sujet des psaumes. Je me suis demandé comment ils avaient été chantés autrefois. Car une chose est certaines : les 150 psaumes ont été composés pour être chantés ; et ils étaient chantés par les Juifs. J’ai eu alors l’idée de téléphoner à un ami rabbin qui enseigne l’hébreu à San Francisco pour lui demander si, dans sa synagogue, on chantait les psaumes. Il me répondit : « Non. On les récite simplement. » Je l’interrogeais de nouveau : « Savez-vous comment les psaumes étaient chantés à l’époque de l’Ancien Testament puis ensuite au temps de Jésus et des Apôtres ? » Nouvelle réponse de sa part : « Non, je ne sais pas. Mais pourquoi ne poseriez-vous pas cette question à un groupe de chercheurs de New-York qui travaillent sur la musique hébraïque en vue de la faire mieux connaître ? » Je téléphonais et posais ma question. J’obtins une nouvelle réponse : « Nous ne savons pas. Mais interrogez le 1-800-judaism. »
Je posais une fois encore ma question au Centre des Traditions juives. Même réponse : « Nous ne savons pas. Mais interrogez donc tel professeur de musique de Manhattan. Lui saura sûrement vous répondre. » J’appelais donc ce professeur de musique. Il s’agissait d’un rabbin d’une grande amabilité. Nous eûmes une longue conversation au terme de laquelle il me dit : « Finalement, pour répondre à votre question, mon Père, je dois vous dire que la façon de chanter les psaumes au temps de Jésus et des Apôtres était très proche de ce que vous entendez dans votre chant grégorien. Votre grégorien a ses racines dans notre chant juif. »
J’étais stupéfié. J’appelais le professeur William Mart, un ami qui enseigne la musique à l’université de Stanford et je lui posais la question « Bill, est-ce que c’est vrai ce qu’on m’a dit ? » Il me répondit : « Oui, les tons de la psalmodie grégorienne ont leur origine dans l’ancienne psalmodie juive. »
Souvenons-nous donc, nous, catholiques, que quand nous chantons du grégorien à la messe, c’est comme si nous nous unissions à la prière de Jésus et de Marie. Ils ont chanté des psaumes sur des tons qui rappellent ceux que
nous entendons dans le chant grégorien. »

* * * * Mardi, 16 octobre 2018. Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, s'est recueilli sur la tombe de Saint Paul VI.

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* * * * Mardi, 16 octobre 2018. Les louanges adressée par le pape François au cardinal Wuerl ne passent pas du tout aux Etats-Unis. C’est ce que révèle le site allemand Kathnet - félicité par des responsables du Vatican pour l'objectivité de ses informations - qui reprend les informations de plusieurs quotidiens états-uniens.

* * * * Mardi, 16 octobre 2018. Le jeune théologien Joseph Ratzinger nous avait mis en garde dès 1966 : le progressisme triomphant engendrera l’intégrisme. Il voyait juste : en oubliant la croix du Christ et en ne mettant l’accent que sur le fait qu’ « on ira tous au paradis », comme chantait Polnareff, le catholicisme moderniste qui se voulait source de progrès dans l’Eglise s’est confondu avec un christianisme mondain qui pensait qu’en plaisant au monde on parviendrait à le convertir. C’est ce christianisme mondain à coloration progressiste, tel qu’il s’est manifesté dans les paroisses, qui a engendré l’intégrisme.
Aujourd’hui nous devons absolument éviter de nous laisser influencer tant par le christianisme mondain que par le christianisme intégriste. Les deux sont des impasses ; les deux sont les faces opposées d’une même médaille.
Après Vatican II le « modernisme » s’est peu à peu transformé en un « progressisme » qui a pu fasciner de nombreux clercs et de nombreux fidèles laïcs. Il fallait faire du neuf, de l’inédit ; il fallait changer le catéchisme et la liturgie. Ce fut l’œuvre de prêtres amateurs d’une désacralisation quasi généralisée et qui prenaient comme critère le « neuf » et non plus le « vrai ».
Pour échapper à leurs erreurs, il nous faut demeurer dans l’interprétation de Vatican II donnée par Saint Paul VI, par Saint Jean-Paul II et par Benoît XVI : une interprétation basée sur l’herméneutique de la continuité explicitée dans les grandes encycliques et exhortations qui nous conduisent sur les chemins du vrai concile Vatican II et non sur dans les impasses de l’ « esprit du Concile » que certains entendent opposer à sa lettre.
Benoît XVI a souligné que la tendance progressiste ne permettait pas de saisir le principe de la « continuité » de la Tradition tandis que la tendance intégriste ne comprenait pas le mystère de la Tradition vivante et non figée dans un forme prise à un seul moment de l’Histoire. Evitons de nous laisser prendre au piège de ces deux impasses et profitons de la canonisation de Paul VI pour relire les grands textes de Vatican II et demander leur application, principalement pour ce qui touche à la liturgie « sommet et source de la vie de l’Eglise ».

* * * * Lundi, 15 octobre 2018. Dans le sillage de la canonisation de Paul VI, le pape de Vatican II, reprenons un texte de Gérard Soulages, fondateur du groupe « Fidélité et Ouverture », qui date de 1979 mais demeure d'actualité :
« Certains ont voulu transformer l’Eglise et pour cela changer la foi. Des équipes dans l’Eglise et hors de l’Eglise, ont travaillé méthodiquement à déstructurer le catholicisme : déstructuration du dogme, déstructuration de la morale, déstructuration de la discipline, du Droit canon et de la liturgie... En psychiatrie, on sait fort bien à quoi aboutit une déstructuration méthodique : d’abord à un retour à l’adolescence, puis à des névroses, parfois à de graves psychoses. Telle est bien la situation actuelle d’une partie de l’univers catholique : un retour à l’adolescence et aux rêves, avec des névroses individuelles et collectives, parfois même avec des psychoses très réelles. Trop de prêtres ne sont plus adultes. Certes, ils sont généreux, mais ils ne mesurent plus les conséquences de leur choix. Ils sont sincères, mais inconscients des catastrophes qu’ils préparent et du mal qu’ils font aux chrétiens (...). Il serait certainement difficile d’énumérer toutes les causes de cette crise. [L’une d'elles est] une mauvaise interprétation de Vatican II. Vatican II est un concile pastoral qui veut rajeunir l'Eglise en l’adaptant plus exactement au monde moderne. Il y avait deux manières de l’interpréter :
1. On pouvait situer Vatican II dans la série des Conciles passés et à venir... donc l’éclairer par la foi globale de l’Eglise, dans une dialectique vivante : Vatican II apportant des lumières et la tradition chrétienne découvrant au Concile toute sa signification grâce à l’Ecriture, grâce aux Pères et aux diverses théologies, grâce aux définitions dogmatiques, grâce à la vie même de l’Esprit visiblement présent dans l’Eglise chez les saints. (...) C’était la voie qu'il fallait suivre.
2. On pouvait aussi faire de Vatican II un point de rupture, le signe d’une mutation absolue et l’interpréter en fonction d’un Vatican III mythique ou d’un futur Concile de Jérusalem. C’est, hélas, ce qu’ont fait certains, n’hésitant pas à rejeter vingt siècles de christianisme et à proposer une nouvelle forme de vie chrétienne, toute différente de l’ancienne. Cela est inacceptable : en rendant incohérente la logique intérieure de la foi, c’est la foi elle-même qu’on détruit. »


* * * * Lundi, 15 octobre 2018.
Ce 14 octobre a eu lieu, place Saint-Pierre au Vatican, la cérémonie de canonisations de plusieurs bienheureux. Avant que ne commence la messe célébrée par le pape François, les fidèles présents étaient invités à prier en latin le chapelet puis à chanter le « Sub tuum praesidium » et à dire la prière à Saint Michel archange. Mais que voyait-on grâce aux caméras de la télévision qui balayaient la place ? Des fidèles surtout préoccupé d’agiter des drapeaux et de prendre des photos avec leurs smartphones ou encore de faire des signes dès qu’ils se savaient pris par une caméra, des fidèles agités, bavards. Devant eux, sur des chaises disposées à proximité de l’autel, des évêques mitrés incapables de demeurer tranquilles, tous regardant sans arrêt à droite et à gauche avec parfois l’air de se demander ce qu’ils faisaient là, beaucoup jouant avec le livret de la célébration qu’ils semblaient découvrir, l’un de grattant le nez, un autre sortant son smartphone... Parmi tous ces fidèles, très peu semblaient prendre part à la prière du chapelet ; et au moment du « Sub tuum », beaucoup d’évêques sont restés muets, comme s’ils ne savaient pas chanter cette antienne mariale.

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Oui, il y a un bien gros problème dans notre Eglise : les comportements des fidèles en disent long sur l’état de la vie intérieure. Il semble y avoir une incapacité profonde à se concentrer, à entrer dans la célébration, à prier dans le calme, à adopter une forme d’immobilité, sans rigidité, mais attentive et contemplative.
Aujourd’hui, la plupart des fidèles en semblent incapables : ils faut qu'ils s’agitent dans tous les sens, qu’ils regardent à côté, derrière, qu’ils fouillent dans leur sac pour chercher on ne sait quoi... Ces comportements s’observent dans les célébrations informes habituelles - ce qui, dans le fond est logique - mais, hélas, aussi dans les « bonnes célébrations » auxquelles prennent occasionnellement part des fidèles plutôt « classiques ». Il s’agit là d’un problème de fond liée à la profonde crise anthropologique qui touche l’homme moderne. Le pire, c’est quand au cours d’une célébration les fidèles ne peuvent s’empêcher de sortir leur smartphone pour filmer telle ou telle scène. A Rome, lors des célébrations papales, cela devient une habitude systématique et maladive ; à tel point que même le pape François avait dû faire une remarque à ce sujet lors d'une audience générale. Ce besoin de mettre systématiquement un écran entre soi et le réel est un élément qui démontre, une fois de plus, que l’homme moderne est profondément malade, spirituellement dégénéré. Et quand on voit que même des prêtres et des évêques agissent de même... on ne s’étonne pas qu’ils soient incapables, lorsqu'ils célèbrent ou lorsqu'ils prêchent, de montrer d’eux autre chose qu’une consternante médiocrité venant s’ajouter à des comportements proches de cette hyperactivisme que les enseignants observent de plus en plus chez les élèves.
Quand on compare ce qu’on observe dans nos messes catholiques avec ce qu’on voit au cours des longues liturgies orthodoxes, on mesure l’écart qu’il peut y avoir entre une Eglise effondrée de l’intérieur par manque de spiritualité et une Eglise qui, sans être parfaite - et de loin puisqu’elle connaît elle aussi de graves problèmes d’unité - ne connaît pas de crise liturgique. Pendant la divine Liturgie, les fidèles semblent immergés dans la célébration, comme aspirés de l’intérieur par ce qui se passe derrière les portes de l’iconostase. Leur attitude est toujours digne, respectueuse, et en même temps profondément libre et naturelle. A contrario, chez nous, on a soit des attitudes figées, raides et compassées dans certaines messes « extraordinaires », soit une sorte de molle indifférence et d’avachissement dans les messes « ordinaires ». Si ces gens qu’on voit dans nos paroisses lors des messes étaient en train d’assister au spectacle de fin d’année de l’école de leur enfant, leurs comportements ne serait pas différents.

* * * * Lundi, 15 octobre 2018. Au cours de ses expériences, le psychologue allemand Wolfgang Köhler (1887-1967) avait découvert que le chimpanzé Sultan, après plusieurs essais infructueux pour résoudre un problème, semblait subitement capable d’inventer un instrument lui permettant de trouver une solution ponctuelle, mais totalement incapable de transmettre quelque chose de sa découverte dans le futur. Le philosophe Alexander Rüstow en vint alors à formuler le principe suivant : « Ce qui manque en réalité aux animaux par opposition à l’homme, c’est à proprement parler non pas l’esprit mais la tradition : la tradition comme capacité de transmettre ce qui a été produit par l’esprit et, le conservant de génération en génération, de l’accroître et de l’enrichir. »
Ainsi, les animaux sont incapables de transformer une découverte en tradition et donc, sont incapables d’entrer dans un rapport à la réalité qui crée l’Histoire.
Actuellement, en liturgie, nous inventons beaucoup : chaque célébrant, chaque communauté, chaque paroisse, chaque équipe liturgique... invente « sa » façon de célébrer la liturgie. Mais que transmettent ces diverses façons ? Quelles traces laissent-elles ? Qu’apportent-elle de génération en génération ? Peuvent-elles s’enrichir si elles ne sont qu’éphémères ?
Depuis Vatican II, en rejetant le principe de la tradition liturgique, beaucoup ont fini par adopter sans le savoir le comportement du chimpanzé de Köhler. Nous devrions donc réfléchir davantage à ce que sont capables de transmettre de génération en génération certaines de leurs liturgies paroissiales.

* * * * Lundi, 15 octobre 2018. Au sujet des « problèmes » qui secouent actuellement l’Eglise, l’abbé Henri Vallançon, curé d’un secteur paroissial qui compte douze clochers dans le diocèse de Coutances, écrit : « (...) Ce qui me frappe dans les réactions officielles, c’est leur impuissance à s’élever au-delà du registre émotionnel et à identifier les causes du mal. La pédophilie de ces prêtres viendrait de leur « cléricalisme » et de leur « séparation », de leur prise excessive de distance vis-à-vis des autres, etc. On se rapproche le plus possible des arguments qui conviennent aux médias, pour négocier leur indulgence.
Outre que tous les cas que je connais contredisent ces explications, la question de fond me semble la suivante : comment est-il possible que la conscience d’un prêtre soit si profondément obscurcie qu’il en vienne à poser des actes aussi graves ? Depuis quelques décennies, un mouvement général de sécularisation du prêtre s’est emparé du clergé ; un climat anti-juridique et anti-doctrinal s’est développé au profit de postures soi-disant pastorales ; les signes distinctifs visibles ont été abandonnés dans l’habit et dans le comportement. Malaise autour des concepts de loi et de dogme, effacement des justes frontières dans les relations humaines… Comment, dans ces conditions, le prêtre peut-il garder vive la conscience qu’avec l’onction sacerdotale reçue au jour de son ordination, il est un être consacré, mis à part par le Christ pour être totalement dédié à Son service ? Peu à peu, tout se banalise.
Si ce qui est le plus sacré se désacralise, le plus grave devient anodin.
Depuis quelques décennies, au catéchisme, dans les séminaires diocésains, dans les homélies, se sont radicalement estompées de la formation de la conscience morale : une définition claire du péché originel, à cause duquel nul ne peut être sauvé sans la grâce de Dieu que confèrent les sacrements ; la possibilité du péché mortel, dont la conséquence est la damnation éternelle ; l’existence d’actes intrinsèquement pervers, indépendamment de l’intention de celui qui les pose ; la nécessité de l’ascèse et du sacrement de pénitence pour lutter contre le mal ; l’obéissance à la volonté de Dieu et l’acceptation de tous les sacrifices à consentir pour ne jamais la transgresser ; la place d’honneur faite à la vertu de chasteté, dans le mariage comme dans le célibat consacré ; la mise en garde vis-à-vis du monde et de ses sollicitations qui souillent la pureté de l’âme… Tant que les hommes d’Eglise ne renoueront pas avec la prédication de ces vérités évangéliques, ils se laisseront eux-mêmes corrompre par le mal qu’ils ne combattent plus et entraîneront dans leur dérive ceux auxquels ils s’adressent. (...) »

Source : « La Manche Libre », 4 octobre.

* * * * Lundi, 15 octobre 2018. On dit que la nature a horreur du vide. Mais le vide que laisse dans l’homme l’oubli du vrai Dieu est bien pire qu’un quelconque vacuum matériel, et on le comble avec n’importe quoi.
Au cours de ces dernières décennies, le paganisme connaît une forte progression partout où l’Eglise devient insignifiante. La montée du paganisme s’accompagne d’une multiplication des pratiques de sorcellerie ainsi qu’au développement de croyances irrationnelle censées guérir de tout - ou presque - et apporter ce bien-être dont sont friands ceux qui vivent dans nos sociétés déshumanisées.
Un article
à lire ici.

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